GYLLENBORG — GY
du parti dit des chapeaux ( parti Gyllenborg), en opposition au parti des bonnets ( parti du comte de Horn). La faction- des chapeaux Payant emporté, Gyllenborg devint prudent de la chancellerie ( 173»). C'est à ce moment qu'éclata la guerre si malheureusement menée contre la Russie. I,a paix douteuse qui la termina à Abo ( 1743) ayant rendu Ciylleuborg l'objet de l'animadversion générale, celui-ci réussit à donner le change a l'opinion sur son compte en sacrifiant impitoyablement plusieurs généraux, qui périrent victime* des colères du peuple, et il réussit de la sorte à se maintenir au pouvoir jusqu'à sa mort, armée en 174».
Son neveu, Gustave-Frédéric, comte »t GTLLnmono, né en 1731, mort en 1808, conseiller de chancellerie et membre de l'Académie Suédoise, s'est fait un non comme poète. On a de lui un poème héroïque : Toget ce/ver Boit (L'expédition sur les Helt), de» satires, des odes, des fables : toutes proproductions parfaitement accueillies par ses compatriotes, mais qui de nos jours sont a peu près oubliées.
G YiMIM ASE,engrec Yvpvimov, dont la racine est yuuvo<, nu. Le gymnase était un des principaux édifices publics chez les Grecs; consacré aux exercices corporels, lutte, pugilat , courses à pied, à cheval , en char, tir de l'arc et du javelot, jeu de ta paume , du disque et du ballon , il s'y tenait en même temps une école de philosophie et de belles-lettres. Eu effet, la civilisation antique, à la différence de la civilisation chrétienne, qui prêche l'oubli du corps pour exalter Paine, ne séparait pas ce que Dieu avait réuni, et croyait que la vigueur de l'esprit dépend de la santé et de la force phytique. Il n'y avait pas une ville , pas une bourgade , qui li ent son gymnase. On y formait la jeunesse à tons les arts de la paix et de la guerre ; les hommes faits y venaient également se livrer aux exercices gymniques, qu'ils aimaient avec passion; les jeunes filles même, en quelques endroits, s'y montraient à visage découvert et prenaient part aux luttes et aux jeux. De tout temps ce fut un trait saillant du caractère national que ce gont prédominant pour la gymnastique, et les Grecs lui durent peut-être une des plus belles faces de leur génie, cette incontestable supériorité dans les arts plastiques que les tempe modernes n'égaleront jamais. C'était aux gymnases que leurs grands artistes trouvaient, se produisant dans les attitudes et les poses les plus variées , des modèles aux formes superbes , des types parfaits de la plus belle race humaine , et cela seul explique leur prodigieuse entente de la musculature, eux qui ignoraient Tanatomie.
Les gymnases, on le conçoit , n'étaient j»as tous absolument semblables , la mode et le caprice y apportaient quelques changements d'une ville à une autre; mais le plan général était partout le même. Vitruve.dans son cinquième livre, nous en a laissé une description détaillée .Un gymnase se composait d'une cour oblongue- ou carrée, encadrée d'un portique donnant accès à différente* sajles , les unes destinées aux conférences des philosophes et des rhéteurs, les autres aux bains froids et chauds avec toutes leurs dépendance*, si compliquées. On pénétrait ensuite dans une sorte de préau, planté d'arbres, bordé, à droite et a gauche, d'une galerie couverte qui servait pendant l'hiver aux exercices particuliers des athlètes, et terminé par un vaste stade, réservé aux jeux publics. <La plupart de ces édifices, d'ailleurs , étaient décorés avec ce goût exquis dont les Grecs avaient le secret; leur destination multiple permettait do varier, plus que partout ailleurs, l'ornementation ; l'oeil ne rencontrait de tons cotés que statues, fresques, lier mes, autels et bas-reliefs. Olympie, Élis, Thèbcs , Sparte, Anticyre,Siiiyrne, Naples, Tarante et beaucoup d'autres villes de l'antiquité, avaient des gymnases renommés; l'Académie et le Lycée d'Athènes étalent surtout fameux. On peut encore se faire une idée de l'importance de ces sortes d'édifices lorsqu'on voit les ruines de ceux d'Epliese et (TAlcxandria Troas.
Solon avait édicté de sages règlements sur la police do ces établissements; ils ne pouvaient s'ouvrir avant le lever
MNASR DRAMATIQUE fi79
I du soleil et devaient se fermer à son coucher; les esclaves n'y étaient pas admis ; des heures différentes étaient assignée* aux enfants et aux citoyens. Mais ces lois tombèrent eu désuétude, an grand dommage des mtrv.v* publi-
l ques, et le* gymnases, confondus désormais avec les pales-
j très ou écoles d'athlète*, devinrent des lieux de plaisir et
J de débauches infâmes.
f Un officier, nommé gymnasiarque, dirigeait res étahlisj sèment* : c'était une charge municipale et honorifique, qui obligeait à de grandes dé|>enses celui qui en était revêtu. Il avait sous ses ordres immédiat* le xyatarque , chef les athlètes, les eosmétes , les sophronislcs, les gymnasa-s , les pxdotribes , chargés, à différents titres , de la surveillance et de l'éducation des jeunes gens; les sphéristigues, professeurs de balle et de bâlon ; les altptes , instructeurs subalternes, à qui revenait le soin d'oindre d'huile et d'assouplir les membres de leurs élèves, elc.
Les Homains ne connurent les gymnases que sur la fin de [ la république : encore n'en exfsta-t-il longtemps que dans les palais et les villas de quelques riches particuliers. Plus tard, Héron et Commode en firent construire chacun un pour les plaisirs de la multitude ; mais ces jeux des Grecs, où l'on no vci sait pas de sang, ne l'amusèrent point ; le c i r que avait pour elle de bien autres ail rai ts.
En Allemagne on donne le nom de gymnases aux établissements d'instruction publique qui répondent à peu près à nos collèges ou lycées; seulement l'enseignement y est plus libre et plus varié, n'étant pas astreint à l'unité de méthode, comme en France. W.-A. Dcoiett.
GYMNASE DRAMATIQUE. Ce théâtre, dont le privilège fut accordé, sous le ministère Decazes, a un sieur Ddaroserie, et cédé par ce dernier à Delestre- Poirson et Cerfberr, s'ouvrit le 22 décembre 1820. Son nom, assez bizarre, lui avait été en quelque sorte imposé par le cercle étroit dans lequel le renfermait la conception ministérielle. Il ne devait être en effet qu'un gymnase dramatique, une espèce de succursale dn Conservatoire, un théâtre d'essai, où s'exerceraient des élèves dans des fragments de pièces, ou tout au plus dans de petites comédies en un acte. Mais il ne tarda pas à étendre ses attributions : favorisé par la protection puissante de la duchesse de IJerry , devenu, grâce aux ingénieux ouvrages de M. Scribe, un des spectacles les plus fréquentés de la capitale, son privilège fut bientôt assimilé à ceux des autres théâtres de vaudeville. Dès 1826 la société avait, par ses dividendes, remboursé aux actionnaires les 1,300,000 fr. qu'avaient coûté la construction de la salle, l'achat des terrain*, etc.
Après la révolution de 1830, ce spectacle dut quitter le nom de Théâtre de Madame pour reprendre relui de Gymnote; mais s'il cessa de figurer à la suite des théâtres royaux, l'habile directeur Poirson continua de le maintenir à la tète des théâtres secondaires. Un grand nombre d'ouvrages de MM. Scribe, Mélesville, Ba yard, etc., y attirèrent la foule : peu de succès de vogue sont comparables, dans les fastes dramatiques, a ceux du Mariage de raison, de Michel Pétrin et du Gamin de Paris. Un autre élément de réussite pour le Gymnase , c'est l'ensemble avec lequel y fut toujours jouée la comédie. Des talents du premier ordre, Perlet, Gontfer, Bouffé, Léontine Fa y, Paul Allan, Ferville, Numa, M™ Allan, Jenny Vertpré , Eugénie Sauvage, etc., y ont successivement brillé. OiRRT.
En 1842, M. Poirson ayant voulu modifier les conditions que lui avait imposées la Société des Auteurs dramatiques, son théâtre fut mis en interdit, et il dut recourir à des talents naissants pour refaire son répertoire. Le Gymnase justifia son titre pour les auteurs Imberbes. Cependant, le directeur y succomba. En 1844, M céda le privilège de son théâtre à M. Mootigny, qui y ramena le succès et se raccommoda avec la Société des Auteurs. Privé de Bouffé, que les Variétés lui avaient enlevé a prix d'or, le Gymnase trouva dans M"** Rose Chéri une brillante interprète de la petite comédie marivaudée qui semble être sa spécialité. M*" Sand
GYMNASE DRAMATIQUE — GYMNOSPERME
du corps en six
lui a aussi valu de beaux succès par ses petits drames champêtres. De plus le ministre d'Etat a donné au directeur du Gymnase le droit de représenter des comédies de genre en trois actes, et même en cinq actes moyennant une autorisation spéciale. L. Loovrr.
GYMNASE MUSICAL MILITAIRE* Cet établissèment, fondé en août 1836, rue Blanche, dans l'ancien hôpital des gardes du corps, devenu celui de la maison du roi Lo'iis-Philippe, a pour but détonner des chefs de musique pour les divers régiments de l'armée. La direction en fut d'abord confiée à un professeur du Conservatoire, M. Berr, Imbile clarinette ; puis elle passa bientôt dan* les mains de M. Carala.
Le Gymnase musical militaire a puissamment contribué aut progrès de nos musiques militaires. Chaque régiment est tenu d'y envoyer un élève choisi par le colonel, sur les renseignements fournis par le chef de musique entre les militaires et les enfants de troupe qui montrent des dispositions pour cet art. Cet élève, astreint a contracter uu engagement militaire, doit être âgé d'au moins dis-huit ans et n'en pas avoir plus de vingt-cinq. Les études, qui durent deux ans, se composent d'un cours de solfège complet, d'un coure d'un ou de plusieurs instruments, d'un cours de composition, d'un cours d'ensemble et de direction. A sa sortie, l'élève doit se montrer bon instrumentiste, capable de conduire une musique militaire, et pourvu de notions nécessaires pour établir un gymnase musical dans son régiment.
Un arrêté ministériel du 19 mars 1&40 porte que les chefs de musique seront désormais choisis, autant que [xissible, panni les élèves de l'établissement de la rue Blanche, après examen subi devant une commission, dont les membres de la section de musique de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut -feront nécessairement partie.
Rien n'est à la charge de l'État dans culte institution : les appointements des professeurs , les frais d'achat des instruments, des partitions, toutes les dépenses d'entretien matériel, incombent au directeur. Chaque corps de l'armée paye un abonnement modique au Gymnase musical. Les élèves, logés, rationnés, soldés militairement, sont sous les ordres d'officiers et de sous-officiers, et astreints, en dehors de leurs études, à ta discipline de la caserne.
Dieudonné Dk^rb-Baron.
GYMNASTIQUE (du grec yvuvô;, nu). Cest l'art des mouvements du corps. Le mot et la chose sont d'origine grecque; car c'est en Grèce que ces mouvements furent ériges en art. H vint de l'Ile de Crète a Sparte, et passa de la à Athènes, où il perdit le caractère rude et martial qu'il avait eu jusque alors. On distinguait trois espèces de gymnastiques : la gymnastique militaire, qui avait trait à l'alfa* que et a la défense ; la gymnastique diététique, qoi avait pour but d'accroître les forces physiques et de conserver la santé; la gymnastique athlétique, la plus célèbre de toutes, qui devait son origine au plaisir et au désir de donner des preuves publiques de son adresse et de sa force.
La première de ces espèces de gymnastique consistait dans les exercices de la course à pied, à cheval et en char , a sauter, à lutter, à lancer des jets et à tirer à l'arc ; la seconde à quelques-uns des exercices dont nous venons de faire mention ajoutait la danse, le jeu de paume, les bains et les onctions. De la troisième dépendait tout ce qui est nécessaire à un athlète pour remporter la victoire dans les jeux public». Cette troisième espèce de gymnastique recevait tantôt le nom d'athlétique, parce que les exercices consistaient en luttes, tantôt de gymnique, parce qu'on combattait nu, tantôt tVagonistique, parce que la lutte constituait la partie principale des jeux publics.
Platon exclue Vathlétique de l'éducation, dont la gymnastique faisait pourtant partie. L'athlétique passait pour un métier qui souvent déformait le corps, mais faisait grand protit à IVssprit; la gymnastique, au contraire, formait le corps en môme temps que l'esprit. On peut ranger leamou-
à mw I*
mouvements qui sont exécutés par la seule action du ewp» et ceux auxquels vient s'ajouter un mobile étranger, a U première appartiennent la marche, l'action de se bshw la course, la danse, l'action de sauter (voltige ), de pnpr, de lancer des jets, de manier la fronde, la lutte, iVem.' et la natation ; la seconde comprend l'équitationetUwnw en chars. Pour que ces différents exercices soient \>uu^ par principes, la gymnastique doit s'appuyer sur une Hbtuv, empruntant ses principes aux lois de la mécamqne ; rt dus ces derniers temps les exercices gymnastique» uat prit ot importance toute particulière aux yeux de ceux qui fan peut d'instruction publique.
GYMNIQUES (Jeux), terme générique km» leqorl on désigne les grandes fêtes populaires et rcurieniei de 1» Grèce ( Voyez Jtxx ).
GYMNOSOPHISTES, philosophes indiens H * pieus, ainsi nommés a cause de leur nudité (du grec x**. nu, et <rot«<rrfc, feux sage), parce que ceux de l'Iode «rte: affectaient de ne porter qu'une simple tunique d'étoile otsière, qui laissait découvertes certaines parties du corps. I* gymnosoplùstes de l'indus et du Gange étaient divises n trois sectes : les brahmanes, les sartnanes et les bjlotet- ( de CIïj, forêt, et p(o<, vie), ainsi appelés parles Hctac parce que cette secte, un peu farouche , faisait ta tksxvt des bois les plus impénétrables , pour mieux se liner i s contemplation de la nature. Leurs vêtements étaiett k> écorces des arbres. Les sarmanes , plus mondain», lisaient volontiers leurs regards sur ce globe. Ils se mHm de médecine, d'enchantements, de prédictions, et alliiealpqu'à donner des conseils aux rois et aux magistrat». t« même doctrine, au reste, de ces trois sectes tfea fa»* qu'une. Elle croyait a l'existence d'un Dieu étend , muable , à l'immortalité de l'Ame et à sa transiD^rafioa.n plutôt à sa propagande dans les corps vivant de la fie» maie qui passent sur la terre ; dogme que les Grecs «al Induit par le mot composé mé temps y c h ose. H est u* semblable que Zénon le stoïque ( fondateur du Portique1 a pris aux gymnosophistes ce dédain de la rie ri *»» voluptés , et même de la douleur, qui caractérise *» altère philosophie , dont \' Encheiridion ( le Manuel) du «f Épictète est le plus beau monument. La sobriélé,bc«tinencedes gymnosophistes, devaient leur être d'ailleurs ■» assurance contre les infirmités, et une garantie du» I» vieillesse; car ils assuraient avoir renoncé au »iad* femmes. C a I a n u s était gymmosophiste.
Outre les gymnosophistes de l'Inde , il y en avait «as. dans les temps reculés , en Afrique, en Ethiopie, qni w*t* la plupart, non en communauté, mais solitaires, et quefbis errants. Les marabouts de notre colonie en sont des restes. Les antiques et vrais gyrano«ophbtt*«f* frique, constitués en collège, s'étaient retirés dans lape**' suie de Méroé , au sein du Nil, solitude où ils s'ocoif^ à mettre en ordre les hiéroglyphes éthiopiens. Drnwntf. qui visita ces cénobites, écrivit sur eux un traité particulier, que nous n'avons pas. Philostrate les vante beauexrj»- *> leur doit, dit-on, l'alphabet syllabique dont onseserltks* jours dans la Nubie et l'Abyssinie. Diodore et StNtwa W mention de cette secte éthiopienne : ellereconnaisuil.rea"' l'indienne, un Dieu auteur de tontes choses, i nanti rTf*w siblc par sa nature, mais dont les enivres raconteoi détestent la présence. Le culte par symboles lui est encore*- Ses lumières, qui montraient déjà l'homme libre, mt* devant Dieu, son créateur et son seul roi, offus<v>«Tnt lr> yeux des rois de la terre : sous Ptolémée PhiladelrM »n petit tyran, Grec d'origine, les fit tous massacrer en utjf*t< et jeter dans le NU.
Dans la Judée, aux rives do Jourdain , apparut w*> 3= des plus pure modèles des gymnosophistes, lefiUdeZacï^ saint Jean-Baptiste. Drwe-Biw»-
GYM M OS PERIME (de ^iveç, nu.et otipFhffV*' Cette dénomination s'applique aux plantes dont les gn»9
GYMNOSPERMES — GYPSE
paraissent dépourvues d'épisperme : telles sont les conifères. Linné donnait le nom de gymnospermie au premier ordre delà didynamie, dans lequel il plaçait toutes les plantes didynames dont les graines sont a nu.
G YM.\ (JTE (de rvtLvéc, nu, et vûtoc, dos), genre de poissons malocoptérygiens apodes, de la famille des anguilliformes , et ainsi caractérises : Ouïes en partie fermées par une membrane qui s'ouvre au-devant des nageoires pectorales ; anos placé fort en avant ; nageoire anale régnant sous la plus grande partie du corps, et mime jusqu'au bout de la queue ; dos entièrement dépourvu de nageoire».
L'espèce la plus remarquable de ce genre est le gymnote électrique ( gymnotus electricus), vulgairement anguille électrique, qui doit son nom spécifique à une propriété remarquable. Ce gymnote est en effet doué d'une puissance électrique plus considérable que celle des torpilles . Lorsqu'on applique sur lui les deux mains suffisamment séparées , on éprouve une violente secousse. Le gymnote électrique peut ainsi renverser des hommes , des chevaux.
Le gymnote électrique se trouve en abondance dans les rivières et les marécages de l'Amérique méridionale. Ce poisson atteint jusqu'à deux mètres de longueur. Sa peau est nue, son museau arrondi, sa mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure. Sa tète est percée de petits trous laissant échapper une humeur visqueuse , qui donne à sa chair un goût fétide. Sa couleur est noirâtre, avec des band.-s longitudinales plus foncées.
GYNANDRIE (de vw*j, femme, et àvfc, inifc, homme), vingtième classe du système sexuel de Linné (voyez Botanique ), caractérisée par la reunion des é tamises et du pistil. Linné l'avait divisée en sept ordres, d'après, le nombre ; fies étamines : t° la gynandrie diandrie , V la gynandrie j triandrie , 3* la gynandrie tétrandrie , 4" la gynandrie I pentandrie, 5° la gynandrie htxandrie , 6° la gynandrie j décandrie, 7° la gynandrie polyandrie.
GYNÉCÉE (de Ywouxtïov, mot dérivé de vw^, femme ). On appelait ainsi chez les Grecs l'appartement réservé qu'habitaient les femmes et où leurs époux seuls avaient le droit de pénétrer. Le gynécée ressemble beaucoup au harem des Orientaux ; et les femmes de l'antiquité vivaient, à la polygamie et au voile près, de la même façon que les femmes musulmanes, sortant peu, toujours séparées delà société des hommes, et sous la surveillance de gardiens qui étaient souvent des eunuques. Le gynécée, situé à l'arrière de l'hahilation, se composait ordinairement d'un grand salon (olxoc), où se tenait la maîtresse du logis, occupée à hier ou à tisser, d'une chambre à coucher j ( 6d&au*c) et d'une autre pièce , où se tenaient les esclaves charges de la servir (&u?i6ôXatuK). Il y avait à Athènes des magistrats ( Ywaixâvop/u ) chargés de veiller au maintien des bonnes mœurs chez les femmes.
Chez les Romains le mot gynécée se prenait dans un autre sens; il s'appliquait exclusivement aux palais et maisons que les empereurj possédaient dans diver>es \illes, destinés à garder les meubles, le linge et les objets de leur garde-robe ; de nombreux ateliers d'hommes et femmes y travaillaient aux ameublements impériaux, ordinairement moyennant un salaire, quelquefois par corvée et par punition. Les intendants de ces maisons s'appelaient/wocaraforei gynxciorum.
GYiXÉCIE. Voyez Bonus DicssE.
GY.XOPflORE (de H. femme, pris pour pistil, et fopoç, qui porte ). Mirbel a donné ce nom à un support né du réceptacle, et qui soutient seulement le pistil. Cette dénomination est plus Juste que celle de carpophore , adoptée par Link.
GYOEXGIVOESY (Svcpham), l'un des plus anciens poêles hongrois et, a bien dire, le créateur de la poésie populaire en Hongrie, né eu 1620, dans le eomitat de Gœmter, attira déjà à Page de vingt ans par les rares et brillantes qualités de son esprit l'attention du comte François Wesselenyi, qui le nomma Intendant de son cliàleau de Fuk*. Après êlrcrestétreize ans dans cette position, où il eut dans
Wesselenyi bien moins un maître qu'un ami, Il fut élu par le eomitat de Gommer r assistant à la Table du eomitat, plus tard député à la diète dHEdeuborg et en 1686, à l'unanimité, vice- président du eomitat, fonctions dans l'exercice des* quelles il fit preuve d'autant «le tact que d'habileté et qu'il conserva jusqu'à sa mort, arrivée en 1704. Ce fut le sentiment de la reconnaissance qui éveilla chez lui les talents du poète, et l'enthousiasme qu'il ressentit pour la femme de Wesselenyi, la célèbre héroïne de Murany, Marie Szecsy, lui inspira le jweme intitulé Muranyi Venus (Leutschau, 1664). Après un long silence, il Ht rapidement paraître l'un après l'autre JfotM Loszoru (1690), Kemeny Janos (169*), Oupido Csatardsagai ( 1694), A magyar Nympha Palinodtaja(lWh), Kariktia (M00). Les poésies de Gya>ngnœ*y se distinguent toutes par la vigueur, par la richesse des pensées et des images et par te sentiment, mais surtout par la manière heureuse dont il y emploie la langue populaire. Aussi sont-elles demeurées jusqu'à nos jours dans la mémoire du peuple, et les réimprime-t-on souvent encore.
GYPAÈTE (de yw+, vautour, et àmk, aigle), genre établi dans l'ordre des rapaces pour un oiseau dont les
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lormcs et les Jiatwunes sont iniermeoiaires a cène* ues aigles et des vautours, lia pour caractères : Bec trèsfort, droit, renflé vers la pointe, qui se courbe en crochet; narines ovales , recouvertes par des soies roides dirigées en avant; torses courts, emplumés jusqu'aux doigts; ongles faiblement crochus; ailes longues; un pinceau de poils roides sous le bec. Ce genre , nommé griffon par G. Cuvier et Lesson , phène par Savigny et Vieillot, ne renferme qu'une espèce, le gypaète barbu des ornithologistes moderne* (gypaetus barbatus, Cnvier; phene ossifraga, Savigny ), décrit par Buffon sous le nom de vautour doré, et connu des habitants des Alpes sous celui de Ixmmer-geyer (en français, vautour des agneaux). A Pétât adulte, son manteau est noirâtre , avec une ligne blanche sur le milieu de chaque plume; son cou et tout le dessous de son corps sont d'un fauve clair et brillant ; une bande noire entoure sa tète. Sa taille est de la,50, et il a jusqu'à S mètres et plus d'envergure. Cest donc le plus grand des rapaces de l'ancien continent, où il habite les plus liautes montagnes. Les rochers les plus inaccessibles et les plus escarpés lut servent de retraite. Il y construit son nid , dont les dimensions sont considérables et dont les principaux matériaux sont de petite» branches et de la mousse. La femelle pond ordinairement deux œufs blanchâtres, tacliés de brun.
GYPSE (de yv+oî , plâtre , dérivé de , terre , et tyw, cuire ). On désigne sous le nom de gypse des variétés fort nombreuses et fort importantes de chaux sulfatée, qui se présentent assez fréquemment en masses considérables dans la structure dn globe, et qui forment des éléments constitutifs importants dans des terrains souvent lort étendus. Il ne faut donc pas attacher au mot gypse l'idée d'une masse plus ou moins volumineuse de sulfate de chaux; il faut entendre sous ce nom une roche géologique puissante, dans laquelle le sulfate de chaux entre essentiellement et comme élément dominant, mais dans laquelle aussi une multitude d'espèces minéralogiques différentes peuvent se
Dans toutes les couches où on le rencontre, et dans toutes les variétés de texture qu'il présente, le gypse parait être le résultat d'une précipitation chimique , opérée dans le sein d'un liquide qui tenait en dissolution les éléments dont il est -formé; et jamais il ne parait «voir été formé par voie de sédimentation, ainsi que l'ont évidemment été la grande majorité des roches calcaires et marneuses : celte différence dans le mode de formation devient manifeste toutes les fois que l'on rencontre des feuilleta de gypse alternant avec de minces couches de roches finement sédimentaires.
La texture du gypse varie dans des limites assez, étendues. Tantôt, et c'est le mode le plus fréquent, cette texture est fissile et feuilletée; alors les lamelles gypseuses peuvent