HALIFAX — H ALLA M
prit, il a laissé quelques écrit* satiriques, entre autres les Mémoires d'un homme qui nage entre deux eaux, le Caractèrede Chartes II, et les Maximes politiques.
HALIFAX (Charles MOXTAGUK , comte d') , homme d'Etat et poète anglais, né le 16 avril 1661, à Horton, dans le Northamptonsirfre , fit ses études à l'école de Westminster et à Cambridge. Par un poème qu'il composa en 1605 fur la mort de Charles II, il attira sur lui l'attention du comte de Dorscl, qui le fit entrer dans la diplomatie. Plus tard, comme membre du parlement, il contribua à appeler le prince Guillaume d'Orange au tronc d'Angleterre. Un second poème sur la bataille de la Boywe lui valut du nouveau roi une pension de 500 livres sterling. Il fut ensuite nommé commissaire de la trésorerie, membre du conseil privé, et en 1694 chancelier de l'échiquier. En cette qualité, il fit fabriquer, jusqu'en 1 696 , de la monnaie de fort mauvais aloi , présenta le plan d'un fonds de réserve que Walpole utilisa plus fard ponr l'établissement de son fonds d'amortissement; et en Ifi'J? émit pour deux millions sterling de bons du trésor, à l'effet de suppléer à l'absence du numéraire; mesures qui loi valurent le surnom de Machiavel anglais. En 169S il fut nommé premier commisaîre de la trésorerie et membre de la régence instituée pendant l'absence du roi. En 1700 on le créa pair du royaume, sous le titre de bûron de Halifax. Quoique la reine Anne l'eût éloigné du ministère, il s'employa en 1706 dans le parlement pour faire prononcer la réunion de l'Ecosse avec l'Angleterre ; et après la mort de la reine ce rot lui qu'on chargea d'aller porter à Georges I" l'acte du parlement qui appelait la maison de Hanovre à monter sur le trône d'Angleterre. Georges I" le nomma comte, loi donna l'ordre de la Jarretière , et l'appela h remplir de nouveau les fondions de premier commissaire de la trésorerie. Mais, trompé dans son espoir d'être nommé premier lord de la trésorerie, il passa dans les ranpï de l'opposition, formée alors par les tories, et y lutta jusqu'à sa mort, arrivée le 19 mai 1715. La même année on publia «es poésies et des matériaux \m\r sa biographie. Jolinson a inséré dans ses English Poets les productions poétiques d'Halifax , qui contribuèrent bien moins à lui faire un nom dans le monde littéraire, que la généreuse protection qu'il accorda aux gens de lettres, entre autres à A il di son, à Pope et à Swift.
IIALITUS, mot latin qui signifie souffle, exhalaison : on l'emploie quelquefois dans le langage médical pour désigner la transpiration a l'état de vapeur qui s'exhale de la peau , cl l'on dit que la peau est halitueuse quand elle olfre au toucher cette chaleur moite qu'on observe surtout dans les maladies imflammatoires du poumon.
HALL (Basile), marin et voyageur anglais, était (ils de sir James liait (1700-18.1?), qui s'est fait connaître par ses travaux scicnlifiqnes et surtout par son Essai sur l'origine, les principes et l'histoire de l'Architecture gothique (Edimbourg, isl.i). Né en 179», le jeune Hall entra, en 180?, comme midshipman dans la marine royale, servit en Amérique, dans les ln<les orientales, dans la Méditerranée, et traversa rapidement les grades inférieurs. Lorsqu'en 1816 lord Amherst fut envoyé en Chine avec une mission diplomatique, Hall reçut le commandement du sloop La Lyre, attache à l'expédition. Il profita de son séjour dans les mers de la Chine pour visiter les cotes de la Corée et les Iles Lieu-Khieu, sur lesquelles il a publié les renseignements les plus précis et les plus détaillés qu'on possède, dans son Account of a Voyage of discovery to the trest coast o/Corea and the. Great Loochoo Island ( Londres, 1818). Élevé au grade de capitaine de la flotte, il fit sur les côtes de l'Amérique du Sud une campagne qu'il a décrite dans ses Extracts from a Journal written on the coast qf Chile, Peru and Mexico in 1820-1822 (1824, 1 volumes). A son retour, il se relira du service actif. En 18">5, il épousa une fille de sir John Hunier, avec qui il entreprit, en 1827 et 1*28, une excursion dans les Etats- Uni». Le livre qu'il publia sur ce voyage (Travels in Mort h-
America) souleva une vive polémique ; il prouva quittai difficile à un officier anglais et à un tory de juger avet i» partialité les institutions républicaines de l'Ameri-iue. Lttun voyage sur le continent, Hall fit la coonaissaïKt de u comtesse douairière de Purgstall, Écossaise d'origan, d i s'arrêta quelque temps dans son château. Le fa-jour qoit fit lui fouinit la matière d'un livre extrêmement inlrreuul moitié roman, moilié voyage, qu'il publia sooslelitk.lt Château de flainfeld. Sa Fragments qf Yo^aqnaniln tels, dont neuf volumes ont été imprimés successhewit ne sont pas moins attachants, surtout pour la jeunes*. Su dernier ouvrage, Patchwork ( 1942, 3 volumes) e»t «pkment rempli d'esquisses de voyages et d'aventures. Sote^rt s'étant affaibli à la suite d'une douloureuse maladie, > mourut dans une maîaou de fous, au moU de septembre i>n HALL ( Ajwu-Mahia, miss F1ELDL3G ), nw *e» >*• dans le comté de Wexford, eu Irlande, vint en toit terre à l'âge de. quinze ans, et se maria plus tard a l>» dres avec le littérateur S.-C. Hall. Dès 1»29 elle itt> fait une place honorable dans la littérature coot«ai|*n* par son premier ouvrage, intitulé : Sketch qf' tht JniA ik racler (3 volumes), ouvrage qui contient les Kwreww sa jeunnesse, et dont le but est de mieux faire aianiim > caractère des Irlandais. Vinrent ensuite sci Chronulv, i' School-Rrtom ( 1 83 1 ) , puis The Buccaneer (3 volumes, i v1 roman qui n'a rien d'historique, quoique Cruoawdl tt république y soient dépeints avec beaucoup d'art, <t v»' law (3 volumes, 1933), ouvrage dans lequel l'auto; * •lal
lutte entre Jacques II et Guillaume d'Orage- 1» ses Taies ofwomen's trials (1832), M™* Hall* t»M« une nouvelle fraîcheur, un sujet qu'affectionnent p*"** lièrement les bas bleus anglais ; et dam l'Onde *,r- (3 volumes, 183:;, elle trace le portrait du ricl*m»J<lu» de Liverpool. Ses Lights and Shadows ( 3 volumes, Isî* ..« vrage consacré également à la peinture des mœurs Ani' lande, est encore ce qu'elle a fait de mieux; le > obtint détermina Cuambers à lui faire faire pour i'Eiatoy Journal une suite de Stories qf the tristh pmsiMt/y y a quelques passages délicatement louche* dans wn Vsummer eue, a fairy taie of Love, 1*48, poeiae du ^ assez faible , mais que les premiers graveur» «as** ' illustré. En 18S2 on lui a confié la rédaction do Sfwtr London Magazine.
HALLALI. Voyez Halali.
II ALLAM (Henri), historien anglais cuatenp«M.v ne s'est pas moins distingué par la profondeur àt*r cherches que par l'esprit généralisateur avec leq*l J)* en coordonner les résultats, par l'impartialité de dations et par l'élégance toute classique de «m 3!* avait déjà fait preuve de ces diverses qualités tba» *■ rentes publications de moindre importance, quand «1 d? raltreeu 1818 son célèbre ouvrage intitulé: Fie» of Europe during the tniddle âges ( 2 volume», l/**r 1818 ), auquel il a plus tard ajouté des Supf1'*1'' Aotes to the View ofthe state of Europe [ Loodre», i*' Plus tard, il donna encore : ConstituUonal tfu-H Englandfrom the accession oj Henry VII to qf Georges II (3 volumes, 1827 ; 4' édition, l^U^;' est demeure son chef-d'œuvre ; et une /« (rodât!** ' Litcratureof Europe in the 15, ifiond i7ceafc«» " lûmes, 1837 ; 4* édition, 1848).
Par ses tendances politiques, Henri HalLun iff^ au parti whig ; mais il sait être juste et inipartui »!*■•• des tories. Avec Brougbam, Mackintosb, lord **■»*■'- lord Althorp, il fat en 1825 l'un des fondîtes* » ; Society for diffusion ofuseful Knowledge, «> tnir pour but de publier à prix réduits des traités tf'°^ , les matières scientifiques les plus importaute», «< mellrc de la sorte à la portée des lecfcurs de» c» a**** t+ laires. De la création de celte utile «o^J^,^^ de la littérature populaire, aui ' éclat en Angleterre.