‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 507 sur 614 · GYPSE — GYROSCOPE · texte numérisé non relu

GYPSE — GYROSCOPE

être transparentes ou nacrée» , opaques ou translucides : c'est le gypse lamellaire. Tantôt ht cristallisation est irrégulièrement confuse; alors le gypse est compacte, et l'on distingue toujours dans sa texture la disposition ctistalline de ses molécules : c'est Va l b A tregjpseus. Le gypse ntriforme est formé par la réunion d'une multitude de petites paillettes gypseuses, d'on blanc nacré comme des lamelles de talc, qui s'agglomèrent entre elles , et qui constituent de petits rognons d'un gypse particulier dans les couches gypseuses elles-mêmes. Mais la modification de texture la plus singulière du gypse est celle que l'on désigne sous le nom de gypse fibreux ou soyeux. Celte forme du ii>pse est surtout commune dans les roches marnes ses du keuper : là, le K>nse se présente fréquemment sous forme de fibres droites ou ondulées, d'une blancheur éclatante et d'une ténuité extrême, qui imitent à s'y méprendre ces tresses soyeuses que l'on obtient en travaillant le verre à la lampe d'émaiileur.

Ainsi que nous l'avons déjà indiqué , un grand nombre d'espèce* minérales concourent avec le sulfate calcaire à former les roches gypseuses, ou se rencontrent accidentellement disséminées dans leur masse. (Va espèces minérales différentes, avec les différences de texture que nous avons indiquées , et quelques autres modifications qui se lieut à l'histoire géologique de la roche, constituent les diverses variétés du gypse. Parmi les minéraux les plus iml>ortants que l'on rencontre disséminés dans les roches gypseuses, il faut citer le mica, la sléatite, le feroxydulé, le fer sulfuré, le soufre, la sélénite, i'anhydrite, le silex corné, la cltaux carbonatée, le quarts, le grenat, l'arragonite, etc. Mais la variété la plus commune, et en même temps la plus précieuse , soit que Ton envisage son importance géologique on ses applications à l'industrie, c'est le gypse grossier, dont on extrait le plâtre, et plus communément designé sous le nom de pierre à plâtre, gypse dans lequel la chaux carbonatée est mélangée avec le sulfate calcaire, en des proportions assez considérables, pour qu'il soit parfois difficile de distinguer au premier aspect la roebe gypseuse d'une roche crétacée ou marneuse; et celle distinction devient d'autant plus difficile que ce gypse fait effervescence avec les acides.

Si l'on en excepte les époques primordiales, le gypse parait exister parmi les terrains de toutes les époques. Ses caractères géologiques sont assez constants : il se présente presque sans exception en couches peu puissantes, horizontales ou inclinées à l'horizon, et alternant avec des roches de marnes argileuses ou calcaires; assez fréquemment aussi le gypse accompagne les mines de sel-gemme, sans qu'il ait été jusqu'ici possible d'établir la loi de cette singulière coïncidence. Dans ses caractères orvctognosliques, le gvpse présente des différences assez essentielles suivant les diverses époques auxquelles il paraît avoir été formé ; et ces différences attestent soit des modifications considérables dans les conditions mêmes de la formation de la roche, soit des modifications non moins importantes survenues dans cette roche postérieurement à l'époque de sa formation, et qui se lient intimement aux révolutions géologiques du «lobe. BeLmun-LcrAvRB.

Les cristaux du gypse sont des tables quadrangulaires ou hexagonales, dont les grandes faces répondent an clivage le plus facile; ces grandes faces sont entourées d'an double anneau de petites facettes allongées et trapézoîdes. Deux de ces cristaux, réduits souvent à la forme lenticulaire par des arrondissements, s'accolent fréquemment en donnant une variété (très-commune à Montmartre), que l'os nomme gypse btlenhcmlakre, on gypse en fer de lance, parce que ces doubles lentilles se hissant cliver tout d'une pièce, les fragments que l'on en détache par In perscussion ressemblent généralement a nn coin échanoré a sa base. Le gypse cristallisé est souvent parfaitement limpide ; ses grandes faces de clivage présentent assez ordinairement nn éclat nacré. Les colorations qu'il offre son» accidentelles. Son poids spécitique est ï,l.

GYPSIES. Voyez

GYPSITE, hydrate d'alumine, qui existe daas b nature : on peut le préparer artificiellement, en traitant 1< chlorure d'aluminium par l'ammoniaque, et en dis'obant dans la potasse le précipité d'alumine. Le gypshY reofmiK trois équivalents d'eau, ce qui le distingue du diaspore oo monohydrate d'alumine. L'on et l'antre font pâte avec Fean.

GYRATOIRE (Mouvement). Voyet GnuTonus (Mouvement).

GYROMANC1E (dn grec rwpoî eerele, et nsnis divination), un des vieux moyens de connaître sa dertiiirf. II consistait h tracer un cercle sur la terre. Puis autour de ce cercle où l'on avait semé ça et là des lettres séparée* «t insignifiantes , on tournait, en marchant ou en courant , jusqu'à ce qu'étourdi par la rotation, plusieurs fois recommencée , on tombât, mais à différentes reprises, snr qoelqii»uns des caractères, qui, recueillis à chaque chute, formarort certains mots dont on tirait des présages. Dwne-Buw

G Y KO ML. Toyes Coucwtacus.

GYROSCOPE (de yOpoe, mouvement circulaire, * «xoirtu, je regarde ). L'appareil ainsi nommé par sus is venteur, M. Léon Foucault, est destiné à constater expérimentalement l'existence du mouvement diurne de la ter tt Sa construction repose sur ce principe de mécanique : * nn corps solide, symétrique par rapport à un axe, reç»ft nn mouvement de rotation autour de cet axe , sans <ju'n:cunc force vienne ensuite modifier ce mouvemrut, il continue à tourner indéfinimuot autour de ce même aie <k symétrie, dont la direction reste Invariable dm» Tespett Or, si l'on peut transformer cette hypothèse en réalité p»«f un corps qui, quoique placé à la surface de la lenr . vrt soustrait à l'action de la pesanteur ou du moins placé <bw des conditions telles que cette action ne trouble en rien If mouvement de rotation dont nous le supposons animé , il est évident que l'axe de ce corps, par suite de llnvariaMite de sa direction dans l'espace , semblera tourner atitour * l'axe terrestre, en sens contraire du mouvement diurne « la terre. <?est à ce résultat qn'est arrivé le gyroscope.

La pièce principale de l'appareil est un disque raéta!H<F< que nous désignerons par la lettre D, très-massif et ro* <* son contour de manière à offrir la figure d'un t or e ; la m*tiere dont il est formé est ainsi accumulée à sa circonférm" Ce disque est monté sur un axe soutenu à ses deux titré' mités par deux pivots autour desquels le disque peol lootw librement. Ces deux pivots sont portés par un ano.au muni de deux couteaux analogues au couteau de suspensK* d'un fléau de balance, lesquels reposent par leurs artte dans des écbancmres pratiquées en deux points daroétrirment opposés d'nn anneau vertical A. L'anneau A estsu'pf s* i un fil un peu long , de manière à pouvoir tourner Memefl autour de la verticale suivant laquelle ce fil se dispose ; mns pour éviter que cet anneau, avec tout ce qu'il porte, f""41" osciller comme un pendule sous l'action de la moindre oo* qui le dérangerait de sa position d'équilibre , inférienrement d'une pointe déliée qui pénètre dans un lr* assez, large pour qu'elle puisse y tourne» librement W" éprouver de frottement. Ce mode de suspension àn dwq* D, que son auteur compare avec justesse à celui montres marines à bord des raviras, permet de doon-r » son axe une direction quetexmqne. L'appareil étaid t»wn' avec assex de soin pour que le centre de gravité d" d'*T* ^ et cehri de l'anneau a se trouvent exactement »ur tx adapté an disque , si l'on donne à ce disque ira motivé i de rotation , l'action de la pesanteur n'a aucune 'nflwT sur ce mouvement et ne peut par conséquent faire n la direction de l'axe autour duquel il s'exécute. f

Pour faire l'expérience , on enlève le disque D et I a qui le supporte; en installe cette partie de ftp!*" ' <^ une machine diposée do manière à communi<rJff un w vemenl de rotation très-rapide au disque D, P*r ' ."^ inédiaire d'une roue dentée dont son axe est mun . ^ replace le tout dans l'anneau A. L'axe du disque D étt»<

GYKOSCOPK

zontal fait généralement un angle avec U ligne des pôles i excepté quand on se trouve sous l'équateur) ; M doit donc sembler se mouvoir autour de l'axe terrestre. Mais ce mouvement apparent exige que l'anneau a tourne peu à peu autour des couteaux qui le supportent , et qu'en même temps l'anneau vertical A tourne autour du fil de suspension. Cest ce dernier mouvement qui peut être facilement observé à l'aide d'un microscope installé à côté de l'appareil , et dirigé vers une petite plaque graduée que porte l'anneau A ; on voit les divisions de celte petite plaque passer successivement derrière les points de croisement des fils d'un réticule adapté au microscope.

Le gyroscope donne donc, quant au mouvement diurne de la terre, les mêmes résultats que le pendule. Mais ce n'est pas tout : M. Foucault y observe trois phénomènes distincts, qu'il nomme déviation,orlentation et inclinaison, et ilont M. Quet a établi la raison analytique. Nous venons de parler de la déviation. L'orientation et l'inclinaison se produisent quand on rend fixe nn des modes de suspension du disque D. Que l'on supprime le jeu des couteaux, Taxe du disque se trou» e assujetti dans le plan horizontal , et se montre aussitôt sollicité par une force qui le ramène dans le plan dn méridien , comme l'aiguille d'une boussole de déclinaison , seulement avec cette différence que l'axe du gyroscope se place non pas dans le méridien magnétique, mais dans le méridien vrai : telle est l'orientation. Rendons maintenant leur liberté aux couteaux , en disposant leurs tranchants perpendiculairement au méridien ; enrayons la suspension de l'anneau vertical A; lançons enfin le disque mobile , et nous verrons Taxe se mouvoir dans le plan du méridien jusqu'à ce qu'il se soit disposé parallèlement à la ligne des pôles : nous aurons constaté l'inclinaison. L'explication de ces deux faits remarquables appartient aux plus hautes théories de la mécanique ;noos la résumerons, d'après M. Foucault, en ce simple énoncé : « Quand nn corps tourne autour d'un axe principal , et qu'aucune force étrangère ne vient agir sur lui, il y a fixité absolue du plan de rotation Mais quand une force, nu un système de forces, tend à produire une nouvelle rotation non parallèle à la première , l'effet résultant est un déplacement progressif de l'axe de rotation primitive qui se dirige vers l'axe de rotation nouvelle par le chemin qui tend à les rendre toutes deux parallèles. •

Pour bien apprécier les résultats des belles expériences de M. Foucault , résumons-nous en disant que , grâce au gyroscope, chacun de nous peut, sans voir une étoile, sans jeter un seul regard sur le ciel, en nn mot sans sortir de son cabinet, déterminer, rien qu'à l'aide de ce petit appareil qui tiendrait sous un globe de pendule ordinaire : 1° la direction et l'intensité dn mouvement diurne de la terre ; 2* la position du méridien du lien de l'observation ; 3e la direction de l'a\e terrestre. E. Mekliei x.

GYROYVETZ(AnuBarr), composit-w célèbre, et artiste de première force sur le violon et le piano , né le 19 février 1763, à Budweis, en Ruhéme, montra de bonne heure les plus grandes dispositions pour la musique, et composait déjà alors qu'il était encore sur les bancs de l'école. Détail allé étudier le droit à l'université de Prague, quand la faiblesse de sa santé d'une part et de l'autre l'exiguïté de ses ressources le forcèrent de renoncer à cette carrière , qui exige de si longs sacrifices. Le comte François de Funfkirelien fut le premier protecteur qu'il rencontra ; et quand, à quelque temps de là, H vint à Vienne, ce fut Mozart qui se chargea de le lancer dans le monde, où ses symphonies

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obtinrent un succès d'enthousiasme. Il en résulta pour lui la possibilité d'entreprendre un voyage en Italie et à Naple*. Il s'initia, sous la direction du maître de chapelle Sain , a la composition des fugues. Il se rendit ensuite à Paris, où il fut accueilli de la manière la plus honorable; mais la révolution qui y éclata sur ces entrefaites ne lui permit pas d'y faire long séjour , et il passa alors à Londres , où il jouit de la faveur toute particulière du prince de Galles. Sa santé chancelante le força de retourner trois ans après en Allemagne ; mais arrêté en route à Bruxelles, par les Français , il fit encore un tour à Paris et plus tard se rendit d'abord û Berlin, puis à Vienne, où en 1804 il fut nommé chef d'orchestre au tltéatre de la cour. Mis à la retraite en 1827 avec pension, il mourut en 1860. On a de lui vingt-quatre opéras, parmi lesquels L'Oculiste, Félix et Adèle, Agnès Sorel, et d'autres encore obtinrent un grand succès tant en Allemagne qu'en Italie. Il est aussi l'auteur de quarante-cinq ballets, et d'une foule de duos, de trios, de quatuors, de quintettes, de sonates, de symphonies, de nocturnes, et de nombreux morceaux de musique d'église, dont neuf messes. En 1848 il publia à Vienne son autobiographie.

GYULAY DE MAROS .NEMETII ET NADASK \, vieille. famille de Transylvanie, qui s'est souvent distinguée au service de l'Autriche, et qui, élevée en 1694 au rang de baron, obtint en 1704 la dignité de comte.

GYULAY (Ickace, comte) né en 1763, à ITermannstadt , entra au service en 1781, fit avec le grade de major la campagne contre les Turcs, puis à partir de 1793 toutes celles qui eurent lieu contre la France. En 1797 il était parvenu au grade de général-major. Dans les campagnes de 1 709 et 1800 il se distingua à diverses reprises comme commandant de l'arrière-garde, et en fut récompensé par le grade de feld-maréUial-lieutenant. Après avoir, d'accord avec le prince de Liechtenstein, conclu en 1805 la paix de Presbourg comme général exerçant un commandement dans l'armée aux ordres de l'archiduc Ferdinand, il fut nommé en 1806 ban de Croade Dntmatielie, et d'Esclavonie. En 1809 il commanda en Italie le neuvième corps, couvrit alors la retraite de l'archiduc Charles, et défendit pendant l'été la Carinthie. L'optnion publique lui attribua la responsabilité des fautes graves de stratégie qui livrèrent alors à l'ennemi le cœur de la monarchie. Créé feld-maréchal au commencement de la compagne de 1813, il commanda glorieusement l'aile gauche à la bataille de Dresde. A la bataille de Leipzig, il laissa Napoléon, déjà complètement cerné, s'échapper de ses mains ; mais il prit sa revanche dans les affaires suivantes, et se distingua notamment aux journées de Bricnne el de Bar-sur- Aube. Après avoir commandé en chef par intérim en 1815 en Autriche, il rétourna dans son banat. En 1823 il fut appelé au commandement supérieur de la Bohême. Nommé en 1830 président du conseil aulique de guerre, il mourut à Vienne, le 11 novembre 1831.

GYULAY (Fr»sçois, comte), fils du précédent, né à Pesth.en 1799, entra au service en 1816. En 183» il était déjà parvenu au grade de général-major; en 1846 il obtint celui de fcld-maréchal-lieutenant , et en 1847 le commandement du littoral de Tric*tc. Dans l'exercice de ces fonctions, il contribua beaucoup par son activité et son énergie, en 1848, lorsque la révolution éclata en Italie, à conserver le matériel de la marine autrichienne, et fit aussi fortifier Trieste, Pola, ainsi que cran très points importants du littoral. De juin 18)9 à juillet 1850 il tint à Vienne le portefeuille de la guerre, et fut ensuite chargé du commandement du cinquième corps, dont le quartier général est à Milan.

II, huitième lettre de notre alphabet. Les grammairien» «te «ont pas d'accord sor la nature de ce caractère : le* uns lui refusent le nom de lettre; ceux-ci rangent le A parmi les consonne» ; ceux-là prétendent qu'il n'est qu'un signe d'aspiration. Malgré ces dissidences, le A figure comme lettre et comme consonne dans toutes nos grammaires classiques. Il est dans outre langue muet ou aspiré ; dans ce dernier cas , il se prononce à l'aide d'un souffle qui sort du fond du palais, la bouche ouverte, sans toucher aux dents : c'est le A véritable; car l'aspiration est l'essence de celte lettre. Dans l'alphabet phénicien et hébreu , c'est une consonne représentée par un signe particulier. Dans l'alphabet grec, elle se transforme, sous .le nom d'esprit, en une espèce d'accent , on de virgule, qu'on place sur la première voyelle d'un mot et sur la consonne. L'esprit est double : rude ou doux : le second n'est pas plus sensible à notre oreille que le A muet français; le premier est une véritable consonne. C'est ainsi que les Romains l'ont employé, nonseulement pour les mots grecs, mais encore pour ceux de leur langue. Chez eux l'aspiration appartenait beaucoup plus au tertno rustlctis qu'au sermo urbanus , qui pourtant l'adopta plus tard ; elle avait été presque nulle a certaines l|x>quest puisqu'ils ont pu dire : U non est littera, et qu'on n'en tient pas compte dans la poésie pour scander les vers. Les Romains se servaient aussi du A pour renforcer les consonnes r, t (rh, th), et pour modifier le p de manière à en faire une lettre sifflante, remplaçant le ç grec (philosophus , plwenix), valeur que le ph a conservée dans les langues romane et germanique. Us remplaçaient aussi par cA et quelquefois par A ( yopxoç, hortut) la gutturale grecque x- Ce cA s'est conservé dans les langues modernes ; seulement, en français, au lieu d'être guttural, il est palatal , et se prononce comme k dans les mots tirés du grec ; Quelquefois il est dental et sifflant, comme dans les mots non dérivés du grec : chanvre, chien, chose, elc.

L'A , fréquemment placé en tète des mots dans les langue* germaniques , y avait sans doute primitivement quelque chose de guttural; carde Hlothar, Lolhaire, la nouvelle école historique n'a-t-elle pas fait Chtotar (Khlolar), et de U ludowig, Louis, Chlodwtg (Khlodwig). Dans Hradchine, Hrabantts et beaucoup d'autres noms slaves et allemands» l'A est placé devant IV, usage qui parait avoir été commun dans les langues Scandinaves, où il précède souvent le m?, comme dans hwit, dont les Anglais out fait vhite , blanc. Chez nos voisins d'outre Manche , l'A change souvent de valeur : hume s'y prononce youme, il s'y accouple aussi avec certaines consonnes , surtout avec le t (t'A), qu'il rend Ires-sifflant. Dans l'italien , U est peu sensible et disparaît même complètement : homo devient uomo : habitare devient abitat c. Il en est de même du portugais. Dans l'espagnol il ne se prononce que devant les diplithongues ie et ne (hierro, hue va). Il manque dans les alphabets lithuanien, «rende, bohème et russe, mais non dans les alpliabets slaves en général, témoin hospodar, qui devient en russe gospodine,t& Halitch, qui se translorme en Gatitch.

En français , l'usage seul détermine dans quels mots lo A est aspiré, ou muet, et dans quels cas il faut le lier avec la consonne qui précède.

Comme aine nation sur le» monuments, H signifie quelquefois en latin have, ancienne forme du mot ave, et Arc, ici. y/as représente Uostis ou Hospes; I1L, Aoc toco; HE, Aoc est; 11 A, hujus anni. Comme signe numéral l'H vaut 200, ou 200,000, selon qu'il est ou n'est pas surmonté d'na trait horizontal.

Dans la musique allemande, c'est la note si; dans les monnaies françaises, c'était autrefois la marque de La Rochelle.

Dans les formules chimiques, II désigne l'hydrogène ; Ht (abréviation (Thgdrargyrum), le mercure.

I1AAM. Voyez Aau.

HABACUC, huitième des petits prophètes, dans l'ordre des livres sacrés, fut transporté à Babylone par un ange, qui le déposa dans la fosse aux lions, où Da n i e 1 et ad enfermé. U fut ensuite ramené en Judée de la même manière, et y mourut, deux ans environ avant la lin de la captivité. Là se borne tout ce qu'on sait de la vie de cet homme de Dieu, duntles prophéties ne forment que deux chapitres, le premier composé de 17 versets, le second de 20, se distinguant tous deux par une imagina liou vive et féconde, une diction brillante, des figures hardies sans exagération, des tableaux saisissants. Au milieu des prédications menaçantes qu'il fait aux Juifs, à Nabucbodonosor , a Joakim , à llhobal, roi de Tyr, et à un quatrième souverain, qu'il accuse d'avoir enivré son ami du lie! de sa colère, on remarque un cantique dans lequel il intercède instamment pour la délivrance de ses frères, et demande à Dieu de l'accomplir daa> le temps qu'il a fixé. On a attribué a Habacuc diverse» prophétie* qui ne sont point dans son livre : ainsi , le retour a Jérusalem , la venue d'une grande lumière dans le temple, U ruine de Sion par un peuple d'Occident. On a prétendu au»*, mais à tort, qu'il avait écrit {'Histoire de Suzanne, de 1kl et ses dragons , et de son miraculeux voyage a Bab> U.oc la distribution des livres canouiques réfute d'elle-méiu* cette opiniou. Longtemps on a montré le tombeau d'Ilabac;* A Cela , près d'Éleutlieropolis ; Sozoraène rapporte mèioe que son corps y fut découvert au temps de TI»eodo*e l'Ancien , et l'Église , en mémoire de cette invention , ceiebre le 15 janvier la fête de ce prophète , a laquelle on a joint celle de Michéc. Une abbaye de Tordre des premontrès, placée sous l'invocation d' Habacuc, fut londée dans le diocèse de Jérusalem , pendant que les chrétiens disputaient au Sarrasins la possession du saint sépulcre.

L'abbé J. Dir-iBSsis.

11 ABE AS CORPUS ( Acte d' ). Dans la langue judiciaire des Anglais , ces roots JJabeas corpus désignent en général une décision rendue par un juge et aux termes de laquelle uu détenu est, dans l'intérêt de la justice , transféré d'une cour de justice à une autre. Ces décisions , suivant le but spécial qu'elles ont en vue, reçoivent des dénominations différentes ; et il existe, par conséquent , diverses espèces d'ordonnances à'Habeas corpus. Les deux les plos fréquentes sont YHabeas corpus adfaciendum et recipiendum et YHabeas corpus ad subjiciendum. La première de ces formules est employée en matières de droit civil, lorsque sur la demande du défendeur la cause est transportée d'un tribunal inférieur à la cour supérieure de Westminster : rt comme, lors de la tradition du défendeur,

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