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HALLEY - HALLUCINATION

dit en conséquence son retour pour l'année 17&8 ou 1759, et l'événement a justifié la hardiesse de cette prédiction. C'était pour la première fois que, d'après des observations astronomiques et des principes mathématiques, on parvenait à découvrir la nature du mouvement des comètes et la durée de leur révolution. Cl a ira ut eut ensuite la gloire de déterminer avec précision l'époque de leur retour.

Nous devons encore a Halle; la méthode la plus simple pour obtenir les distances des astres. Durant son séjour à Sai nia-Hélène, il avait remarqué un passage de Mercure sur le disque solaire, et dès lors il avait pressenti que les immersions des planète* inférieures pouvaient servir avec k> plus grand avantage à la détermination de la parallaxe du soleil, de laquelle dépendaient toutes les dimensions du bjrstème planétaire. Après bien des calculs, il annonça qu'un iwssage de Vénus ferait connaître la distance du soleil à la terre avec la plus grande précision. 11 ne vécut pas assec pour voir ses calculs vérifiés par I observation ; mais tous les astronomes de l'Europe ont profité de son beau travail, et l'on ne saurait plus s'occuper des dimensions de notre système sans rappeler le souvenir de Halley. En suivant les calculs qui l'avaient dirigé dans cette importante reeliercbe, il se convainquit que la parallaxe et le diamètre des étoiles devaient être insensibles. Il les plaça donc a une dislance infinie de notre globe, et, après avoir observé qu'elles avaient des mouvements particuliers, il enseigna qu'elles devaient être autant de soleils destines à échauffer et a éclairer d'autres terres.

HALLIER ou TR EMAIL, espèce de filet perpendiculaire qu'on emploie notamment dans la chasse aux cailles.

1IALLIG (au pluriel Haltigen). Cest le nom sous lequel on désigne, le long du littoral de la mer do Nord, des districts de Marches qui n'ont point encore été mis à l'abri des fureurs des vagues au moyen de digues ou bien que la rupture de leurs digues a remis dans leur état primitif. Sur les cèles des duchés de Schleswig-Holstein, on le donne plus particulièrement aux petits Ilots qui les flanquent , par opposition aux grandes Iles protégées par des dunes et des digues. Ces Ilots, élevés d'un mètre au plus au-dessus des marées ordinaires, sont souvent, dans les mois d'hiver surtout, recouverts deux lois par la mer dans la même journée. Les plus grands ont à peine deux kilomètres de superficie et ne sont souvent habités que par une seule famille ; les plus petits, qui demeurent inhabités, ne servent qu'à produire du foin un peu court et très-fin. Dans les uns et les autres on chercherait vainement le moindre arbre, le plus petit arbrisseau ou de l'eau douce; partout l'œil ne découvre que la triste verdure des endroits recouverts d'un épais limon verdàtre ou bien de prairies souvent interrompues par des flaques d'eau stagnante, où le mouton, habitué à vivre de peu , trouve à grand-peine sa nourriture. Cet animal constitue l'unique richesse des habitants des Haïti gen, qui n'ont pas même la ressource de la pèche, parce que le poisson évite avec soin les parages que la mer couvre et abandonne tour à tour. Ils construisent leurs habitations sur de petits tertres artificiels et les assujcttisenl au sol à l'aide de pilotis. Ces tertres ont rarement plus d'espace qu'il n'en faut pour laisser autour de la butte un étroit passage ; et il n'est pas rare de voir les vagues engloutir ces frêles constructions. Quelques-uns de ces Ilots s'accroissent constamment par alluvion; d'autres, au contraire, voient chaque jour la mer empiéter davantage sur leurs limites. L'habitant peut suivre de l'œil l'invasion des Ilots et calculer de la manière ta plus précise l'époque où l'héritage de ses enfants aura tout entier disparu. Et cependant, quelque misérable que soit un tel séjour, l'habitant lient aux lieux ou il est né, aime à leur donner le doux nom de patrie; et à peine a-t-il échappé à une inondation qui lui a enlevé tout ce qu'il possédait, qu'il se reconstruit une nouvelle demeure à quelques centaines de pas plus loin.

HALLIWELL (JahcsORCHARD), critique anglais, nO «q 1820 à Cbebea , a débuté dans les lettres par une édition

des Voyages de sir John Mandeville (1839). En 1842 il donna un vieux roman en vers, du quinzième siècle, Torrent «j ! Portugal, découvert par lui dans une bibliothèque. La même année, il (ut chargé par la Shakespeare Society de publ» r le manuscrit original des Merry Wives of Windsor; et ce travail le conduisit a faire une étude toute particulière de > tout ce qui a été écrit jusqu'à ce jour au sujet de Shakespeare En 1845, il fut accusé d'avoir dérobé des manuscrits pri-cieut dans la bibliothèque du collège de La Trinité à Cambrid^r; mais l'instruction commencée contre lui fut plus tard ab*edonnée. En 18S2 il entreprit, par souscription, une éditin complète et de grand luxe de Shakespeare, en 20 volumes in-folio. On a de lui une Histoire de ta Franc-Maronntni ; en Angleterre, et en publiant les Le tiers of the àmgs «/ : England (2 vol, 1846) il a mis en lumière un grand noms» | de documents curieux enfouis jusque alors dans les animes : de l'histoire.

i HALLOREN (Les). Voyez. Halle en Saxe, i IIALLUCIX YTIO\. Ce mot dérive du Latin allun i nalio, lueis aliénai io vel aberratïo. L'Académie detaw V hallucination : erreur, illusion d'une personne qui en* avoir des perceptions qu'elle n'a |ws rédleraent. Ce n'est pas ainsi qu'il faut l'entendre. Les perceptions qu'épiw celui qui a des hallucinations sont très-réelle* pour loi; c qui n'existe pas, c'est l'objet produisant sur ses sens extérieurs les sensations qui font naître dans son esprit la perception d'un objet qui n'existe point. Le Dictionnaire ét Boiste explique le mot hallucination par : illusion d-i yeux. Cette explication s'approche davantage de l'emsia qu'on a dû en faire originairement ; mais elle est incompfcir ou inexacte, du moins d'après l'usage qu'on en fait ad<xleraent dans la science. L'erreur ou l'illusion , dans lbjf!>nation, peut avoir lieu non-seulement par les sensation»* l'organe de la vue , mais encore par celles de l'on te m é tout autre sens. Ainsi, celui qui croit sentir l'odeur do soufct. d'un cadavre , ou d'une rose , qui ne sont pas à la porte A son odorat; celui qui croit entendre une sonnette, le en d'nne femme on le bruit du tonnerre , qui n'ont pas i» réellement ; celui qui sent dans sa bouche le goût du viiutaT. de la viande, ou d'un fruit qu'il n'a pas goûté ; criai «• croit être saisi par les cheveux , ou qu'one main froide ta passe sur la figure, etc.-, comme celui qui croit vosraw étoile brillante, une personne , des oiseaux ou un car» quelconque devant ses yeux , tous sont dans un état dlullucinauon. Les nerfs des sens extérieurs , dans cette brcoa»tanec, doivent éprouver ce mode d'être, ce mouvesBetf intime , complètement identique à celui qu'ils ont épr** lorsque autrefois ils ont ressenti l'impression réelle de qui fait actuellement leur hallucination. Il faut donc nrçanW l'hallucination comme une affection morbide des nerte à-> sens, ou, pour parler plus piédsément encore , de la *i* partie cérébrale destinée à percevoir les impressions des divers sens extérieurs. On aperçoit dans ce plténoroène u jeu de réminiscence , et c'est pour cela que les hallucinés st perçoivent que des choses déjà connues par eux.

Les hallucinations peuvent être regardées en quelque comme les monomanies des sens extérieurs. LliaUuoaitM est généralement passagère; si elle se prolonge, si diedw longtemps , elle fait naître facilement le désordre dans le» fonctions des organes du cerveau , et donne origine au «V lire, à la monomanie, à la folie. C'est pour cette ruson que les auteurs qui ont traité des aliénations mentales ont confondu généralement l'hallucination avec le deraa^ mentdes facultés morales et intellectuelles. Esquirol, apn* avoir dit que les hallucinations affectent, les idées noa-cetlement de l'organe de la vue, mais aussi crlks apr^rtean: aux autres sens, confond ensuite ces affections avec le Attire, les visions et les monoroanies. Quoiqu'il soit \tjh qn dans le langage ordinaire on puisse étendre la signiacafeji du mot hallucination à des af/ections cérébrales de divers» natures , nous insistons sur la nécessité que les savants a» l'emploient désormais que pour indiquer le derasgeturat n.

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