FUTAINE
de la garnison. La sebiagne autrichienne m distribuait à coups de baguettes de coudrier, ou à coups de canne : ceux que touchait la canne avaient l'honneur d'être châtiés de la main des officiers ou des sergents ; les autres ne l'étaient que par des caporaux. La canne de Pierre I" était un niveau, suspendu sur ses troupes : un général n'était pas plus exempt île ses atteintes qu'un fifre. Voilà comment le despotisme entend l'égalité. Le knout, qui n'épargne pas les épaules des Busses , s'appesantit sur celles des Mantchous; enfin le chat à neuf queues rappelle parfois l'utilité de la sobriété aux soldats anglais, qui en sont un peu trop oublieux.
G'1 Bardin.
FÛT (en latin fut lis,' bâton). On appelle ainsi en architecture la partie de la colonne comprise entre la base et le chapiteau. Les fnU sont des conoides , excepté ceux des colonnes dites torses, qui ont la forme d'un titre-bouchon, comme on en voit aux autels des églises du Val-de-Grace et des Invalides. Les fûts de l'ordre dorique grec sont des cônes tronqués, c'est-à-dire qu'ils diminuent régulièrement de grosseur de la base au chapiteau. Les fûts des ordr.-t ionique, corinthien, et dorique dit romain, soat reuflés à partir du tiers de leur hauteur ; mais la courbure de leur profil est assez arbitraire; elle dépend du caprice et du goût de l'architecte. Les fûts diffèrent de proportions : on en voit qui n'ont en hauteur que 4 ou & diamètres, tandis que d'au très en ont 7 , 8, o, suivant les ordres. Les colonnes d'ordre dorique, ionique et corinthien, sont tantôt lisses, tantôt cannelées, en tout ou en partie. Les fûts ornés ont des rtideutures dans leurs c a n n e I u r e s ; d'autres sont i ncrustés de bandes de marbre ornées de sculptures délicates ; enfin, on rencontre des fûts tout couverts de feuillages, de rinceaux, etc.
Dans plusieurs arts mécaniques, le mot fit est synonyme de bois ; on dit le fit d'un fusil, pour la pièce de bois qui formel» crosse, et sur laquelle ast ajusté le canon. Le fût d'une varlope est le morceau de bois qui porto le fer, la poignée de l'outil, etc. On appelle fit d'une girouette un bois plat comme une latte et large de quatre doigts, oii la girouette du vaisseau est fixée. Tkissùwc
FUT, FUTAILLE , se disent des tonneaux on l'on met lesspiritueuxetles huiles. Les futailles vides, surtout celles qui ont servi au premier de ces usages, sont encore l'objet d'un certain commerce. On en expédie en Belgique et en Hollande où elles sont employées pour les genièvres; étant déjà imbibées d'esprit, elles donnent moins de perte de liquide. Les futailles imprégnées d'huile servent à la pêche de la baleine, et le commerce île Marseille en emploie une grande quantité pour aller chercher des huiles dans le Levant.
FUTAIE, bois qu'on a laissé croître au-delà de l'époque ordinaire des coupes, et qui a été éclairci de manière à ce que chaque sujet pût atteindre son maximum en grosseur et en hauteur. Avant icette opération, vers l'âge de quarante ans, le bois reçoit le nom de futaie sur taillis ; dix ou quinze ans plus tard, c'est demi-futaie ; enfin, les bois de quatre-vingts, cent ans et pins, sont haute futaie. Les arbres des futaies sont les grandes espèces, telles que le chêne, fe clianne, le sapin, etc. , dont le tronc et les branches principales sont employés à confectionner des bois de charpente.
Toutes les terres ne conviennent pas à la culture des futaies : celles qui sont maigres et sèches, peu prorondes , ne fournissent pas de sucs assez abondants ; etles produisent des arbres qui poussent lentement, cl qui se couronnent avant d'avoir atteint de grandes dimensions ; les terres trop abreuvées de sucs, portent au contraire, des bois qui se développent avec rapidité, mais dont la texture n'est pas dense : ces bois ont le double inconvénient de |>eu résister aux chocs ou aux poids qu'ils ont à soutenir et de tomber facilement «n vermoulure. P. Gai'hert.
FUTAINE, étoffe croisée simplement ou double, qu'on fabrique avec une chaîne en fil et une trame en coton. Quand elle est double, clic n'a pas d'envers. Il existe des fulaines à poil. Dans les fabriques, on les garnit comme les draps ou les couvertures aux chardons.