‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 563 sur 614 · HARLAY · texte numérisé non relu

HARLAY

appris par caw dans les écoles, ainsi que g ha mas , ou la Perle du plongeur, recueil d'observations philologiques sur les fautes de langage qui échappent en parlant, même aux gens bien élevés.

H.YIUNPK ( JBAX-IsmoBK), maréchal de France , sénateur, etc. , naquit à Saint-Etienne de Baigorri (Basses-Pyrénées ), le 5 novembre 1 708. Volontaire en 1792, il fut nommé capitaine d'une compagnie franche en 17U3 et bientôt commandant d'un bataillon basque. En 1800 il prit part aux opérations dont le pays des Grisons fut le théâtre, puis il passa à l'armée d'Italie dans la division Monccy. Colonel en 1802, il alla faire la campagne d'Allemagne en IROiî, et se distingua à la bataille d'Iéna, où il fut blessé : le bulletin le comprit même parmi les morts. Général de brigade en 1807 , il se lit remarquer aux combats de Gutstadt, de. Geilsberget à la bataille de Friedland. Il fut ensuite envoyé sur les frontières d'Espagne, et devint chef d'état-major du maréchal Moncey. En 1810 il fut promu général de division, et le 29 mai itttl il commandait les troupes qui montèrent à l'assaut de Tarragone. Créé comte en 1813, il continua à servir en Espagne sous les ordres du maréchal Suchct; en 1814 il fut envoyé à l'armée du maréchal Sonlt, et le 10 avril , blessé a la bataille de Toulouse , il tombait au pouvoir des Anglais. Le gouvernement royal lui donna la croix de Saint- Louis, puis le commandement de la 15r division militaire. A l'époque des cents jours il commanda la Indivision de l'armée des Basses-Pyrénées; pendant toute la restauration , il vécut retiré dans sa propriété de Baigorri. Sous Louis- Philippe, il commanda presque constamment l'armée d'observation établie sur les frontières d'Espagne, et le 11 septembre 1335 il fut compris dans une promotion de pairs. Le président de la république lui confia le commandement de la 1 1* division militaire, dont il se démit en IH50. Le 11 décembre 1851 il rut élevé à la dignité de maréchal de France, ce qui lui donna peu de temps après son entrée au sénat. Il est mort le 26 mai 1855 a Lacarre , près Bayonne.

Il A RIZ!. Voyez Ciiahizi.

HARLAY, famille française, dont plusieurs membres ont figuré avec distinction dans les rang* de la magistrature et du clergé , depuis le quatorzième siècle jusqu'au commencement du dix-huitième.

HABLAY ( Achille de ) , le premier qui ait attiré les regards de l'histoire, naquit en 1536. Successeur de Christophe de Thou.son beau-père, dans la dignité de premier président du parlement de Paris , il occupait ce poste lors de la fameuse journée des B a r r i c n d e s, le 1 2 mai 1 588. Le duc de Guise, chef de la populace ameutée, avait jeté les yeux sur le parlement de Paris pour légaliser la révolte de cette ville, et, connaissant tout l'ascendant que Harlay exerçait sur sa compagnie, il avait entrepris de le gagner ainsi que plusieurs de ses confrères, en les dérobant aux persécutions que les Seize, ces magistrats sanguinaires, menaçaient de leur faire subir. Après la fuilc du roi , il vint trouver le premier président, qui s'était retiré dans son jardin, et, dans un discours respectueux et flatteur, il réclama instamment son concours pour réprimer l'anarchie et rendre aux lois la puissance qu'elles avaient perdue iiarlay lecoulo avec un flegme que faisait ressortir encore le tumulte dis circonstances, et lui adresse celte réponse, demeurée si justement célèbre : « C'est grand'pitié quand le valet chasse le maître; au reste, mon âme est à Dieu, mon creur est à mon roi, et mon corps est entre les mains des méchants; ils en teront ce qu'ils voudront. Vous me parlez d'assembler le parlement ; mais quand la majesté du prince est violée, le magistral n'a plus d'autorité. » Tant de fermeté imposa à Guise, qui n'osa le punir. Cependant, le 1er janvier 1589, llarlay, pressé par le fougueux Lincestre de jurer vengeance du meurtre des princes lorrains , prêta le serment qui lui était dicté en présence d'une multitude furieuse , prête à tous les excès. Cet acte de condescendance ne le sauva point des proscriptions des ligueurs. Quinze jours après, le to janvier, Bussy»

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