FUSIBILITÉ
?loo« ne connaissons que ces deux genres de sels auxquels pui>Je s'appliquer rigoureusement le mot /user. L'effet ré- Mifte d'une action double, et qui «'exerce simultanément : i'odW du transport rapide de l'oxygène contenu dans ces sets sur le carbone , avec lequel il se combine chimiqoeroent pour former des gaz carbonés, qui s'échappent dans l'air; 1° la fusion ou fonte du corps auquel était précé- (kmmeot uni cet oxygène : cette fusion, à cause de la température très-élevée qui se développe au point de contact et qui résulte de la combinaison chimique, est également instantanée, et une partie du charbon se troure recoorerte par la substance fondue. Le mot fusion n'est donc pa»le substantif formé du verbe fuser, qui n'en a pas en français, et pour lequel il ne serait peut-être pas déraisonnable de créer le mot fusement, afin de pouvoir exprimer s*ns équivoque des propriétés chimiques qu'il est si fréquent d'avoir à caractériser. Pkuwze père.
FUSIBILITÉ, qualité de ce qui est fusible, ou disposé a se fondre. L'état de solidité et de fluidité des corps dépendant de la quantité'de calorique qui y est appliquée, les r«rps se solidifiant par la privation du calorique, et redevenant fluides quand on leur restitue le même calorique, on en peut conclure cette loi générale : Tons les solides , [xyinu qu'on y applique une quantité de calorique suffisante et relative à leur constitution propre, peuvent être ramenés à U liquidité. C'est ce passage qui a été appelé fus ion. On estime le plus ou moins de fusibilité d'un corps par le degré de chaleur auquel il doit être amené pour tasser à l'état liquide. Peloczb père.
FUSIL, arme à feu dont l'origine est aussi incertaine que celle de la poudre à canon. Cette arme a changé
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q%ei; elle a été construite suivant divers systèmes; et maigre ses rares avantages, elle n'est parvenue au degré de perfection qu'on lui connaît qu'avec beaucoup de lenteur; encore y reste-t-U beaucoup à faire. Le premier fusil fut indubtbbiement un ca no n portatif de métal forgé ou tondu, que Ton faisait partir au moyen d'une mèche allumée qu'on tenait a la main. On conçoit qu'il était difficile de tirer juste et pmtemen t avec une telle mac lune ; c'est ce qui donna lieu à nnventiott de la batterie, dont, au reste, on avait depuis longi>mv« bit des applications analogues aux arbalètes. Les premières batteries, assez grossièrement exécutées, se composaient <Vun bassinet, d'un ressort, d'une noix, etc. Le chien, au lien de pierre, portait un bout de corde, qu'on allumait an l**una, et qui brûlait lentenwnt, comme les mèches dont on se sert pour faire partir les canons. On comprend que lorsqu'on pressait la détente, le bassinet s'ouvrait , et que le chien, - abattant, portait le bout de corde sur la poudre, etc. Les premiers fusils ou arquebuses étaient si lourds, qu'il fallait deux liotumes pour les porter.
La corde allumée avait eu outre plusieurs inconvénients : elle produisait de la fumée, et tout porte à croire que la poudre contenue dans le bassinet ne s'allumait pas toutes la mèche la touchait; ce qui fit naître l'idée ient basé sur les propriétés du briquet à pierre. Une roue d'acier trempé, de la grandeur d'une pièce de cinq francs, plus ou moins, dont le contour était rayé, frottait, en tournant, contre un caillou fixé au-dessus du basainet et en faisait Jaillir des étincelles, qui mettaient le leu à la poudre. Le mécanisme qui faisait tourner la roue était unime par un ressort qu'on remontait avec une manivelle qu'on otait et qu'on mettait a volonté. Cette arme, appelée fusil à rouet , ratait peu , mais , outre qu'elle était lourde, elle exigeait beaucoup de temps pour être
et
sa baïonnette, fut
On fit donc un grand pas de pins vers la perfection krsque, dès it%b, on arma le chien d'un caillou qui, allant frapper contre le couvercle , appelé platine du bassinet , le soolcva et en fit jaillir des étincelles. Cest de l'apphcalion du caillou (facile) que le mousquet prit te »oni de/tu*/. Lours XIV en arma tous ses soldats en 1704.