HAOUSSA
être beaucoup plut civilisées que Iran voisina. Elles pratiquent l'art de la teinture, fabriquent des marchandises en cuir, et professent généralement l'ishunisaie. Leur langue, riche et expressive , d'ailleurs assez facile à apprendre, est répandue dans une grande partie de l'Afrique centrale. On l'a surnommée le français du Soudan, et on la comprend et la parle dans les villes commerçantes des peuplades voisines, qui d'ailleurs ont une langue à elles. La langue des Haoassaa possède une écriture qu'on écrit a la façon des caractères des langues sémitiques, avec lesquelles elle n'a pourtant aucun rapport ; et on a reconnu la fausseté de l'opinion qui autrefois rattachait ces populations ani populations puniques. Leur langue est même complètement éloignée de la famille des langues berbères, qui ont do moins plus de rapports avec les langues sémitiques.
La capitale du royaume d'Haoussa est Sakkatou , ville située sur le Zirmi, qui se jette dans le Niger a laoïtri, régnnèretnent bâtie et fortifiée, et centre d'un grand commerce. Cet endroit est célèbre dans l'histoire des voyages de décotivertes en Afrique, parce que ce fut là que H. Cl appert on trouva la mort, le 19 avril 1837. Le royaume d'Haoussa, après être demeuré peu étendu pendant des siècles , comme on le sait par les récits des géographes arabes du moyen Age, tomba vers la fin du dix-huitième siècle au pouvoir du célèbre chéik de Fellatahs Osmdn, qui embrassa l'islamisme, et par sa bravoure ainsi que par le bonheur qui s'attacha k se* armes, fonda un puissant Elal, qu'il continua de gouverner jusqu'en laifl. Il mourut cette année-là, et eut pour successeur son fils Bello, qui, k quelques* myriamètres à l'est de Sakkatou, fonda la ville «le Magana, dont les développements rapides témoignent des ressonrees et de la fécondité du pays. Indépendamment du récit que nous a donné Clapperton de son expédition sur le Niger , consultez Lard et Oldfteld , Narrative of an Expédition into the interiorof Afriea (Londres, i»37); Gooley, 77ie ISegroland o/ the Arabes (1841); Hndgson, Notes on Northern Ajrica, the Sahara and Soudan (New- York, 184î); Schaen, Vocabulary o/the Haussa Lnnguage (Londres, 1843).
I1AQUEBUTE. Voyez Hftcocnrnc.
HAQUENÉE, du mot espagnol hahinca, diminutif de haea. Cette expression s'appliquait indistinctement, |usqn'M seizième siècle, à toute espèce de cheval d'allure douce, facile à monter, et habituellement réservé aux dames; mats aujourd'hui , considérablement restreinte, cette dénomination n'est pins employée qu'à désigner une petite jument, de race bâtarde, qui va l'amble. On donnait le nom de haquenée du gobelet au cheval qui portait le couvert et te dîner des rois de France, dans les petits voyages qolls faisaient dans leurs provinces. Il parait que ce dtner frugal ne se composait que d'un poulet rôti, de confitures et de fruits. Un usage bizarre, qui existait encore au dix-huitième siècle, obligeait l'ambassadeur 'do roi de Naples de présenter tous les ans au pape, la veille de Saint-Pierre, une befte haquenée blanche, en signe de vassalité.
BAQUET, sorte de charrette dont l'Invention est due à Pascal , et qui permet , à l'aide du plus simple mécanisme, de charger et décharger très-facilement les marchandises, surtout lorsqu'elles sont en tonneaux. Le baquet , porté par deux roues, a pour pièces principales deux brancards massifs très-longs et très-rapprochés l'un de l'antre. Leur extrémité antérieure s'articule sur une Hmonière , de sorte que l'autre extrémité peut être amenée à toucher la terre- Dana cette position , le baquet offre un plan incliné, sur lequel on charge les marchandises au moyen d'une double corde qui s'enroule sur un treuil horizontal qu'un seul homme jieut faire mouvoir. Quand un fardeau est élevé, on le fixe à l'aide d'une cheville enfoncée dans un des trous dont sont percés les brancards du baquet ; puis on recommence la même manœuvre pour un autre. \jt déchargement s op**re eoeore plus rapidement.
H ARACII ou ARRACI1, rivière qnl a sa source dans le petit Atlas, sur le versant nord du Djebel-Onzra , un des prin-