‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 581 sur 614 · HAUSSEZ · texte numérisé non relu

HAUSSEZ

et une imitation en petit du )iausse-cou. De? mivaias col prétendu que l'usage du hausse-col ne datait que du ministère de cTArgenson ; d'autres , que de 1759 : te moi autant d'erreurs. Le hausse-col rappelait et rcprcVentatt U partie antérieure et supérieure du corselet d'infaolenc, supprimé en 1641. Armer officier un militaire , c'était lù reconnaître , en lui offrant un bausse-coa et aw pique, ainsi Louis XIV lui-même , comme le témoigne Voltaire , investissait , consacrait le colonel des gardes] français. Même usage fut imité et se répandit dans les corps de fanteric de ligne ; de là la conservation du hausse-toc, akxi même qu'il devenait une pièce d'armure inutile, depuis h bolition de tout le reste du costume de fer. Si les règlaunh de d'Argenson, si les ordonnances de 1759 , ont para ttre les premiers documents sur la matière, cela lient a ce q« lit ont des premiers traité du hausse-col ; mais jusque u k hausse-cou s'était conservé comme une marque dbliadirt consacrée par l'usage et la routine. Le hausse-col <jtu ik nos jours (ait partie de la tenue des officiers d'infanten est un petit croissant doré, portant au milieu les arma it France, ciselées en argent : on le porte suspendu unirsous du cou, sur le haut de la poitrine par deux cordawb en or, qui s'attachent aux boutons des épauleiles. C'est It marque distinctive des officiers de service, qui le ail/H également toute les fols qu'ils reçoivent l'ordre de preadstu grande tenue. CBiamh.

II AUSSET ( M"* ni ) , femme de clwmbre de N" J< Pompadour,a laissé des Mémoires très-curieui »orW intrigues dont le boudoir de sa maltresse fut le iWtt- Elle nous apprend naïvement que M™* de Pooipafcv, tout en lui recommandant la discrétion la plus absolue * tout ce qu'elle verrait et entendrait, lui disait que le ruiet elle la considéraient comme le petit chien en presearetbquel on ne croyait pas devoir se gêner. M"* du Bausct» révélé beaucoup de faits intéressants relatifs au faswt Parc-aux-Cerfs. On ne s'étonnera pas d'appreadrtqut l'envie lui soit venue de consigner ses souvenirs suroq*. dans le petit coin de la coulisse où elle était plaofe, ita avait été donné d'apercevoir de la grande comédie pottîqM du dix-huitième siècle , quand on saura qu'elle avait rt? une très-bonne éducation. Veuve d'un officier sans ferlait la misère seule avait pu lui faire accepter une semhlaMcpsillon. A la mort de M"* de Pompadour,ellese retira, m une modique |>cnsion, au fond d'une province. Ses M«* res furent publiés pour la première fois par Cra«fud , a

HAUSSEZ (N. LEMERCHRT, baron o'), nées l~s àNcufchatcl (Seine-Inférieure), l'un des signataires*^ meuses ordonnances du 25 juillet 1430, appartenait » <* ancienne famille de robe. Il se prononça contre la ri-«»h lion, et fut cluugé en 1796 , par les agents des praw frères du roi, d'organiser «les bandes de chouans daa> 1 Normandie. Une prompte fuile put seule le mettre a r»»r; des poursuites qui furent dirigées contre lui. Plus t>W; • favorisa le débarquement de Cadoudal et de ses camp-*8 sur la côte de Bévilïe. Compromis dans celte afhàn'. fut arrêté, mais bientôt après relâché, tout eu restait p* sous la surveillance de la haute police. Il ne M pWP* tion de lui qu'en 1805 , en raison du vif dévouent*»*" montra alors pour la dynastie impériale. Il attendit cer«dant assez longtemps le prix de sa défection, car ce »«* que le 2 janvier 1814 qu'il fut nommé maire de Seu***1 et baron de l'empire, ce qui ne l'empêcha pas de faire »• borer dès le mois d'avril suivant le drapeau blanc * 1 mairie de Neufcliàtel, an milieu d'un enthousiasme 'x9r%' sible à décrire. En 1815 il présida la députatioo »e»tt* teloisc qui vint présenter ses hommages a Louis W», et se mit à la tête de la garde nationale , après U b»W«« Waterloo. Nommé député à lachambreintroovabK* 1815, par l'assemblée électorale de son département, roi l'avait nommé président, il vota constamment a** h *' norilé modérée de cette assemblée. Le 6 décembre r.u*

HAUSSEZ — HAUTE-COUR DE JUSTICE ment, H parla contre la proposition de M. Hyde de Neuville, tendant à faire Juger par une coinmission composée de membres des deux chambres ceux qui avaient été exceptés de la loi dite d'amnistie; il s'opposa à l'ajournement de l'institution du jury, et combattit aussi avec force une proposition ayant pour but de faire rendre au clergé le droit exclusif de constater les actes de l'état civil. 11 était naturel par conséquent qu'il applaudit à l'ordonnance du 5 septembre, qui semblait annoncer de la part du gouvernement l'intention bien arrêtée de rentrer dans les voies salutaires de la charte et de la légalité. 11 ne fut pas réélu ; mais en mai 1817 il fut appelé à la préfecture du département des Landes. L'année suivante il passa a celle du Gard , plus tard à celle de l'Isère, et ce fut sous son administration qu'éclatèrent, en 1821, les troubles de Grenoble, dans lesquels il ne resta pas à l'abri de tout reproche, chargé qu'il était d'exécuter les ordres impitoyables de M. Oecaxes.

En 18?3 on l'appela a la préfecture de la Gironde, et il fut nommé conseiller d'Etat en 1826. Lors des élections générales de 1827, il fut envoyé à la chambre des députés par la Gironde. Deux ans plus tard il acceptait, dans le cabinet dont M. de Polignac était le chef, le portefeuille de la marine, que M. de *igny avait refusé. Quels qu'aient été les crimes de ce cabinet a l'égard du pays et des institutions, il y aurait de l'injustice à ne point reconnaître ici l'activité intelligente et éclairée déployée par M. d'Haus» sez , contrairement à l'attente générale de là marine , dans la direction de ce département. Les immenses préparatifs de l'expédition d'Alger furent menés par lui avec une vigueur et une habileté 4 laquelle il faut rendre hommage , et qui contribuèrent à doter la France d'un nouveau territoire. Le 28 juillet 1830 il défendit l'épée à la main le trône qu'il eût pu sauver en refusant, trois jours auparavant, sa signature aux fatales ordonnances.

Condamné par contumace A la détention perpétuelle, en vertu de l'arrêt de la cour des pairs, chargée du procès intenté aux ministres de l'ex-roi Charles X, il ne pul rentrer en France qu'a la suite de l'acte d'amnistie de 1836. Plus heureux que ses collègues , il avait réussi à gagner l'Angleterre. Après avoir séjourné pendant quelque temps dans le Royaume-Uni, il parcourut successivement l'Italie, la Suisse et l'Allemagne. Les observations qu'il recueillit dans ces pérégrinations lui ont fourni le fonds des ouvrages suivants: La Grande-Bretagne en 1833 (1834); Voyage d'un exilé de Londres à Naples et en Sicile ( 1835 ) ; Alpes et Danube (Paria, 1837). Rentré plus tard en France, il mourut en novembre 1854 , au château de Saint-Saeos. On lui attribue aussi deux brochures qui eurent dans le temps quelque retentissement : Réflexions d'un ami du rai, par M.***, ex-député (1 810) ; Encore un mot sur Al. de Chdteaubriand (janvier 1817 ). Dure» (de l'Yonne).

HAITSMANNou HUYSMAW (RoLtr). Voycs Acaicolk Ç Rodolphe).

HAUTBOIS , instrument de musique à vent , en cèdre , en ébène, et le plus souvent en buis. Il y a deux espèces de hautbois , l'ancien et le moderne : l'ancien avait la taille plus basse d'une quinte que le dessus, et avait un trou

sonore et plus velouté. Rien n'est plue suave que le chant simple et champêtre de cet instrument L'étude du hautbois est difficile et pénible , il faut une grande persévérance pour parvenir à une exécution bien nette.

HAUT-BORD. Koye* Boao.

U AUT-DE-CII AL'SSE, vêtement qu'on doit se garder de confondre, soit avec la braie des anciens Gaulois, soH avec lac hausse dont parlent Nicot et Ménage, soit en tin avec la prosaïque culotte des Français modernes. C'était une espèce de caleçon large, qui fut d'usage pendant plusieurs siècles, et qui, prenant de la ceinture au genou, ou plus bas, disputait, avec plus ou moins de bonheur, à la chausse (ou bas de ce temps) l'espace qui les séparait. Il était encore de mode sous le règne de Louis XIV, et tout le monde se rappelle les deux vers de Molière :

de moins , le huitième ne se bouchant point. Sa longueur était de tm,35. Il y avait encore la basse du hautbois , qui avait lm,C2 et onze trous. Le hautbois moderne a le son plus fort que la flûte. Sa cavité intérieure est pyramidale, et se termine par le bas comme une trompette. Cet instrument a huit trous : le septième est fermé par une petite clef qui se meut par un ressort; le huitième, qui reste ouvert, peut être fermé eo appuyant le doigt sur une grande clef à bascule. Le hautbois est formé de trois pièces entrant les unes dans les autres ; l'anche tait la quatrième. Sa longueur est de om,50 , sau> compter l'anche. Son étendue est à l'unisson du violon : elle contient deux octaves et quatre demitons. Le hautbois de Forêt ressemble beaucoup au liautbois ordinaire. Il se démonte en cinq pièces i il a la même rtenduc de son , mais le son, quoique agréable, est moins

Loe femme me pUtt, dont tout l'esprit te bamte A conotilrc un pourpoint d'arec ud haut*de-ehau*tc.

Avant la révolution de 1789, on disait proverbialement d'une femme, qu'elle portait le haut-de-chausse pour annoncer qu'elle était plus maîtresse, qu'elle avait plus de pouvoir dans la maison que son mari.

11AUTECOMBE, abbaye de l'ordre de Citeaux, pitloresquement située sur la rive occidentale du lac du ISourget, dans la province de Clambéry ( Savoie), fut fondée dès les premières années du douzième siècle , par les comtes de Savoie , pour servir de sépulture aux membres de leur maison. Grâce à ce privilège, l'abbaye de Hautecombe acquit bientôt une importance et un éclat qu'elle conserva pendant une longue suite de siècles. Mais après avoir été fort maltraitée parles Espagnols pendant la guerre de la succession d'Autriche , elle fut complètement dévastée et pillée à l'époque de la révolution française, puis supprimée; et en 1800 ses vastes bâtiments furent convertis en une fabrique de faïence. En 1824 le roi Charles-Félix la fit reconstruire en style gothique, comme lieu de sépulture des princes de sa maison ; et les tombes de ses ancêtres , qui avaient eu lu même sort que les tombes royales de Saint-Denis , furent autant que possible restaurées. Dans un bois situé à peu de distance de l'abbaye de Hautecombe on trouve une fontaine intermittente, qui jaillit avec grand fracas pendant une heure et s'interrompt alors pour recommencer, une heure après, à couler au milieu du même bruit

HAUTE-CONTRE, celle des quatre parties de la musique qui appartieut aux voix d'homme tes plus aiguës ou les plus hautes, par opposition à la basse-contre, qui appartient aux voix les plus graves ou les plus basses (voyez Contralto).

HAUTE COUR DE JUSTICE. Les constitutions de 1791, de l'an m ou 1795, le sénalusconsullc du 18 mai 1804, la constitution de 1848 et celle du 14 janvier 1852, prévoyant la nécessité de soustraire certains crimes d'Etat a la juridiction ordinaire, en ont investi une cour supérieure, qui porte ce nom. Les chartes de 1814 et de 1830 i institué la cour des pairs dans le même but.

Haute cour nationale d'Orléans.

Cette cour fut créée par la loi des 28 et 29 mai 1791 et par la constitution des 3 et 14 septembre de la même année, qui en définit et étendit les attributions. La haute cour nationale était appelée à juger les crimes et délits commis par les ministres et agents principaux du pouvoir exécutif et les attentats contre la sûreté intérieure et extérieure de l'État, lorsque le corps législatif l'aurait saisie de la counaissance de ces affaires. Elle se composait d'un haut jury tiré au sort parmi deux hauts jurés nommés par chaque département lors des élections générales, et réunissant les mêmes conditions d'aptitude que les représentants à l'Assemblée législative. Les grands juges , au nombre de quatre, présidé» par leur doyen, étaient chargés de l'instruction et de la direction des débats. Ils étaient tirés au sort dans une

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séance publique de l'Assemblée législative parmi les qua- | rantc-dèux membres qui formaient alors te tribunal de casul'on. Deux procurateurs généraux, nommés par l'assemblée remplissaient les fonctions d'accusateurs publics, et le roi était prié île nommer deux commissaires pour requérir l'exécution cl l'application delà loi. Enfin, le haut jury était réduit par le tirage au sort à vingt-quatre jurés de jugement et six adjoints, qui n'étaient point des suppléants, mais chargés île délibérer de nouveau avec les jurés titulaires, si la cour n'acceptait pas le verdict de condamnation.

l'eu de temps après son organisation , labaute cour d'Orléans eut des prisouniers à juger. Les gardes du corps et les autres personnes qui avaient favorisé la fuite du roi à V a r c n nés furent traduits devant ce tribunal, et l'on commença une information curieuse, dont les principaux documents ont été publiés par la Gazette des Tribunaux en 1 845. L'acceptation de la constitution par Louis XVI et l'amnistie qui en fut la Miitc mirent lin au procès ; mais bientôt il en 6urgit d'autre*. Waldeck de Lcssart, ministre de* affaire* étrangères, n'avait pas averti l'assemblée de la fameuse déclaration du congrès de PUniU, révélée par une circonstance fortuite. Il était accusé d'avoir donné a M. de Kaunitz, premier ministre de l'empereur Joseph II et de l'empereur LéopoM, une fausse idée de la situation de la France. Brissot le dénonça à rassemblée. Vergniaud l'accusa de plus d'être l'auteur des massacres d'Avignon. Waldeck «le Lessart fut envoyé à Orléans. Franqucville d'Aliancourt, ministre de la guerre, et le duc de Brissac, gouverneur de Paris, commandant de la garde constitutionnelle du roi, ne tardèrent pas à le suivre. Une foule d'olliciers de l'ancienne armée, Poisson «le Malvoisin, parent de M"'* Pompadour, et d'autres gentilshommes furent envoyés aussi à Orléans comme ayant entretenu des correspondances avec les princes réfugiés à Coblentx, et comme ayant formé un complot pour livrer aux émigrés la citadelle de Strasbourg. Un de ces derniers, nommé Duléry, fut, à ce que je crois, le seul condamné et exécuté. Les autres procédures furent interrompues, non plus par une amnistie, mais par les affreuses journée* de septembre. Les prisonniers que l'on transportait à Paris furent presque tous massacrés dans une rue de Versailles. Une loi du mois d'octobre 1792 supprima la liante cour nationale. Letribunal révolutionnaire lui succéda.

Haute cour nationale de Vendôme.

Ia constitution de l'an m ou de 1705 établit pour le jugement de certains crimes d'État, et notamment pour les instructions criminelles dirigées contre les représentants du peuple, un tribunal analogue à celui d'Orléans. Il portait aussi le titre de haute cour, et fut organisé le 7 août 1796. I La haute cour devait siéger à trente lieues au moins de Paris, prononcer sans appel ni recours en cassation, et quitter après l'expiration d'une décade, sous peine de forfaiture, le lieu on elle avait tenu ses séances. La huute cour nationale se composait de cinq juges tirés au sort parmi les membres de la cour de cassation, de deux juges suppléants et de deux accusateurs nationaux, ces derniers nommés par le Conseil des Cinq Cents. Les hauts jurés, élus à raison d'un seul par département , étaient réduits par la voie du sort et par les récusations à seize hauts jurés, quatre adjoints et quatre suppléauts. La majorité de plus des trois quarts étant nécessaire pour la condamnation ; le suffrage négatif de quatre hauts jurés sultisait pour absoudre.

lin vertu d'un décretspécialdii 7 août 1706, la haute cour fut constituée pour juger les auteurs de la conspiration dite de 1U bœuf. Le tribunal et la prison furent établis dans une antique et fameuse abbaye, sur les ruines de l'ancien château des ducs de Vendôme.

Haute cour impériale.

Un sénatusconsulte, du 18 mai 180*, établit une haute cour impériale, qui devait connaître : 1» des délits personnel»

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