‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 55 sur 614 · FUSTANELLE · texte numérisé non relu

FUSTANELLE

FUSTANELLE, partie du costume national grec, nuis particulière cependant aux homme»; c'est ce qu'on ypdk aussi la chrmue albanaise. Ce mot est dérivé du tare fystdn, et signifie au propre un vêtement de femme. Aiaat leur révolution , le» Grecs armés , les Klephtes notamment, portaient pour la plupart la fustanelle; et plus tard die a été conservée pour les milices irrégulières du royaume. Sur le continent grec , elle est généralement portée par les gens de la campagne ; car une fois hors d'Aiiwj<-i, on ne retrouve plus guère le costume européen que dan* les grandes villes. Depuis que la Grèce a été élevée au rang de puissance indépendante et que des populations grecques oa a (ait une nation ; depuis que le roi Othon a lui même a>ij{>té la fustanelle, comme partie essentielle du coutume national , les Grecs, dans les villes surtout, y attachent beaucoup plus d'importance qu'autrefois , et apportent infi- T.iuk-nt plus de soins à la confectionner de même qu'a en fabriquer l'étoffe. La fustanelle, d'une éclatante blanclieur, jJUnt ite la taille aux genoux, retenue et fixée sur lus an moyen d'une ceinture, est faite d'une fine étoffe i ; celle des gens de la campagne, ou de la milice, est d'étoffe plus grossière, et va jusqu'aux genoux en faisant •fe luges plu, qui sont l'objet d'un soin tout particulier et que, à l'aide du fer et de l'empois, on maintient fermes et unis. Citez le* ricties , le bord inférieur en est plus ou moins orné de broderies , et, comme les autres parties du costume national prec, 1a fu>tane)le fournit une vaste carrière à la vanité et au désir de plaire; aussi les fashionables grecs ont-ils fait de Part de porter la fustanelle l'objet de l'étude la pîtrs approfondie. A certains égards cette partie du costume grec rappelle le chitôn des anciens Hellènes, et présente quelque ressemblance avec le vêtement macédonien. Au lieu de fustanelles , les habitants des Iles et des ports de mer portent de larges pantalons bouffants, en cotonnades de couleurs bariolées et quelquefois aussi en soie.

FUSTET ( Bois de), produit d'une espèce de sumac, qui croit au midi de la France, mais qu'on trouve également a la Jamaïque, a Tabago, et dans quelques autres des Antilles. Le bots de fusletest entouré d'un aubier blanc ; l'intérieur est jaunâtre , quelquefois d'un jaune assez vir, mêlé de vert plie : l'alternation de ces deux couleurs le fait alors paraître veiné. H est peu compacte, et cependant assez dur, noueux et tortueux. Il est mis assez souvent dans le commerce, tronc et touche , d'une seule pièce. La racine est plus estimée que la brandies. Il arrive en paquets de baguettes , en brandies refendues, dépouillées de leur écorce , et quelquefois, mais rarement , en tiges tortueuses un peu grosses. Ce bots donne une teinture jaune. Il sert aussi aux luthiers , aux ébéniste* et aux tourneurs. Puont père

FUSTIGATION, action de fouetter.de faire subir à quelqu'un le supplice du fouet, application sur le corps de coups de fouet ; punition longtemps pratiquée dans les armées de France , et encore en usage dans quelques contrées du Nord. En vertu de l'ordonnance du 10 ilécembre l&TO, les goujats coupables devaient être fustigés à coups de fouet, les femmes suspectes ne devaient être battues que de verges. Sous Henri IV, le manche de la hallebarde tirait raison des infractions des fantassins ; cette correction s'appelait aussi le morion. Sous Louis XIII, les cavaliers, au lieu «Tètres bâton nés (voyez Bastonnade), n'étaient punis qu'à coups de plat de sabre, parce que, dit l'ordonnance, ils «ont en grande partie gentilshommes. La distinction dont la législation avait favorisé l'homme de cheval fut maintenue par la pénalité de 1727; U n'était battu qu'avec de l'acier; le piéton, qu'avec du bois. Le ministre Saint-Germain rêvait tans doute déjà l'abolition des privilèges quand il étendait à tous les hommes les coups de plat de sabre : c'était leur dire : Vous êtes tous gentilshommes. La galanterie avait décru en 1764 : ce n'était plus à coups de verges, mais à coups de fouet que les femmes saisies au camp deCompiègne étaient tl^dlées. La bastonnade prussienne s'infligeait jadis, sur la place, a la |*rade : c'était une des récréations des habitants et ut La cuirons. — t. j

Page 1