HALLE
linos en 1786, complètement incendiée en avril 1855. Un < escalier à double rampe conduisait à ses salles, éclairées par 50 croisée».
On avait converti en marché le cimetière des Innocents ; âpre* la Révolution, de nombreux marchés d'arrondissement avaient été créés, et le marché a la Volaille transléré sur le quai des Grands- Augustin* ; mais les Halles propremen t dites étaient demeurées dans toute leur barbarie primitive. D'abord, au point de vue architectural, des barraqiiesen bois, confusément jetées ça et la dans un dédale de rues étroites, obscures, tortueuses, où vivait entassée une population malaisée, n'étaient pas dignes de la première ville du monde. Le manque d'air et d'eau jaillissante en faisait un foyer permanent d'infection , un auxiliaire funeste des épidémies. Si Ton ajoute à cela le défaut d'abris pour les approvisionneurs, l'absence de caves et de resserres, qui les obligeailà remporter leurs marchandises défraîchies, et enfin les déplorables accidents qui résultaient trop souvent de cette énorme circulation dans un pareil quartier, on aura bientôt la conviction qne la reconstruction des halles centrales était une me* sure d'une nécessité urgente, absolue.
Ce projet date de 1811. L'idée première en appartient, dit-on, à l'empereur Napoléon Ier, qui le conçut, un jour qu'il était allé visiter la halle au blé et que de la lanterne du dôme il embrassait tout le quartier circonvoisin. « Je veux, dit-il en cette occasion, que les halles deviennent le Louvre du peuple. » D'après son projet, les halles auraient occupé tout le vaste parallélogramme compris entre l'église Saint* Eustache, la rue Saint-Denis, la rue aux Fers et la halle aux blés; ce lourd édifice aurait servi de type et les autres pavillons auraient été bâtit dans le même style. Les événements empêchèrent la réalisation du plan impérial, qui, durant toute la Restauration demeura enfoui dans les cartons de l'hôtel de ville.
Les études turent reprises après 1830, et M. de Rambuteau, en 1845, clwrgea une commission d'architectes de recueillir a l'étranger, en Angleterre, en Belgique, en Prusse , tons les renseignements possibles sur les améliorations, et les progrès obtenus. Des plans furent dressés, soumis au conseil municipal et approuvés par ordonnance royale du 17 janvier 1847 ; enfin, les travaux allaient être entrepris lorsque éclata la révolution de Février. Pendant deux ans l'état des finances municipales ne permit pas d'aborder une aussi lourde opératiuu. Cependant, en 1850 la question fut reprise, et les plans de 1847 reparurent; mais ils n'étaient déjà plus à la hauteur des exigences; tes grands travaux d'utilité publique que l'on avait à celte époque commencés à Paris, l'ouverture de la rue de Rivoli, le plan du boulevard de Strasbourg , engagèrent l'administration à demander de nouveaux plans à MM. Baltard et Callet.
Suivant le projet qui fut alors présenté, les balles devaient se composer de huit pavillons isolés et s'étendre d'une part entre la rue de Rambuteau et la rue de la Friperie, et de l'autre de la ruedu Four à la rue Saint-Denis. Cependant à ce moment un architecte, M . Hector Horéau, proposa un nouveau plan, qui déplaçait complètement les halles et en circonscrivait le périmètre parla rue Saint- Denis, la rue Montmartre prolongée, la rue aux Fers et le quai de la Mégisserie. Ce plan reçut une grande publicité ; il fut exposé en relief au Palais National et soutenu devant l'opinion publique par un mémoire fort habile de M. Senard , si bien que le préfet de la Seine crut devoir le soumettre au conseil municipal.
Néanmoins, le 23 juin 1851 l'ancien projet fut adopté, et le 1 5 septembre la première pierre des nouvelles halles lut posée en grande pompe. Louis-Napoléon, président de la république, prononça à cette occasion un discours qui lit une certaine sensation. De 1851 à 1853 la ville expropria 106 maisons, occupant une superficie de 13,263 mètres, sur l'emplacement desquelles devaient être construits les huit pavillons ; en même temps un de ces pavillons s'élevait en lace de l'église Sainl-Eustaclie ; les murs en étaient déjà terminés et la toiture en allait être posée , lorsque, dans les premier» jours de juin
1853, l'empereur, étant allé visiter les travaux, les fil im* diatemenl suspendre.
L'ordonnance lourde et bizarre do nouvel édifier, <<w le Parisien avait déjà plaisamment baptisé du nox * fort de la halle , soulevait en effet les plus justes critiques. D'autres plans furent présentés par MM. Annavi et Flachat ; en même temps MM. Baltard et Callet nnéfièrent leur projet, en se conformant au programme trav. Ce fut encore leurs nouvelles études qu'adopta défiatthement le conseil municipal, dans sa séance du 30 décanta
Les halles ne se composeront que de deux groupe* de Invitions, divisés chacun en plusieurs compartiments, refci entre eux par des passages vitrés. Le premier groupe usut face à la Halle aux blés et à Saint-Eustacbe , sera reserv à la viande , aux légumes et aux fruits en gros «t ei détail ; le second, aux légumes et aux fruits en détail, au p> son, au beurre , aux reufs et au fromage, à la votoiNr, !. gibier et à la viande cuite, enfin aux pommes de terre, an oignons et aux champignons. La superficie totale octape par les halles sera de 60,000 mètres, les abris seuls es apprendront 32,000. Le nombre des places sera de J,îW h? caves serviront à l'emroagaainement des denrées iateaks. à l'abattage des volailles, au comptage et au mirage oeufs, etc. Chaque denrée et chaque mode de vente un * aménagements particuliers en raison de la nature, de IV& et de la facilité de conservation des différentes narchM*< Enfin, la construction, au lieu d'être en pierre, coavwJ* l'ancien projet, sera à peu près exclusivement rompt** i> fer et de fonte; ce qui la rendra plus facile, plus rapide I* à la fuis et plus économique. La dépense ne doit pasder*< 8 millions, à moins de circonstances imprévues.
Quant aux abords, ils seront considérableroeat ëUrçainsi les deux groupes de pavillons seront séparés par large boulevard planté d'arbres et ouvert sur un large*- :j 3t mètres 60 centimètres , lequel, partant de Fao^e ^ pointe Saint-Eustache, viendra aboutir en face le Post V* Une autre rue ouverte en diagonale aboutira à la plxt * Chàtelet.
Ces vastes aménagements n'atteignaient pourtant qw* imparfaitement le but qu'on s'était proposé. D'après le riport fait en juin 1851 par M. Troncboo, membre * » commission municipale, le nombre des voitures qui àe*t vent les halles s'élève chaque jour en moyenne a V* une superficie de 32,000 mètres aurait toujours été en'* de minuit à dix heures du matin par ces charrette» et <* animaux; en outre, le camionage qui trans|«ortc air* les denrées amenées aux chemins de fer eut encore roa« reniement augmenté l'encombrement. A tin d'éviter tel* bordements «le marchandises et de débarrasser le «st"* Paris de celte circulation incommode, la ville, adopté ' projet de MM. Edouard Braun et Flachat, a décidé lac* Inaction d'un chemin de fer qui reliera le chemin*!» ceinture aux balles centrales.
La nouvelle voie ferrée se détacl>cra à ciel , chemin de ceinture près de celui de Strasbourg, ' commune de La VQIette ; elle suivra ensuite sons « w ne) l'axe du boulevard de Strasbourg et do fotar h»*£ du Centre jusqu'à la rue de Rambuteau, où elles* r*wtf avec les immense caves des halles. Quant à la tract**. ** sa fera soit par des machines fixes, soit par l'air atwr* rique. Les approvisionnements viendront se cant****- • l'aide du chemin de fer de ceinture, dans uaeprf f claie placée près du point de raccordement.
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Ou remarque à Londresla même dis[*wtJon>iu Cest au centre de la vieille cité , dans le quartier M que sont situés les marcliés tes plus considérables, s» qu'on peut appeler les balles ; ils sont au nombre de sn, plus mai construits, plus mal disposés les uns que 'eiW^1 fiewgale, le principal marché de la viande, ot aussi les bestiaux \Stnithjield, qui est le Poissy « *\ **ï