HALÉVY - HALIFAX
pin à M. Halévy le courage nécessaire pour entreprendre la composition de La Juive ( 1835), opéra qui mit le sceau à sa réputation et qui, malgré les Tires et nombreuses critiques dont il a pu être l'objet, n'en obtint pas moins un succès européen. Depuis, la brillante partition de Guido et Gtnevra a pu être accueillie aussi favorablement par le public ; mais sous le rapport de la science elle est restée bien inférieure à ce grand ouvrage. Six mois plus tard, M. Halévy faisait représenter à l'Opéra-Comique L'Éclair, ouvrage <1 ans lequel il a traité le genre léger avec autant de bonheiir que de facilité ; depuis, Les Treize, Chartes VI, La Reine de Chypre, Les Mousquetaires de ta Reine, Le Val d'Andorre, La Fée aux roses, La Dame de Pique, La Tempesta, Le Ju\f errant, ont encore ajouté à la juste réputation de ce compositeur, dont il existe aussi de remarquables morceaux de musique d'église.
Professeur de musique au Conservatoire dès 1817 , et accompagnateur pour le piano an Théâtre-Italien , il fut nommé en 1829 directeur du chant au Grand-Opéra; en 1833, prolesseor de composition au Conservatoire, en remplacement de Pétis; et en 1838, l'Institut de France l'élut au nombre de ses membres, en remplacement de Reiclia. On peut dire de .M. Halévy qu'il a moins su ouvrir des routes nouvelles que parfaitement répondre aux exigences et aux caprices de son siècle. Moins original que Aube rt et Hérold, il remporte sur eux sous le rapport de la science et de la diversité. Son instrumentation est riche et pleine d'effets ; et dans Guido et Qinevra notamment il est aisé de reconnaître l'influence de la manière de Meyer Béer.
M. Haléry a été nommé, en 1854, secrétaire perpétuel de P Académie des Beaux Art», en remplacement de Raoul Rochelle.
HALIARTtJS, Tille de Béotie, située sur la rire méridionale du lac Copais, était dans l'antiquité une cité importante. Détruite une première fois par l'armée de Xerxès, lors de la guerre des Perses, elle le fut encore une fois par les Romains, dans la troisième guerre de Macédoine; mais elle est surtout demeurée célèbre par la bataille que Lysandre, général des Lacédémoniens, livra sous ses murs, l'an 394 avant J.-C. , pendant la guerre que Sparte faisait à Thèhes, bataille dans laquelle il troura la mort.
IIALIBURTON (Taouts CHANDLER ), écrivain anglo-américain, originaire de la Nourelle-Écosse, exerçait à Halifax la profession d'avocat. Il débuta dans la carrière littéraire par une série de lettres qu'il publia, en 1835, dans un des journaux d'Halifax sous le pseudonyme de Samuel Stick, qui s'y produit comme le type du génie spéculateur, astucieux, pratique, positif et inventif néanmoins des Yankees. Ces lettres ont été réunies, en 1837, en un volume, sous ce titre : The clockmaker, or sayings anddoings ojf Samuel Stick o/Slickvelic ; et elles ont obtenu un si grand ftuccès, qu'il dut tes (aire soi vre, en 1838 et en 1840, de deux nouveaux volume*. L'auteur profita d'un voyage qu'il lit en Angleterre pour y introduire son héros comme attaché à la lr^ation des États-Unis. The Attaché, or Samuel Stick in Fngland (Londres 1843 ), n'est pas indigne de son aîné, quoiqu'on sente que Sam. Slick n'est pas aussi à l'aise sur Je sol étranger que dans sa patrie- De retour a Halifax, Haiiburton entreprit une histoire des colonies anglaises de l'Amérique du Nord, qu'il mit au jour, en 1851, sous ce titre : The English in America, î volumes. Il avait déjà publié An ftistorical and statistical Account of IS'ova Scotia (Halifax, 1 819, l Tolumes ). Dans son dernier ouvrage, Sam. SlicèYs Traits of American Humour (Londres, 1851, 3 volumes), il est rentré dans le champ qu'il avait exploité avec tant «Je succès. Depuis 1841 il remplit tes lonetions de juge au tribunal suprême de la Nouvelle-Ecosse.
Il ALICA RIVASSE, jadis capitale de la Carie, dans J'Asie Mineure, et résidence des rois de cette contrée, fut fondée par une colonie dorienne sur la cflte méridionale du golfe céramique. Cette ville jouissait dans l'antiquité d une grande réputation, tant pour avoir donné le jour aux deux i»r. lv convoi. — t. x.
historiens Hérodote et Denys, qu'à cause du magnifique monument que la reine A rté mise y avait fait élever a la mémoire du roi M au sole , et auquel on avait donné te nom de Mausolée. Sortes ruines d'Halicarnasse s'élève aujourd'hui te petit village de Boudron ou Bodron.
HAL1CZ ou HALITSCH, ville du district de Stanîslau, en Gallicie, dans une contrée fertile, sur les bords du Dniester, est le siège d'un tribunal de district, a une église greco -catholique, deux synagogues et compte 1,500 habitants, la plupart juifs ca rai les, qui fabriquent des savons et exploitent les sources salt'es des environs. A quelque distance de la ville , sur une colline escarpée, on remarque tes ruines du cliateau fort de Halica, où tes souverains du grand-ducl>é et du royaume de Halicz (d'où vint plus tard te nom de Gallicie) et depuis 1375 les archevêques firent leur résidence jusqu'à la réunion, en 1416, de cet archevêché avec celui de Lemberg. La ville, bâtie au commencement du douzième siècle, a eu beaucoup à souffrir des guerres du moyen âge.
HALIFAX, ville très-industrieuse du comté d'York , située dans une vallée étroite, bordée do jolies collines et coupée par te bras oriental du Calder, que l'on traverse sur un pont de six arches de 100 mètres de long, et qui est mis en communication arec le canal de Rochdale par un tunnel et deux viaducs. Les rues d'Halifax sont en général étroites et irrégulières; mais on y trouve quelques beaux monuments, entre autres une église gothique, une autre dans te style grec, un théâtre et la balle aux draps (Piece-hall), bâtiment simple, mais très-spacieux. Halifax, qui en 1433 n'était encore qu'un misérable village au millieu d'un désert, possède plusieurs écoles, une société savante ( Méchante Institution) et compte 15,000 habitants ( 1? 1,000 dans son district), occupés dans un grand nombre de fabriques de laines, de draps, de mérinos, de disions, de serge, de point d'Angleterre, de cardes. Halifax (ait un commerce étendu, singulièrement favorisé par tes canaux et les chemins de fer qui la relient à Hull, Manchester, Liverpool, Lancaster, Leeds, WackefieJd, etc.
HALIFAX, place forte et chef-lieu du gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, dans te comté de son nom, sur la céte orientale de la presqu'île, est le siège du gouneur, du conseil et de l'assemblée, ainsi que d'un évêque anglican. Son port, un des plus beaux du monde, en fait un des entrepôts les plus importants du commerce de l'empire britannique. Une baie d'environ » kilomètres de profondeur, rétrécic au milieu par une lie, s'élargit ensuite et forme le bassin de Bedford , qui peut fatileraent contenir 1,000 grands vaisseaux. Ce port est regardé comme un des boulevards maritimes de l'Océan; il est une des principales stations des paquebots transatlantiques, et en temps de guerre il peut offrir aux croiseurs et aux navires marchands un abri d'autant plus sûr que l'entrée en est parfaitement fortifiée. Fondé en 1749, Halifax a été fréquemment ravagé par des incendies; mais il est toujours sorti plus beau de ses cendres. Sa population s'élève déjà à 30,000 habitants, et sa prospérité ne peut que croître. Un canal unit te port aux haies de Cobequid et de Fundy. Le Dockyard ou magasin maritime occupe une surface de 500 ares, et forme le principal entrepôt pour les colonies.
HALIFAX (GFxmCE» SAVILLE, marquis n*), fidèle partisan de la maison des Stuarls à l'époque de la révolution, nédansle Yorkshire, en 1630, contribua activement à la restauration de Charles II, qui en 1668 te nomma lord Savîlled'Eland; en 1671, membre du conseil privé; en 1679, marquis d'Halifax, et en 1681, garde des sceaux. Jacques 11 l'ayant éloigné du ministère après l'avoir fait président du conseil, il entra dans l'opposition ; et lors du débarquement du prince d'Orange, Guillaume III, fut un des premiers à se déclarer on sa faveur, en 1689. Nommé par le nouveau roi secrétaire du sceau privé, il fut derechef disgracié, et se jeta encore une fois dans les rangs de l'opposition, qu'il ne quitta plus qu'à sa mort, arrivée en 1695- Homme des-