FUSILIER
if abord, U nécessité d'une pompe, qai serai! frop embarras- ! date s'il fallait la porter arec soi, en même temps que le fcsiJ ; en outre , Pexécutiou de cette arme présente de grande» , difficulté*. On parvient avec peine à rendre les soupapes propres à remplir leurs fonctions avec exactitude, car le moindre petit défaut occasionne des pertes de vent , etc. Aussi les ; fusils à vent sont-ils fort chers, peu d'ouvriers étant ca- ' p.\bk.* de les confectionner arec succès.
La pompe à air étant lourde et embarrassante, on a pro- j posé no appareil , attaché sur le corps du chasseur , et qui I faoctkmnenut toutes les fois quSl marcherait , de façon que l'air contenu dans le réservoir au rait toujours le même ressort . i
TEVs.si.niiK.
FUSILIER. Ce root s'est d'abord écrilfuzelier.fuselier, pour signifier des hommes de cavalerie légère , portant l'arquebuse à rouet , l'arquebuse a fusil ; on les distinguait par là j des cavaliers portant mousquet à mèche. La loi a rendu technique ce terme, en l'appliquant a des corps d'infanterie qui, ao heu d'être armés en partie de piques, en partie de înousqnets, n'étaient armés que de fusils ayant une platine à silex : tes fusiliers fantassins n'étaient en réalité que des canonniers, ! oa plutôt des garde-canons , dont on surchargea le nom d'un { génitif sans signification , quand on les appela /tuiliers du I roi. Les ordonnances de Louis XIV dénommaient technique- | m-*nt soldats les antres hommes d'infanterie qu'actuellement | oo appelle fusiliers. Quand le régiment des fusiliers du roi | se métamorphosa en corps d'artillerie et en canonniers, le mut fusilier s'effaça pour ne reprendre vigueur que dans les ! guerres du milieu du dernier siècle ; il fut dès lors applique j à des corps spéciaux d'Infanterie légère ; l'usage le coma- ' crut à distinguer les compagnies du centre des compagnie d'élite. G*1 Butout.
FUSILLADE, On donne le nom de fusillade a un I engagement partiel ou à un combat dans lequel la mousquelerie joue le principal rôle. Il semblerait, d'après cette définition, que les deux mots fusillade et tnousqueterie sout synonymes , et pourtant il n'en est rien. La fusillade est plutôt un feu d'infanterie décousu qu'un tir en salve, à I commandement, a explosions réglées, comme la mousque- ! terie. On repousse par des fusillades rasantes les attaques de ehrnun couvert ; on défend de même une banquette. Ce ; qu'on appelait autrefois chandelier de tranchée et cor- I folks défensives étaient autant de moyens de nourrir une , tu^tade a l'abri. Ce n'est pas par la fusillade, c'est généra- ! lement par les feux d'ensemble, à petite portée, qu'il faut j rerevoir 1rs charges de cavalerie. Quand aux charges d'infanterie, le mieux est de marclier résolument à sa rencontre. ! D est peu d'exemples de batailles où la fusillade ait joué le , principal rôle. Pourtant, à Lut zen, où la cavalerie man- ■ qnait presque totalement à l'empereur, la fusillade et l'artillerie décidèrent seules la victoire. Le gain de la bataille de Monterean fol dû en partie à la vive fusillade qui éclata sut l'une et l'autre rive de la Seine , particulièrement du côté de la ville et sur le pont. A Waterloo, une fusillade chau- | dément engagée sur la gauche , de la route de Paris à Bruxelles , allait ranger la victoire du coté des Français , lorsque tout à coup apparut sur les derrières de l'année lu corps prussien de Blûcher. L'histoire de la première révolunon retrace à nos souvenirs le tableau déchirant des malheureux liabitants de Toulon , qui le 19 décembre 1793, lors de la reprise de la place, trouvèrent la mort dans cette horrible boucherie ordonnée par les proconsuls de la Convention, et trop connue sous le nom de fusillade de Toulon.
FUSILLER. Ce mot, qui signifie tuer à coups de fusil, ! ne s'emploie guère qu'en parlant d'une personne condamuée . * être passée par les armes {voyez Exécution hiutairr). Si c'est un militaire, il est dégradé auparavant.
FUSION. L'Académie fait ce mot synonyme de fonte , lujufWtion. Cependant, quand nous disons liquéfaction ou fonte 4a l'eau glacée , nous indiquons un changement complet dans r«»t physique de l'eau. Mais à l'égard d'une anltitude d'autres substances, y a-WI identité de phéno-