‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 584 sur 614 · C4 HAUTERIVE · texte numérisé non relu

C4 HAUTERIVE

lui suscita dans l'exercice de se* fonction», el surtout le mal du pays le ramenèrent en France en 1787 , où il se maria arec la fille de l'intendant de Rochefort , M. Marchais. En 1792 il sollicita et obtint un consulat aux États-Unis. Destitué comme ci-devant, en 1793, il ne rentra en France qu'après le 18 fructidor, par la protection de Tallejraud, avec qui il s'était lié pendant son séjour en Amérique, et qui en 1799 l'appela à diriger l'une des divisions du ministère des relations extérieure*, dont il avait le portefeuille. En 1801 , un an après l'établissement du gouvernement consulaire , il publia sous ce titre : De l'Etat de la France à la fin de To» y m, un livre dans lequel il expliquait les révolutions qui venaient d'agiter le monde par l'oubli des principes d'équilibre posés au traité de Weslphalie. Ce n'était pas précisément le moyen de se mettre bien dans l'esprit du premier consul , habitué qu'était celui-ci à traiter fort irrévérencieusement les traités de la vieille Europe , et à en remanier la carte toutes les fois que l'envie lui en prenait. M. d'Hauterivc trouva pourtant grâce * ses yeux à cause de l'exatnrn complètement apologétique de la constitution de l'an vin qui terminait son livre. Il fut donc nommé conseiller d'État l'année suivante , et pendant les fréquentes absences que Talleyrand dut faire de Paris, ce lut lui qui tint le portefeuille des relations extérieures. En 1807 il fut nommé garde des archives de ce département , rencontra la même faveur auprès de la Restauration , Fit l'intérim de M. Jaucourt, abandonnant le ministère devant Napoléon , fut exclu du conseil d'État pendant les cent jours pout avoir refusé sa signature a l'acte additionnel , y fut réintégré au retour des Bourbons, et conserva ces fonctions ainsi que celles de garde des archives jusqu'à sa mort, arrivée le 28 juillet 1830. Hautcrivc avait rédigé plus de soixante traités politiques ou commerciaux. On lui doit un curieux travail .Sur la politique illimitée de F Angleterre el de la Russie ( Paris, lsi4) ; un mitre intitulé Théodicéc oh Théorie de l'ordre ; îles Éléments d'Économie politique , qui datent de 1817 et sont l'un de ses plus importants ouvrages; des Considérations sur la Théorie de f Impôt, etc., etc.

HAUTEROCHE (Noël LE BRETON , sieur ne), né à Paris, en 1017 , était lils d'un huissier au parlement. Clerc de ta basoche , il prit en dégoût une carrière qui allait mal a son caractère indépendant et aventureux, encore que son père voulût des lors le marier et lui acheter une charge de coutreillcr au Chàtclet. Abandonnant donc un beau jour l'étude enfumée de son père, il se sauva en Espagne, où il vécut pendant longtemps à la grâce de Dieu. Passant à Valence, il rencontra une troupe de comédiens français, et s'y engagea. Il eut bientôt apprit les ficelles du métier, lit rire, fut applaudi , et plus tard , directeur d'un autre troupe nomade, qu'il avait formée, s'en alla outre Rhin faire une fructueuse concurrence au lianswurst traditionnel et éminemment national des Allemands, à qui il fit connaître les principales productions de notre llu-Atrc, naissant à peine, mais déjà si supérieur au leur. De retour à Paris, il débuta au tliéatre du Marais, et plus tard à l'hôtel de Bourgogne où il jouait les rôles à manteaux dans la comédie et \es confidents dans la tragédie, enrichissant ces deux scènes comme acteur et comme auteur. On a de lui une douiainc de comédies, où il lait preuve de beaucoup d'entente de la scène. Il excelle a bien conduire une intrigue ; son dialogue est vif et gai , mais déparé trop souvent par des gravclures. V Esprit follet , Le Deuil, Crispin médecin, et Le Cocher supposé sont les meilleurs ouvrages de ce contemporain de Molière, avec qui il n'eut jamais la prétention de lutter pour la peinture des mrrurs et des caractères on le côté philosophique et moral de l'art. Ilauteroehc, mort en 1709, à l'âge de quatre-vingt-dix ans , avait quitté le théâtre dès sa soixante-cinquième année. Généralement estimé pour sa probité et sa droiture , il fut , lui aussi , honoré de la protection toute spéciale et même de la familiarité de Louis XIV, faveur bien enviée, dont il lui fut permis de faire confidence au public dans une de ses pièces La Comédie sans comédie , on il jouait sous son

propre nom et débitait ces deux vers au sujet du roi :

Il m'écoule parfois miens que m-* eourliiaM, El l'habit que je porte est un de «es présent.

Il existe plusieurs éditions de ses œuvres, en s voitimes in- 12 . La plus complète est celle de 1772. HAUTEROCHE (ALLIER n'). Voyez, Allie* d'Ha*

tebck.uk.

HAUTES-ALPES ( Département des). Voyez Alpls (Départiuuentdes Hautes-).

HAUTE-SAONE (Département de la). Voyez Saôk ( Département des Haute-).

HAUTES-PYRÉNÉES (Département des). Voyez PvHENfes (Département des Hautes-).

HA UTESSE , ancien terme de chancellerie, dont l'usage est aujourd'hui exclusivement réservé pour désigner le sultan ou padichah des Ottomans. La qualification de hautessc a aussi été donnée à quelques rois de France de la seconde race. Les chartes le traduisent par le mot latin altitudo.

HAUTE-TAILLE ou plutôt TAILLE, deuxième des quatre parties de la musique en comptant du grave à l'aig». Quand la taillese subdivise en deux parties, l'inférieure prend le nom de basse-taille ou concordant , et la supérieure celui des haute-taille.

HAUTE TRAHISON. Voyez Trahison.

HAUTEUR. Prise dans sa signification matérielle, U hauteur n'est autre chose qu'un synonyme d'élévation: l'on dira également Vélévation ou la hauteur d'un moaament, d'une montagne; cependant, par une de ces bizarreries de notre langue qu'on ne peut expliquer avec juste**, il serait rhoquaut de dire : Vélévation d'un arbre, «fin meuble, d'un homme.

Dans son sens moral, hauteur est bien loin d'être synonyme d'élévation. L'élévation dans le caractère est aiuit noble que la hauteur l'est peu. La hauteur consiste daas une affectation de supériorité dédaigneuse , acoodipa^n.uû d'ordinaire l'orgueil et la vanité. L'Itomme hautain a «bai les manières une sécheresse qui glace en même temps qu'elle bles.se : à ses yeux tout le monde est au-dessous de lui, les uns par le talent, si ce n'est par la fortune, tes autres par leur position sociale, si ce n'est par leurs facultés. Aussi Uu> n'ont ils droit d'attendre de lui que des égards sans cordialité, qu'une réserve vaniteuse qui craint à chaque instant Je I se compromettre par un mot trop bienveillant, par un geste trop affectueux. La hauteur, si nous pouvons lix-onte cette définition , est un égoismc des manières luéie de politesse.

En astronomie, on appelle hauteur la distance angulaire du centre d'un astre à lïioriion. Les hauteurs s'ubsenrot à l'aide de divers instruments, tels que Icccrrle mura', le sex tau t, clc. La hauteur vraie est la hauteur apparia:' corrigée de la réfraction, qui la rend plus gronde, <l de la parallaxe, qui la fait paraître plus petite. On appelle hauteur méridienne la liautcur d'un astre au menât de son passage au méridien d'un lieu. I<a liauteitr ne l'autre a alors atteint son maximum ; elle sert à trouver la decha»son de l'aslre, lorsque l'on connaît la latitude du lits. Prendre hauteur en mer n'est autre cl»ose que mesurer a hauteur méridienne à l'aide de l'octant ou du sextaai On appelle hauteurs correspondantes, en astrosweur. deux hauteurs d'un astre prises à plusieurs heures de detance, d'abord avant son passage au méridien en inontisL et ensuite autant de temps après son passage. La nx>iuW la somme du temps écoulé donne le m ornent où cet vin i passé au méridien, soit pour trouver exactement I1«err qu'il est , soit pour déterminer les différences d'asccuM» droites entre les astres. Au reste, il n'est pas nécessaire, p»3 obtenir l'heure, d'observer dans le méridien , et la trigee» métrie donne pour cela un moyen facile.

En termes de marine, être à la hauteur d'un Iteu veet dire que l'on se trouve sous le même parallèle. En topographie, on donne le nom de hautexr à teste

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