‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 543 sur 614 · HALLUCINATION — HAM · texte numérisé non relu

HALLUCINATION — HAM

l'erreur des simples sensations. « Je propose, dit encore Esquirol , le mot hallucination , comme n'ayant pas une acception déterminée, et comme pouvant convenir par conséquent a toutes les variétés du délire qui supposent la présence d'un objet propre a exciter l'un des sein , quoique ces objets ne soient pas a leur portée. Par cette définition, nous nous trouvons rapprochés; mais il nous parait, toutefois , que le mot délire devrait être réservé à exprimer un désordre quelconque des (onctions du cerveau , et que le mot hallucination ne devrait être employé qu'à exprimer le seul désordre des sensations. »

Lorsque, dans l'hallucination , on croit voir une ou plusieurs personnes ; lorsque, après l'affection de l'organe de la vue, d'autres organes, celui de l'ouïe, par exemple, du toucher, ou tout autre , entrent en action , et participent à cette première iliusion; lorsque, enfin, par suite de ce* sensations combinées les orcanes cérébraux entrent à leur tour en activité, et réagissent comme si les perceptions provenaient de la réalité des objets qui alïecteut les sens , alors il y aura une vision ou le délire, qu'il ne faut pas confondre avec l'hallucination qui l'a provoquée. On peut dire la môme chose pour les rêves, le somnambulisme, la manie, etc. L'halluciué est intimement convaincu de la présence réelle des objets qui l'affectent, et il juge, raisonne et agit en conséquence de cette persuasion. Ailes donc dissuader un malade de cette nature qu'un tel fruit, une telle odeur, un tel objet, n'existent pas devant lui , lui qui éprouve réellement la sensation de leur présence? Voila pourquoi tous les raisonnements ne servent à rien pour les convaincre du contraire. Les hallucinations sont ordinairement la suite de fortes impressions exercées sur le système nerveux , et d'une irrita* bilité particulière de certains individus. Cest une maladie, comme nous avons dit, de la partie cérébrale qui perçoit les sensations de chaque sens ; et très-souvent le cerveau entier participe du même désordre. D* Fossati.

Il AL. M (FnâbÉBic). Voyez Mirnca Bellimmaossm.

HALO. Pariois, autour du soleil et de la lune, à travers une atmosphère ou brumeuse ou sereine, on aperçoit de grands cercles brillants : ces cercles, presque toujours d'un éclat argenté quand ils environnent la lune , se teignent aux rayons du soleil de toutes les couleurs , mais un peu affaiblies, de l'arcen-riel. On a nommé ce pliénomène halo, du mot grec &ok ou £Xmv, aire, surface, parce qu'il apparaît toujours comme une aire circulaire autour des astres. La science a cherché à l'expliquer : d'abord elle a cru reconnaître que le diamètre du premier cercle sous-tend généralement un angle de 4ô ou 46 degrés, que ses teintes suivent les dégra.lntious des sept couleurs qui composent le rayon solaire, et sa première conclusion a été d'en attribuer la cause a la icfraction. Mais comment et à travers quelle substance a lieu cette réfraction ? Descnrtes, toujours riche d'imagination, sema dans les hautes régions de l'air des myriades de ces étiaceiautes étoiles qu'on remarque dans la neige , il renfla ces étoiles par leur milieu , et la lumière , réfractée à travers ces globes nouveaux , se destina en cercles plus ou moins nombreux , selon les séries qu'elle avait traversées. Huy^hens modifia la rêverie de Descartes : il suspendit dans l'air des globules transparents à noyau opaque : tel serait un globule do neige comprimé au centre d'un globule de glace. Aiariotte remplaça tout cela par de petites aiguilles de vapeur d'eau cristallisée; il les fit transparentes et prismatiques, leur donna un angle de réfringence de 60 degrés (c'est l'angle de déviation minimum ) , les disposa à son gré pour produire sur l'oeil du spectateur un lai sceau conique de même teinte, et la lumière des astres se décomposa à travers ces petits glaçons comme à travers un prisme. Qu'y at-ildc prouvé dans tous ces systèmes? Rien. Le seul résultat un peu certain auquel soit arrivée la science dans l'explication de ce phénomène , c'est qu'il est dû à la réfraction de la lumière daas l'atmosphère; car Arago, en soumettant 4 la polarisation la lumière du halo, a reconnu qu'cilo se conduisait comme les

rayons lumineux déjà réfractés. Les halos sont souvent accompagnés deparhélies. Théogène Page.

HALOÉES (dedOot», battre le grain), fêtes que les laboureurs athéniens célébraient en l'honneur de Cérès et 1 de tiacchus au mois de possidéon; c'était le temps où I l'on battait le blé de la récolte.

H ALOM AKC1E (du grec &«, sel, et u«vtsl«, divination), divination par le sel. Les anciens regardaient le sel comme sacré : il» sanctifiaient leurs tables en y plaçant les statues des dieux et des salières. L'oubli de cette formalité était pour eux un présage de grands désastres. Il devait aussi arriver malheur à qui s'endormait à table avant qu'on eût retiré les salières. Au dix-neuvième siècle encore, de bonnes gens regardent comme un signe funeste de renverser une salière.

11 ALS (François), peintre de l'école hollandaise, né à Malines, en 1584 , avait un rare talent , mais manquait absolument de constance, et étudia son art sous la direction de Charles van Hender, sans avoir, pour ainsi dire, de plan ni s'astreindre à aucune règle. Sa fréquentation des cabarets, où, disait-il, il rencontrait la vie et la nature, l'amena à entreprendre le portrait, genre dans lequel il n'a été surpassé que par Van Dyck. Tous ses portraits, et le nombre en est considérable, sont ingénieusement conçus, traités avec une aisance toute particulière , et d'une ressemblance frappante. Il apportait un soin extrême aux détails du costume, et ses mains sont parfaites. Il fut l'un des plus habiles représentants de la peintura de portraits telle qu'on l'entendait en Hollande a une époque oh les artistes ne s'efforçaient point d'idéaliser l'original , mais de le mettre en lumière avec le plus d'énergie possible et avec le caractère qui lui était particulier.

liais mourut en 166e, et bissa plusieurs fils, qui se firent également un nom comme artistes.

HALTE. 11 y a incertitude sur l'étymologie de ce mot, que les uns font venir du latin halitut, baleine, comme si l'on faisait halte pour reprendre haleine; d'autres, de alto , parce que jadis , dans les halles, on plantait les piques. Noos croyons qu'il faut plutôt en chercher la source dans le mot allemand lialten, s'arrêter. Halle, en termes de guerre, signifie pause, station que font des militaires dans leur marche. Dans les lieux abruptes et que coupent de nombreux défilés, la trouve est obligée de faire de fréquentes haltes. On donne aussi ce nom à de courts repos dans les marches non militaires, et, par extension , on s'en sert pour désigner le lieu fixé pour la halte, le repas que l'on fait pendant la tialte. Los chasseurs se servent également de ce mot dans ces deux acceptions.

Halle est encore un commandement militaire, qu'on emploie pour enjoindre à une troupe de s'arrêter.

Halte-là veut dire : Arrêtez- vous là, n'avances pas davantage ! Il est principalement usité en termes de guerre : c'est ainsi que la sentinelle crie à une patrouille, à une ronde : Halte-là! Dans le langage familier, halte-là s'emploie lorsqu'une personne s'émancipe et va au delà de ce qui convient, pour l'arrêter, pour lui imposer silence.

Jadis on a écrit halte hait, et l'on a dit halter pour faire halte , se déposer à une halte, s'arrêter.

HALLIU.1E (de il;, sel , et tpvov , œuvre). Cest le nom scicutifique donne à l'art d'extraire, de purifier ou de fabriquer le sel employé tant dans les usages domestiques que par l'agriculture (voyez Saunes). En chimie on réserve plus spécialement ce mot Dour désigner la partie de la science qui Iraite des sels en général.

HAM* petite ville forte du département de te S o m m e, avec 2,375 habitants, des moulins à farine, des sucreries, et un vieux château, transformé en prison d'Etat, dont la principale tour, haute de 33 mètres sur autant de diamètre, passait jadis pour la plus forte de France. Les murs ont 1 î mètres d'épaisseur. On y lit au-dessus de la porte d'entrée cette inscription en caractères gothiques : Mon mieux. Il fut construit vers 1470, parle connétable deSain t-Pol. Le château de Uam servit de prison d'État au célèbre marin

HAM — HAMASA

Jacques Cassant, à Marbceuf, à Vtetor Hugues , à Jules de

Polignac, au maréchal Mon cey.

Sons Louis-Philippe, Peyronnet, Polignac, Chantelauze, Guernon-Ranville, signataires des ordonnance* de juillet 1830, y sidnreot une asaez langue détention, ainsi que Lo u i s-N apoléon, à la cuite de son écliaofiouréc de Boulogne. Bou-M az a et Cabrera y passèrent aussi quelque temps.

[On battait monnaie à Haut dès le régne de Charles le Chaute. En 932, Herbert de Vennandois s'en rendit tnaUre; mais Haro fat remis sous le pouvoir du roi de France par Hugues Le Blanc et Gilbert de Lorraine. L'année suivante, Eudes, fils d'Herbert, s'en empara de nouveau, el par suite d'un accord signé en 934 avec Raoul de France, la possession lui en rat assurée. En 1369, sous le règne de Charles V, les Anglais, refoulés de laGuyeunedansIe nord de la France, tentèrent inutilement de s'en emparer. Pendant les troubles désastreux du quinzième siècle, Ham soutint le parti du due d'Orléans, et fut en butte aux attaques des Bourguignons : c'est ainsi qu'en 1406 cette ville rat livrée au pillage; qu'en 1411, lorsqu'elle te relevait à peine de ses ruines, elle fut assaillie par le duc Jean de Bourgogne; et, malgré la défense héroïque du connétable d'Albret, elle fut contrainte de souffrir In loi du vainqueur; « et là, dit Pierre de Fénin, chroniqueur contemporain, feirent les Flamens grand pillage et mirent le feu partout ». En 1414 Jean de Luxembourg s'en rendit encore maître, « et fut U ville toute robéo et dévêtue de tous biens ». Cependant, les Bourguignons s'y établirent , et en 1428, Othon de XaintraiUes ayant pénétré dans la place par escalade, en fut chassé peu après par Jean de Luxembourg. En 1434 les troupes royales y pénétrèrent encore, et la ville dut payer 40,000 écus d'or. Enlin, en 14G8 un traité fut signé à Ham entre les députés de Louis XI et de Charles le Téméraire.

Après la désastreuse bataille de Saint-Laurent, Ham tomba au pouvoir des Espagnols ( 1567); mais par le traité de Cateau-Cambrésis, signé en 1559, cette ville fut rendue à la France Profitant des troubles de la Ligue, les Espagnols y rentrèrent, et gardèrent cette place jusqu'en 1595, où elle fut reprise par les Français, après un combat très-vif; et depuis lors elle lenr demeura. En 1815 U ville obtint une capitulation honorable.

La seigneurie de Ham, qui fut érigée en pairie en 1407 , fut possédée par les familles de Courcy , d'Orléans , de Luxembourg et de Vendôme.

Cette villo possédait une abbaye qui est célèbre dans l'histoire. Fondée ou rétablie en 1108 par Odon, seigneur du diateau de Ham , comme il résulte de la charte donnée par Baudry, évéqtie de Noyon , elle fat occupée par des religieux de l'ordre de Saint- Augustin. En 1641 ces religieux embrassèrent la réforme de là congrégation de France, et le monastère fut entièrement restauré en 1678, par Louis Fouqoet,évêqued'Agde, et trente-septième abbé conunendatairc.

La ville de Ham contenait autrefois trois paroisses ; elle u'en renferme plus maintenant qu'une seule, dans laquelle on retrouve quelques restes d'architecture romane ; on fait en eifet remonter à l'église primitive de 1 108 le portail principal , ainsi que les murs inférieurs de l'édifice. La crypte ou église souterraine excite encore l'admiration des archéologues. A. u'HÉaicotBT. ]

HAMAC, espèce délit suspendu dont font usage a plupart des peuplades aborigènes de l'Amérique , et que beaucoup de créoles et d'Européens habitant le nouveau continent préfèrent aux meilleurs de nos lits d'Europe. Ce meuble Tort simple d'ailleurs est susceptible de recevoir les ornements les plus variés. Les hamacs des Caraïbes sont ceux dont on fait le plus de cas. Ils sont formés d'un grand ' morceau d'étoffe de coton , épaisse comme du drap , d'un tissu très-égal et très-serré, ayant la figure d'un parallélogramme, de trois mètres environ de long, sur deux de large. Tous les fils de l'étoffe sur les bords des deux longs cotés excèdent la lisière d'environ J0 centimètre*, et sont dis-

posés parécheveaux formant des espèces de bond* diiti lesquelles sont passées de petites cordes, de quarante a eu q uante centimètres de longueur, qu'on Doinroe s'/W, senaot

ces petites cordes, réunies par une de leurs eitrmui^, forment une grosse t>oucle a chaque extrémité du hawv. C'est dans ces boucles qu'on passe les rubans ou iy>**> cordes, qui servent à suspendre la machine ùu haut de la case ou aux branches d'un arbre. Dans les colonie*, le femmes riches se font transporter dans des liaïuacs sumdus par leurs extrémités a un long bambou que deux aigres placent sur leurs épaules. Dans les voyages, te hamac est suspendu à deux bambous, et porté alors par quatre aet**

On donne aussi à bord de nos navires le nom de ton* à un morceau de grosse et forte toile que dans noiie ancienne marine, avant noa relations avec le nouveau Monde, on appelait branle, et qui ne diffère de ceux que mut tenons de décrire que par ses dimensions moindre» (îanties sur 1 ). On le suspend au plancher d'une chambre, d'unntrepont , d'une batterie, au moyen de deux faisceaux de car delettes appelées araignées, lesquelles s'attachent à dioV rents points des extrémités de ce rectangle. On r jma quelquefois un matelas, des draps et une couf ertore. C«t le coucher ordinaire des matelots ; el quand une Ikitai lH i avoir lieu, on se sert des hamacs en guise de para;*1* dot* à mettre les matelots i l'abri des coups de l'ennemi, ans qu'à protéger les principaux cordages. On attribue (motion du hamac < lectus pensitis) à Asctépiade. klercurul» en parle longuement dans sa Gyinua&lique. Akibiade M sévèrement censuré par les Athéniens de ce qu'au lieu de >• coucher aor le pont, il suspendait son lit avec dd corde pour éviter les mouvements du roulis. Sénèque pult le baignoires suspeudoes.

HAM AI) AN. Voyez Ecbatake.

HAM ADHYADES, nymphes que quelque» autan, et Properce entre autres, ont confondues avec les dryado Celles-ci étaient en général les protectrices des fan* une seule pouvait présider à un bois tout entier; <ia»K arbre, au contraire, avait sa déité, son hatnadryade, <)*' ' était renfermée : elle naissait, croissait et mourait m lui. Selon Athénée, on ne devrait compter que huit bas» dryades, filles d'Hamadiyas et d'Oxylos, son frère. Us* avaient donné leurs noms au noyer, au balanos «i mier, an cornouiller, au hêtre, au peuplier, à l'orne, * la vigne et au figuier; mais il est évident que l'on W faire une classe particulière des hamadryades qui pre?WJ'Ji à ces arbres, ou qu'elles avaient des attributs diifcreat»* ceux des nymphes, dont le sort était, comme ou l'a ta, atièrement dépendant de celui des divers arbre» avec M*1' elles étaient nées. Nous ne connaissons qu'un très-peul as» bre d'hainadryades sous les noms qui leur furent iiui**- Suivant Hésiode, cité par Plutarque, la vie des lunuJrudes se serait, selon la supputation la plus modérée, pe»**" jusqu'à 9)3,120 ans; ce qui ne. s'accorderait guère av« * durée ordinaire des arbres, auxquels cependant leur «*• lence était attachée. C'était particulièrement avec ir* clique les hamadryades étaient unies, eouune l'indique * nom, composé de ôtia, ensemble, et de «eus, chêne L'as»ration des arbres et des divinités qui y étaient attacl*» eJ attestée par toute l'antiquité; les monuments ont cou»*" aussi le souvenir de ce culte, et le* Pyrénées nous oui <flfl1 plusieurs autels qui rappellent tes voeux qui furent *lres<a des arbres, a cette époque où les Romains j»os?eda*fl' ' A quitaine et la province Nartionnaise. Alexandre uc Mit*.

HAMASA , c'est-à-dire bravoure. C'est le titre collection d'anciens chants héroïques arabes, que le Abou-Temam recueillit dans un grand nombre de soi*** manuscrites, et qu'il divisa en dix livre», dont le P""** le plus étendu contient les chants de guerre; d'où la d<»" mination générique donnée au recueil tout entier. La* *»U** livres contiennent des lamentations sur les morfs, de» clwsLd'amour, des sentences morales, etc. 11 n'y a pas dVwii*

HAMASA —

qui reproduise d'une manière aussi actuelle et aussi saisissante, la rie, les idées et les sentiments des fds du désert. Les traits d'Iiéroïsme les plus nobles , les pensées les plus délicates du cœur y alternent avec les éclats les plus sauvages de la vengeance et des plus odieuses passions. Ces poèmes font bien comprendre le phénomène historique des victoires incessantes remportées par ce peuple que fanatisait la religion de Mahomet. Dè* le onzième siècle , Tebrizi , écrivain arabe, composait des scolies fort étendues sur cet ouvrage; et Freytag les a ajoutées à sa traduction latine de YUamdsa (Bonn, 2 vol., 1828-1851).

HAMUACN, village du Palatinat bavarois, avec les ruines d'un \ie\n manoir féodal, où se tint le 27 mai 1832 une grande fête populaire , à l'occasion de laquelle eurent lieu des démonstrations politiques qui alarmèrent grandement les souverains composant la confédération germanique. Un journal démocratique , La Tribune allemande, répandait alors dans les contrées rhénanes une grande agitation , par la hardiesse des opinions qu'il émettait au sujet du nonaccomplissemeat par les souverains allemands de* promesses formelles de liberté qu'au jour du danger ils avaient faites à leurs peuples. L'anniversaire de l'octroi de la constitution bavaroise (ut considéré par le parti du mouvement nomme une circonstance favorable à exploiter pour gagner du terrain dans l'opinion. Une grande fete populaire fut dune annoncée pour le 27 mai 1832 aux ruines du château de Hambach; et on convia les populations des diverses parties île l'Allemagne a s'y faire représenter. Environ 30,000 personnes répondirent à cet appel; et, comme il n'arrive que trop souvent dans les grandes réunions d'hommes , les esprits , sous 1 Influence des ides mises en circulation par une presse évidemment révolutionnaire , témoignèrent bientôt d'une exaltation extrême. A ce moment on distribua à la foule des milliers d'exemplaires de la traduction allemande de la Déclaration des droits de l'homme, puis on riéjdova l'étendard tricolore allemand. Des discours passablenieut incendiaires terminèrent cette démonstration patiiotique, dont le relentissementeo Allemagne fut immense, et qui provoqua tout aussitôt de la part de la diète germanique les mesures et les précaution» répressives les plus énergiques. Une tentative faite l'année suivante ponr renouveler à Hambach les mêmes scènes fut déjouée par le gouvernement. En 1842 le manoir de Hambach fut débaptisé pour être offert, sous le nom de château de Max (Maxburg), par la province do Palatinnt, au prince royal de Bavière, Maximilien, à titre de présent de noces.

HAMBOURG, lapins grande des villes libres de l'Allemagne et la plus importante de ses villes commerciales, est bâtie dans une belle contrée, sur les bords de l'Elbe, à 13 myriamètres de l'embouchure de ce fleuve dans la mer du Nord, et sur les rives a l'Ai* ter. Au nord-est et encore au dehors de la ville, l'Alster forme un grand bassin ( VAussenals/er, l'Alster extérieur), communiquant avec un ba»>in moindre, situé à l'intérieur de la ville ( le Binnenaister, l'Alster intérieur); et tous deux sont en communication l>ar des canaux avec l'Elbe, où l'Alster va se jeter à sa sortie de la ville. Un bra-s de l'Elbe, qui de l'est entre dans la ville, s'y partage en canaux décrivant de nombreuses sinuosité*, et qui se réunissent tous au sud de Hambourg pour se confondre avec le canal de l'Alster et former un port prorond, dit Oberha/en ( port supérieur), à l'usage des navires qui arrivent à Hambourg en descendant l'Elite, puis va rejoindre le principal bras du fleuve. Celui ci, qui baigne la ville au sud, y forme le vaste port inférieur (Siederhafen), qu'on divise encore en port intérieur et port extérieur, et reçoit les bâtiments du commerce. Des canaux ( appelés ici F leele ) parcourent la partie basse de la ville dans toutes tes directions. Un iossé assez profond , large de 40 mètres et rempli d'eau provenant en partie de l'Elbe, entoure en outre la ville. Les communications entre ces voies d'eau intér 'cures ont tien au moyen de soixante ponts. L'immense IHHit île bois •pie le maréchal Davousl ht jeter sur l'Elbe

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