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en 1813, et qui reliait Hambourg à llarbourg, n'existe plus- Hambourg est partagée en vieille ville (Altstadt) et en ville neuve (Keustadt) avec les faubourgs de Saint- Georges et de Saint-Paul ou I/amburger-Berg. La vieille ville, qui en forme la partie orientale, et qui en grande partie se compose d'Iles, et la ville neuve, qui en forme la partie occidentale, constituent un tout depuis 1615, et sont divisées en cinq paroisses : Saint-Pierre, la seule église qu'il y eut jusqu'au milieu du treizième siècle; Saint-Nicolas, la plus petite, mais la plus riche; Sainte-Catherine, qui conlieut les plus riches magasins; Saint Jacques, réunie à la ville au quinzième siècle, et Saint-Michel, la plus grande de toutes. Le faubourg Saint-Georges, situé a l'est de la ville, date du treizième siècle; mais il ne prit des développements considérables qu'à la fin du dix-huitième siècle, époque où les émigrés français vinrent en foule s'y établir. Le faubourg Saint-Paul, qui confine à l'ouest à Altona, est mentionné de bonne heure dans les annales de la ville, sous le nom de de Hamburger- Ber g (Montagne de Hambourg); mais c'est dans ces derniers temps seulement qu'il a pris de plus en plus l'aspect d'une ville. Dès 1804 on avait démoli les anciennes fortifications qui entouraient la ville; quant à celles qui y élevèrent les Français au temps de l'occupation, la guerre ne fut pas plus toi finie, qu'on s'empressa de les raser, et depuis 1819 de gracieux jardins anglais les ont partout remplacées. Toutefois , on a maintenu l'usage des Portes , qu'on ne peut plus franchir, le soir une fois venu, qu'en acquittant un modique péage. 11 n'y a pas longtemps qu'à minuit précis elles étaient strictement lermées jusqu'au lendemain matin.
Les rues sont bien pavées, sillonnées à l'intérieur de la ville neuve par un vaste réseau d'égouts souterrains et éclairée» au gaz. Parmi les rues les plus importantes, on peut citer l'ancien et le nouveau Jungfernstieg , l'Alsterdamm, l'Esplanade, le nouveau et l'ancien Rempart, la Ferdinand*strasse et VAdmiralitxtsstrasse; et parmi les nombreuses places publiques, VAdolphplatz, située à peu près au centre de la ville, où se trouve la nouvelle Bourse, inaugurée en 184 G est la plus considérable. A la suite du terrible incendie qui dévasta cette ville en 1842, Hambourg a singulièrement gagné sous le rapport de l'aspect extérieur, parce qu'en reconstruisant on a fait disparaître les rues étroites et tortueuses, et que les rues nouvelles ont pour la plupart été reconstruites sur un plan nouveau. Indépendamment des cinq grandes églises paroissiales prolestantes qui donnent leur nom chacune à un quartier de la ville, Hambourg possède deux églises succursales; une église réformée allemande et une église réformée française, toutes deux depuis 1785; une église anglicane (depuis 1818) ; une église réformée anglaise (depuis 1826); une église catholique; un temple israélite (inauguré en 1844 ) et sept synagogue». Le plus beau de ces édifices consacrés au culte est l'église Saint-Micbel, avec sa tour, haute de 152 mètres, construite de 1702 à 1780, par rarclHlecte Sonnin et avec des dépenses immenses , quand un incendie eut détruit, en 1750, l'église du Saint- Sauveur. L'incendie de 1842 dévora les église» Saint- Pierre, Saint-Nicolas et Sainte-Geitrude; et a la suite d'un sinistre de même nature, l'Eglise de l'Hospice des Orphelins avait perdu sa tour en 1839. En hit d'édifices publics , on doit surtout citer , après la nouvelle Bourse , l'hôtel de ville , sur le nouveau rempart, l'Amirauté et le nouvel arsenal, le nouvel Hôpital général, qui peut recevoir 3*500 malades, l'Hospice des Orphelins et le Mont-dc Piété. L'incendie de 1842 dévora l'ancien Itotel de vUe, qui datait du treizième siècle, la Banque, qui ne datait que de 1827, 1 ancienne Bourse, la Bœrsenhalle, le Commercium avec sa bibliothèque, sa collection de cartes marines et de carte» géograpbiques, etc., l'édifice appelé dos Hohe ou Bimbeckschc-Uaus, avec les caves du conseil municipal, etc., sans compter la maison de correction et le dépôt de mendicité , qui déjà avaient été en partie la proie des flammes en 1839. Mentionnons encore, en lait d'édifices remarquables , le BaumAaus, à <
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sa ravissante situation sur l'Elbe, le Kaiserhof, et la maison de Klopstock. Du haut de la tour de la grande machine hydraulique qui fournit d'eau potable toute la tille de Hambourg, l'œil découvre un admirable panorama.
Le territoire dépendant de la ville libre de Hambourg occupe une superficie de près de cinq myriamètres carrés , et renfonne, y compris la ville, une population d'environ 300,000 âmes. U se compose des Iles et des villages situés près de la ville, du bailliage de Kitzebuttell au nord-ouest du duché de Bremen, avec le bourg de RitiebulteJ, de dix h a ven , de l'Ile de Neuwerk , et du bailliage de Bergedorf, sibié à l'est de la ville, dont Hambourg partage la possession avec' Lubeck.
La constitution politique de Hambourg, aristocratie de la propriété foncière, a pour base le grand récès de 1712, dressé par une commission impériale, et est depuis 1814 ce qu'elle était avant 1810. A la téte de l'Etat est placé un sénat , composé de quatre bourgmestres et de vingt-quatre sénateurs et qui se recrute par une combinaison participant tout k la lois de l'élection et du sort. Trois des bourgmestres et onze d'entre les sénateurs doivent être gradués eu droit; les autres sont des négociants. Au sénat sont adjoints quatre syndics, un protonotaire, un archiviste et deux secrétaires, mais n'ayant que voix consultative. Le sénat exerce le pouvoir exécutif ; mais il ne saurait rendre de lois saus l'assentiment préalable des bourgeois ayant droit de voter (erbgesessene Bûrger), et dont le nombre est minime relativement au chiffre total de la population. Est erbgcsessener Bûrger (citoyen ayant droit de voter) quiconque dans la ville possède un héritage (Erbe) de 1,000 tbalers, et dans les faubourgs quiconque possède une capital de 2,000 thalers. Cette bourgeoisie pourvue de droits politiques est divisée en cinq paroisses, dont chacune élit trente-six bourgeois dans son sein pour former le grand comité du collège dcsCenr quatre-vingts. Celui-ci élit le collège des Soixante, dont les quinze membres les plus âgés forment le collège des Anciens. Il n'y a que ceux-ci et les membres du sénat qui reçoivent un traitement Une commission particulière de bourgeois est chargée de l'administration financière. La justice est distribuée par diverses autorités en première instance , par le tribunal supérieur en appel, et en dernière instance par nne cour suprême d'appel commune â Hambourg et à Lubeck. Les revenus publics de Hambourg ont de tout temps été fort considérables , tans que jamais l'impôt ait eu rien d'écrasant; et ce n'est qu'à la suite des dettes énormes que la ville dut contracter k l'époque de l'occupation française , que les impositions foncières y durent subir une notable augmentation. Dans ces dernières années , les revenus municipaux se sont élevés k 6 millions de marcs (près de 10 millions de francs). La dette de la ville s'élevait encore à environ 23 millions quand l'incendie de 1842 vint rendre nécessaire un nouvel emprunt de 32 millions, qui l'a portée â &5 raillions. Dans le petit conseil de 1a confédération germanique , Hambourg et tes autres villes libres d'Allemagne ont une voix en commun ; elles en ont chacune une dans les assemblées pléniéres. Hambourg fournit à l'armée fédérale un contingent de 1298 hommes ; elle entretient en outre un bataillon d'infanterie de 1050 hommes, deux compagnies d'artillerie et un escadron de cavalerie pour l'occupation de la ville. Tout bourgeois de l'âge de vingt-deux à cinquante ans est d'ailleurs astreint à faire partie de la garde bom^eoisc, composée de huit bataillons d'infanterie, d'un bataillon de chasseurs, d'un escadron de cavalerie et de deux compagnies d'artillerie , formant en >emblc un effectif de 10,000 hommes parfaitement armés et exercés.
Hambourg abonde en sociétés charitables, en institutions île crédit, et les établissements d'instruction publique n'y sont pas moins nombreux. Mous citerons entre autres l'observatoire, situé en avant de la porte d'Altona; le jardin botanique ; le nouveau Gymnase, sur la place de la cathédrale ; l'École supérieure, établissement tenant le milieu entre une université proprement dite e» nos lycées, pourvu d'i
riche bibliothèque et de diverses Collections scfenlilîqatt; le Johnnneum, ou école latine , inauguré eu tsîs par Bugenhagen , aujourd'hui moitié école savante et moitié «<* industrielle. On y compte en outre un grand nombre d'écoles primaires, tant payantes que gratuites, de sociétés savante, de sociétés religieuses ou philanthropiques. La bibUolh^w de la ville est riche de 150,000 volumes et de 5,000 manuscrits; celle du Commercium en compte 30,000. Depuis IM il existe un Muséum, provenant en partie de l'ancien Mof/e Rodeng. La ville possède aussi une galerie de tableaui, d depuis 1850 une exposition permanente des beaut-arts. us y compte deux théâtres : le Théâtre de la viile,H\e TMln de Thalie, spécialement consacré à la comédie et a l'opra Le Théâtre d'Apollon , fermé depuis 181 S, ne sert pie que pour des concerts et des bals masqués. Un grand nomta de journaux paraissent à Hambourg ; les plus répandus utt les Hamburger Nachrichten (Nouvelles de Hambourg!, le Hamburger umparteiisehe Correspondent (Correpw, dant impartial de Hambourg), la Baersenhalle , le »■ schûtz , la Réforme. On y compte aussi un bon nombre * sociétés d'assurances parfaitement organisé.
Le commerce constitue la principale source de pro«|wit< de cette ville, qui est te principal entrepôt de nurcbaadiHi existant sur le continent. Hambourg, on peut le dire, k reconnaît pour l'importance des transactions commeftius que la supériorité des places de Londres, Liverpool H Se»- Yorck. Entourée de rivalités oppressives ou ombrageuse, * gouvernements dont l'administration était fondée sur les restrictions fiscales et sur te monopole , cette ville, âme de « ligue Hanséatique, comprit de bonne heure k* aTanlJ?* qu'un grand port peut retirer de ta liberté du commère jointe à l'esprit d'entreprise et d'association. Dès la lis ^ seizième siècle, on voit ta Hanse consacrer le droit «la neutres intervenant dans les transactions des puissante Wlégérantes. En 1624, les premières compagnies d'assuré maritimes se créent k Hambourg, en même temps qo'ouw*titoe un tribunal de commerce, et une banque destinée àdoaaer plus de sécurité aux échanges contre l'altération des monnaies. La ligue Hanséatique encourage par tous tes en son pouvoir l'industrie allemande, dont elle s'éubtt « facteur et dont elle exporte les produits , non pas seuten»! dans les différents ports de l'Europe , mais encore ifi&P dans le Nouveau Monde. Devançant de plus d'un grandes réformes économiques opérées il y a une diiwe d'années en Angleterre par le parlement d'Angleterre i» voix de Robert Feel, ta Hanse abolissait en i"îJl* droits de transit et de sortie, et réduisait sucressi'e** jusqu'à 2 et même 1 pour 100 tous les droits d'entrée, exemption absolue de droits quelconques |>our tes piu». les farines , les boissons, les métaux, les (ils et les to» Comme Brème, comme Lubeck, Hambourg t'eupr*"* d'accueillir les ouvriers habiles et les commerçants tri eux que les persécutions religieuses des seiùème et <tn* septième siècles forçaient k luir des Pays-Bas ou de Fris* L'indépendance des colonies anglaises de rAroériq** Nord ouvrit une nouvelle ère de prospérité pour Huak»1?qui s'empressa d'établir aussitôt d'activés et multiple* relations de commerce avec les contrées trausatlaa^ Les funestes guerres de l'empire et le blocus continu*' portèrent sans doute une atteinte grave k cette pr»f "x mais on peut dire, en revanche, que Hambourg. est Brème le port de l'Europe qui a le plus profité de 'laineuse développement donné par quarante annee* de aux entreprises commerciales et maritimes de tous p**
L'ensemble du commerce de Hambourg en présente une valeur de 866 millions de marcs ( I "•dû" 627 millions de trancs), dont 834 à rentrée cl sortie. C'était 189 millions de plus qu'en l'année |*£ dente , et 437 de plus que la moyenne quinquennale * i£J à 1852. Pour apprécier l'importance de ces cliiifrc*. « se rappeler qu'ils égalent la moitié de llmportan« j'', do commerce extérieur de la France, nation Je
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millions d'habitant», tandis qu'on n'en compte à Hambourg et dans toutes se* dépendant es que 300,000 ; qu'ils approchent très-près de l'importance totale du commerce extérieur du Zollverein, qu'ils l'emportent de beaucoup sur le commerce extérieur de l'Autriche , excèdent de 3 a 400 millions ceux de l'Espagne et de la Belgique , et qu'ils répondent a plus du double de tout le commerce extérieur de la Russie, ce vaste empire aux soixante-deux millions d'habitants. Sur ce total de I milliard 627 millions d'échanges, les opérations du commerce maritime comptent pour «76 millions, c'est-sdire un peu plus de moitié ; le rrste appartient aux échanges parla Toie dé terre, et surtout par la voie de l'Elbe, ce beau fleuve qui directement ou par ses affinent* met Hambourg en communication avec les plus riches contrées de l'Allemagne, avec la Bohème, la Sllésio, la Thuringe, la Saxe, le Hanovre, le Mecklembourg, etc., et qui traverse des contrées d'une richesse et d'une fertilité incomparables. Les marchandises arrivées par mer et par Altona proviennent principalement d'Angleterre et de la Plata, des Etats-Unis, des Pays-Bas, de la France, des Antilles et de l'Australie. Sur les provenances de terre les chemins de 1er de l'Allemagne, àenx seuls , prennent on apportent pour près de 360 millions, et l'Elbe environ 100 millions. Les bois, les lins et les chanvres du Nord, les blés de l'intérieur, les sucres, les cafés, les tabacs, les cotons, les peaux brutes d'outre-mer, les houilles, les métaux , les tissus, les boissons, les objets, fabriqués d'Enrope , constituent le gros des importations, auxquelles viennent s'ajouter, à la réexportation, les articles spéciaux a l'industrie allemande, objets d'un commerce fort actif sur les marclK* <l« l'Amérique du Sud. Grâce à la réforme du tarif des denrées alimentaires opérée en Angleterre par Roltcrt Peel, Hambourg expédie aujourd'hui à Hull, a LeJUt,à Londres , a Hartlepool et a IVcwcastle d'immenses quantités de céréales et de bétail fournies par les contrées septentrionales de l'Allemagne , et en particulier par les duchés de Schleswig-llolstein. Cette ville est aussi le grand entrepôt tics vins de France pour le nord de l'Europe; et par suite <iYi:c<it»b:cmc3t, il n'est pas raie d'y voir vendre les produits de nos principaux vignobles à bien meilleur marché qu'aux lieux mêmes de la production. Nos soieries, nos lainage*, nos spiritueux, nos porcelaines, nos bronzes, nos papiers et vingt autres articles de notre fabrication sont également bien reçus sur ce marché, avec lequel nous effectuons par mer seulement pour 19 à 20 millions d'échanges par an.
Le mouvement maritine du commerce de Hambourg est à l'enlrée de 4,200 navires, qui y apportent environ 1100,000 tonnes de marchandises. Son effectif maritime est considérable, moins par le nombre que par l'importance croissante des bâtiments; il était marine entière non comprise) au 31 décembre 1854 de 458 navires de long cours, jaugeant ensemble 1 59,868 tonnes métriques. Daus cet effectit figuraient tl steamers, dont 9 en fer, et tous à hélice. En 1 853 HamlHMirg n'en possédait que 0. l-e* deux plus forts jaugent 2,400 tonneaux , et étaient destinés à ouvrir au printemps de la présente année I8i5 un service direct et régulier de communication à vapeur entre Hambourg et New-York. Sur les 456 navires «le long cours que compte le port de Hambourg, 25 des pins torts font l'office de paquebots, et desservent les lignes .de l'Amérique et les. transports il'émigranls. La prospérité toujours croissante des marines «le Hambourg et de Brème s'explique surtout par l'extension qu'a prise dans ces derniers temps l'émigration allemande pour l'Amérique du Nord, pour le Brésil, pour l'Australie et pour la Californie. Sans doute à cet égard Brème a encore l'avantage sur sa rivale; mais le courant de l'émigration commence aussi à se diriger sur Hambourg, comme on en pourra juger par les chiffres suivants : En 1851 il ne s'était embarqué à Hambourg que 13,127 émigrant*. L'année suivante, 1852, du V janvier à la mi-septembre seulement, ce chiffre s'élevait déjà à plus de 20,000 individus (sans compter ceux qui étaient allés s'embarquer à Uull ou a Liverpool). En 1854 il fut d'environ 3l,00t).
Si Londres est le grand marché d'or de l'Europe, on peut dire que Hambourg en est le grand marché d'argent ; et la banque de cette ville est une des pins importantes institutions de crédit qui existent en Europe (voyez Banque). Le* assurances maritimes y donnent lieu aussi à d'immenses affaires. Pour la seule année 1851 les risques assurés par les différentes compagnies d'assurances s'élevèrent à la somme de 488,287,375 francs. L'industrie manufacturière ne laisse pas non plus que d'y avoir pris de grands développements. Sans parler des diverses industries qui se rattachent à la construction et à l'armement des navires, nous citerons ses immences raffineries de sucre, ses fabriques de cigares, ses fonderies de fer, de cuivre (on y alflne la plus grande partie du minéral de cuivre provenant des mines du Chili), ses fabriques de biscuit , ses ateliers pour la préparation des viandes salées (on en fournit a l'An
seule pour plus de 0 millions de francs par an), ses fabriques de voitures, d'articles de sellerie et de harnacltement, de meubles, ses moulins à bois de teinture, etc. Depuis f 840 un chemin de fer relie Hambourg à Berlin.
La fondation de Hambourg est attribuée à Chariemagne, qui, au commencement du neuvième siècle, lit construire sur la hauteur séparant l'Elbe de la rive orientale de l'Aister un château fort, destiné à tenir en respect les populations païennes du voisinage. La situation sur les rives de l'Aister et de la Bille, an point où la marée cesse de se faire sentir dans l'Elbe, en faisait d'avance un point tout à fait privilégié pour le négoce. Dès le douzième siècle il en est fait mention comme d'une importante place de commerce. L'empereur Frédéric l" en affraaclriasant, en 1 199, do tous droits de douanes la navigation de l'Elbe depuis Hambourg jusqu'à son embouchure , et l'empereur Olhon IV, en l'érigeant en ville libre impériale, ne contribuèrent pas peu à sa prospérité. Elle était déjà en possession d'un territoire important et de grandes immunités, lorsqu'en posant par son traité d'alliance conclu, en 1290, avec Lobée* les bases de la confédération marchande devenue bientôt après si célèbre sous le nom de Hanse, elle ne fit depuis lors que toujours devenir plus riche et plus puissante. Vers la fin du quatorzième siècle de dangereuses discordes civiles éclatèrent entre le sénat et les bourgeois; mais les périls extérieurs que la Hanse eut alors à combattre y mirent lin. Les habitants eurent longtemps à lutter péniblement contre les déprédations des Vital iens, et plus tard contre les entreprises du roi de Danemark Christian 1", jaloux de leurs ricltesses et de leur commerce. Après la décadence de la Hanse, Hambourg n'en maintint pas moins jusqu'en 1810 son étroite alliance avec les villes de Brème et de Lubeck. La information y fut introduite sans dillicultés en 1 529. La guerre de trente ans , pendant toute la durée de laquelle elle jouit de la plus profonde tranquilile, lui valut un accroissement notable de population. Mais alors recommencèrent les conflits entre le sénat et la bourgeoisie,' cou- Dits qui en 1708 amenèrent une insurrection si grave, que les bourgeois notables durent à cette époque invoquer l'intervention de l'empereur; et c'est alors que fut publié le reces impérial, qui aujourd'hui encore, comme nous l'avons déjà dit, sert de hase à la constitution politique.
Les nombreux émigrés qui vinrent alors des bords du Rhin, des Pays-Bas et de France, se fixer dans ses murs contribuèrent au développement de sa prospérité, toujours croissante; elles industriesspéciales qu'ils y apportèrent l'affranchirent d'une foule de tributs qu'elle avait dû jusque alors payer à l'étranger. La révolution française en y attirant plusieurs milliers d'émigrés, de tous les rangs eu fit pour ainsi dire un ville toute française. Au commencement du dix-neuvième siècle Hambourg était donc une de* plus riches et des plus heureuses républiques qu'il y en tau monde. L'invasion du Hanovre, en 1803, par une armée française lut le premier événement politique qui porta une grave atteinte à sa prospérité. Hambourg dut alors avancer aux étals de Hanovre une somme de î',125,000 marci
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En '1806 les Français t'en) parèrent du bailliage de Ritzebutlel, pour barrer l'Elbe aux Anglais; et par représailles une escadre anglaise vint miroitement bloquer l'emtiouehure dece fleuve. Le commerce de Hambourg fut alors rédoit à (aire se» expéditions par Husutn et par Tonningen et à mnnir toos ses envois de marcliandises en Hanovre ou Men en remontant Pfclbe de certificats d'origine non britannique. Après la paix de Tilsitt, les troupes françaises Pévaencrent; mais elle ne récupéra alors qu'une ombre de son indépendance passé*. Les généraux de Napoléon la pressuraient toujours à qui mieux mieux; et enfin un décret Impérial, en date du 13 décembre 1810, l'incorpora formellement à l'empire français pour en faire le chef-lieu d'un nouveau département, celui des Bouches de l'fSlbe. Le colonel russe Tettenbora en ayant pris possession le 18 mars 1813, & la tète «Tnn petit corps d'armée, Hambourg s'empressa de rétablir son ancienne constitution ; mais dès li! 30 mai suivant les Français commandés par le maréchal Davoust s'en rendaient de nouveau maîtres. Tant pour pourvoir aux frais des fortifications dont H entoura la Tille que pour la châtier de sa défection, le général français y lova une contribution de pierre de 4 8 millions de francs. Plus tard, il saisissait la banque de Hambourg, dont les caisse* contenaient encore près de onse millions de francs; enfin, dans les derniers jours de cette même année ISIS , Davoust , pour diminuer le nombre des bouches & nourrir, expulsait impitoyablement de la ville, par toute la rigueur de l'hiver, plus de 30,000 individus, sans distinction d'âge ni de sexe, en même temps qu'il faisait brûler aux approches de la ville tes habitations de plus de 8,000 individus laissés ainsi sans asile. L'armée russe aux ordres de ltenningsen, qui vint alors investir la place, étant trop faible pour entreprendre un siège régulier, se borna à la tenir étroitement bloquée; et ce ne Ait que le SI mai 1814 que Davoust se vit obligé de capituler et de faire arborer à ses troupes la cocarde blanche. Les perles éprouvées de 1806 à 1814 par la ville de Hambourg ne s'étaient point élevées à moins de cent quarante millions de marcs banco, soft environ 200 millions de francs.
La paix mi permit de réparer bientôt ces pertes cruelles. L'événement le plus mémorable qu'offre depuis lors son histoire, c'est le grand incendie qui du 6 au 8 mai 1842 en consuma une grande partie. 4,219 maisons formant 78 rues , trois églises et un grand nombre d'édifices publics furent entièrement réduits en cendres: et cent individus environ perdirent la vie au milieu des flammes. Cette affreuse catastrophe provoqua une sympathie générale; elle n'affaiblit en rien l'immense crédit de la ville, que l'on reconstruisit plus belle que jamais, avec une rapidité jusque alors inouïe. Les événements de 1848 y eurent aussi leur contre-coup. Une assemblée constituante s'y forma pour rédiger une constitution plus en rapport avec les idées actuelles ; mais à la suite de Poecupation de la ville par un corps d'armée prussien, cette assemblée dut se dissoudre; et en 18&0 le triomphe à |)eu près général de la réaction en Allemagne eut pour résultat d'y rétablir, sauf de très-légères modifications, la constitution politique sous le régime de laquelle Hambourg était placée depuis 17 10.
HAMEÇON, mot dérivé du grec 4u.ua, tout ce qui sert à attacher quelque chose, dont on a fait tes mots latins hamus, crochet , et hamlcio : c'est le nom donné à un petit crochet de fer ou de fil d'archal, armé en dessous, à son extrémité, d'une pointe appelée barbe ou ardillon. On attache les hameçons à des lignes ou k des filets; on en recouvre la partie qui forme le crochet d'un appât, auquel le poisson vient mordre : aussitôt qu'il a avalé l'hameçon , Il veut le rejeter; mais, se trouvant retenu par la barbe, (I ne peut plus se dégager.
la plupart des peuplades sauvages auxquelles la pèche procure une partie de leur nourriture se servent aussi de hameçons, fabriqués quelquefois avec beaucoup d'art : des os et des arêtes de poisson leur suffisent à cet effet. Outre
HAMILTON les hameçons ordinaires, dont la grandeur varie selon crik des poissons que l'on veut pécher, il en est , destinés à la pèche a certaines heures el dans certaines circonstances, qui sont entourés de plumes, de manière k simuler des insectes, dont sont très-friands les habitants des eaux, ou, quand on pèche le gros poisson en haute mer, eni d'étoupes, de manière à simuler un poisson- volant.
Hameçon s'est pris au figuré : on- dit d'une quV//e mord à F hameçon, quand elle se laisse séduire par quelque artifice, ou quand elle s'abandonne a des decepti^na dont l'apparence agréable est propre à abuser.
En botanique, on a donné le nom d hameçon a une epu* crochue ou k tin poil recourbé.
HAMEÇONS ( l'action des). Foyes Cabillauds. HAMILCAR. Foyes Auilcab.
HAMILTON (Famille). Cette maison écossaise, justement célèbre par ses alliances, son influence et les rôle, importants que jouèrent dans l'histoire un grand nombre de ses membres, descendrait, suivant une tradition qui u'-M rien moins qu'authentique, d'un certain Gilbert Il ami lion, dont le père, William de Hamilton, grand-chancelier d'Angleterre sous Ëdouard 1", ayant eu querelle arec JMa S|>enser, chambellan d'Edouard II, parce qu'il faisait devant loi l'éloge de Robert Bruce, roi d'Ecosse, tua son adversaire en combat singulier, et dut venir se réfugier auprès de Bruce, qui en. 1323 lui octroya k titre de fief la ctiâteUratt deCadyow, devenue de nos Jours le bourg d Hamilton, dan» dans le comté de Lanark On voit cependant un sir Walter-P. HtaiLTu* figurer dès l'année 1282 dans les rangs de la noMf>* écossaise qui vint prêter serment do fidélité a Édouardr; cest vraisemniaDienieni ceiui-ia qui uuimi de jtoDcri I rur le fief de Cadyow. L'un de ses descendants, James H vuitiu», mort en 1460, avant soutenu la cour contre Douglas, lut nommé, en 1455 , lord et pair d'Ecosse.
La considération et l'influence de cette maison s'accrurent encore lorsque le fils et héritier du précédent, James II «n ton, mort en 1479, épousa la sœur aînée de Jacques lit. Marie, qui lui apporta en dot le comté d'Arran. Riv&te de la puissante maison de Douglas, la famille d'Uamîtton * trouva dès lors en lutte perpétuelle avec eOe; et leurs sanglantes querelles dégénérèrent souvent en guerres civile James Hvuilton, comte d'Arran, comme lièntier de m mère (à partir de 1 503) , prit pendant la minorité oe Jacques V une part importante aux affaires publiques, devint en 1517 membre du gouvernement, et mourut en jwj. Soa fils, James, deuxième comte d'Arran, obtint en 1549, du ru de France Henri II le duché de Chatellerault en Poitou. A la mort de Jacques V, arrivée en IMt, le parlement d'Ecosse le déclara héritier présomptif de la couronne, et lui tawi la régence pendant la minorité de la reine Marie Stuart Mais comme Hamilton favorisa d'abord la réformation et soutint le parti anglais, te cardinal Beaton, m mère, Marie de Guise, et le comte de tèrent l'administration du royaume. Ami de la paix et de U tranquillité, James Hamilton, après de nombreuse* aitrra*lives de succès et de défaites, finit par renoncer noyesc.rt une pension annuelle à la régence en faveur de ta re» mère. Lui et son frère John Hamilton, qui Joua un rofc important comme secrétaire d'État et comice evèque ér Saint -Andrews, se prononcèrent pour le parti catholsqut quand éclatèrent les dissensions religieuses , tandis que te autres membres de leur maison se signalaient j>ar I *r-}rc* de leur xèle pour le protestantisme. Dans les troubles politiques dont le retour en Écossc «te la reine M ont Stuart fut le signal, les Hamilton, mus pur des intérêts de famille, se prononcèrent pour cette ayant été déposée, et Murray, son frère i décerner la régence en 1567, tes Hamilton formèrent ^ parti des amis du roi, lequel décida Marie Stuart a rétracter son abdication, et provoqua la bataille livrée en 13*" rès du bourg de Langslde, et à ta suite de UqoeUe W» t aller demander un asile k l'Angleterre. De cette
prè dut