HAUTEUR
le* élévations qui diversifient la surface de la terre, mais plus particulièrement a tout relief de terrain moindre qu'une colline et supérieur à un m am melon , une butte : cet endroit est sur une hauteur, au pied de la colline.
HAUTE-VIENNE (Dé|>artcmentde la). Voyez Viewe ( Département de la Haute-).
HAUTE VILLE (Famille de). Cest prêt deCoutences, en Normandie, que s'élevait le manoir de Hauteville, appartenant à Ta n c rè d e de Hauteville , souche des glorieux aventuriers du onzième siècle', qui , après avoir eu pour tout domaine quelques acres de terre sur le sol paternel , régnèrent sur la Sicile , la Pouille , à Antioche , etc. Tancrède eut de sa première femme , Mortelle cinq fils : Goillaume Bru de Fer, Drogon, Humphred , Geoffroy et Serlon ; et de sa seconde femme, Frédesine, sept autres Us : Robert, Manger, Alfred, Guillaume, Humbert , Tancrède et Roger. Sur ces douze, il y en eut dix qui abandonnèrent successivement le manoir paternel pour aller au loin courir la vie d'aventures. Le plus célèbre fut Robert Guiscard. Un des fils de ce dernier, Marc Boémond , devint la tige des princes latins d' Antioche.
HAUT-FOND. Les hauts-fonds sont des montagnes sous-marines dont le sommet s'élève presque au niveau de la surface de la mer. Un bâtiment doit les éviter avec le plus grand soin. En plein jour, on les reconnaît à la couleur ven litre de Peau au-dessus du point dangereux. F. Ara go a donné dans ce Dictionnaire un moyen de constater leur existence ( voyez Bas-Fonu).
HAUT FOURNEAU. Voyez FocmveAC (Haut).
HAUT JUSTICIER. Voyes Justicier.
HAI T MAL. Voyez Épilepsik.
HAUTPOUL (Alpbonsk-Hduu, comte»'), sénateur et lieutenant général, né à Versailles, le 4 janvier 1789, descend d'une ancienne famille noble du Languedoc, rt entra en 1805 à l'École Militaire de Fontainebleau. Il eu sortit sous-lieutenant d'infanterie, et s'en alla faire avec ce grade les campagnes de Prusse, de Pologne et d'Espagne. Blessé grièvement à la bataille des Arapiles près de Salamanque, il fut fait prisonnier par les Anglais, et ne revit le sol français qu'après la Restauration. Promu au grade de colonel pour être demeuré fidèle aux Bourbons à l'époqnedes cent jours, il fit à la tête de son régiment la campagne d'Espagne en ibm. Promu en 1819 au grade de maréchal de camp, il fut nommé en 1830 directeur de l'administration de la guerre et élu député par le département de l'Aude. A la suite des journées de juillet , pendant lesquelles il remplit les fonctions d'aide de camp près du maréchal Marmont, le nouveau gouvernement le mit en disponibilité, bien qu'il eut prête serment au nouvel ordre de choses. H se retira alors dans sa propriété de Saint-Papoul (Aude), oh il fonda une manufacture de faïence et fit quelque bien dans les contrées voisines. En 1834 il rentra à la chambre, où l'envoyèrent les électeurs de Montpellier. Nommé en 1838 commandant de la IIe division militaire, il passa lieutenant général en 184 1 , et en cette qualité fut envoyé a Alger comme inspecteur général de l'infanterie, En 1842 il eut le commandement du camp de Saint-Omer, et en novembre il prit la direction de la tl* division militaire, dont le quartier général était Marseille. En 1846 enfin, il fut nommé pair de France. Cest dans cette haute position que la révolution de Février le trouva. Le gouvernement provisoire le mit aussitôt a la retraite ; mais l'année suivante un décret de l'Assemblée législative lui rendit ses droits militaires. Au mois de mai 1849, le département de l'Aude l'avait envoyé siéger à cette assemblée, oii il vota constamment avec la droite. Au mois d'octobre de la même année, il rat appelé à prendre le commandement de l'armée d'occupation des Etats de l'Eglise ; nuis il n'entra point en fonctions, et prit alors au contraire le portefeuille de la guerre. Dans ce poste il se posa franchement réactionnaire; il remit à la té»e des pompiers le commandant que la révolution de Février en avait éloigné, disant que . ce rappel serait un enseignement qui mettrait en évh