FUSION
mènes et de résultats ? Mon , assurément. Nous ne connaissons pas d'état intermédiaire entre la glace tondante et l'eau a l'initiale de la liquidité; tandis qu'entre un corps gras, un métal , un alcali , simplement ramollis à un degré plus ou moins avancé , et l'état de complète liquidité de ces mêmes corps , il y a une inunité de degrés de ramollissement, pendant lesquels nous ne savons pas s'il existe , ni à plus forte raison dans quelle |Moportk>n il se combine du calorique qui devienne latent. Nous ne voyons qu'un ramollissement plus ou moins avancé ; et dans le progrès de ce ramollissement la chaleur indiquée par nos thermomètres et pyromètres en point de contact avec le corps en voie de liquéfaction dénote un accroissement continuel de température.
Il est extrêmement probable , pour ne pas dire certain, que l'universalité des corps de la nature sont soumis au passage de l'état de solidité a celui de liquidité par l'effet d'une accumulation de calorique qui les pénètre et en écarte les molécules : les exceptions qu'on a cru trouver à cette loi générale , en observant qu'une classe asscx nombreuse de substances passait immédiatement de la solidité a la gaiuité , ne tiennent sans doute qu'à l'instantanéité de l'effet, qui ne permet ni à nos sens ni aux instruments dont nous les aidons, d'apprécier le passage par l'état intermédiaire. Les accumulations de chaleur nécessaires pour amener au point de fusion les divers corps solklea marquent tes degrés d'une échelle fort étendue , dont une des extrémités régie la liquéfaction des graisses , des huiles concrètes , de la cire, de la cétine, de certains alliages métalliques très-fusibles , d'un petit nombre de métaux , des alcalis , etc., etc. , tandis que le progrès de cette écheHe , en marquant une infinité de degrés intermédiaires de chaleur, vient s'arrêter aux dernières limites que nos moyens de calorification aient pu jusque ici produire. Là nous trouvons la mesure du calorique qu'exige la fusiun des métaux les plus réfractaires, de la plupart des oxydes métalliques appelés terres, etc. La liqui (action de certaines substances, que nous n'avons pas encore pu opérer, telles que le charbon et un petit nombre d'autres , est à de* degrés en delwrs des limites de cette échelle , déterminées par l'insuffisance de nos moyens actuels, mais qui probablement seront un jour franchies; car, raisonnant d'après les lois de la plus stricte analogie , nous pouvons d'avance considérer tous les corps de la nature comme soumis à celle du passage par l'état de liquidité. Déjà , aidé de l'appareil a combustion du gaz oxy-hydrogène , nous avons obtenu un commencement de ramollissement du charbon.
Depuis le mercure, qui est fusible à 3fl* au-dessous de zéro du thermomètre centigrade , jusqu'aux métaux infusibles au feu do forge, comme le titane, le cérium, etc., on rencontre des corps d'une fusibilité qui passe par tous les degrés intermédiaires. Ainsi le potassium entre en fusion a -f- 48" ; le sodium, à + 90° ; l'étain, à + 2 10° ; le bismuth, a 4- 2J6"; le plomb, à + 260° ; le zinc, à -f- 373" ; l'argent, à 20° du pyromètre de Wedgwood ; le cuivre, à -f- 27° ; l'or, à -|- 32°; la fonte de 1er, à -f- 130°; le fer malléable, à -f- 1 58" ; le manganèse et le nickel, à -f- 160° du même pyroinètre. Cette énorme différence dans les points de fusion des divers corps ne peut s'expliquer que par la considération des phénomènes qui doivent résulter fie la force de cohésion moléculaire : la force expanaive du calorique est l'unique cause de la fusion ; or, le degré de cohésion variant dans des limites très-étendues pour chaque corps , il en doit nécessairement résulter que la fusion ne s'opérera que dans des limites également fort étendues, c'est-à-dire à des températures très-différentes. Pkloczs père.
FUSION (La). Sous ce nom demeurera célèbre dans l'histoire contemporaine une combinaison politique au moyen de laquelle, à la suite de la révolution de Février 1 84», certains partisans de la maison de Bourbon espérèrent un instant opérer une nouvelle Restauration; combinaison, ou mieux intrigue, dont, il faut le dire, l'idée première était édose dans les conciliabules orléanistes. LouU- Philippe une