‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 593 sur 614 · HEAD · texte numérisé non relu

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les mêmes démonstrations eurent encore lieu contre lui à Bruxelles; U vint ensuite à Paris, où, en revanche, la police le protégea d'une manière toute particulière. 11 ne resta cependant pas longtemps en France, et partit pour l'Allemagne, où il éprouva une attaqua d'apoplexie en se rendant aux eaux de Graefenberg. Il mourut pen de temps après, à Vienne, le 24 mars 1853.

Son Irère aîné, resté en Hesse, où il était devenu lieutenant général, et où depuis longtemps il vivait retraité, fut . un Instant appelé au commandement de l'armée par le ministère réactionnaire de- Hassenpllug, mais ne répondit point à l'attente qu'on avait conçue de lui, et dut donner sa démission, le 9 octobre 1850-

HAZAZEL, Voyez Bote éwssaire.

HAZEBROUR. Voyez Nord (Département du).

HAZLITT ( William), littérateur anglais, né le 10 avril 1778 , à Maidstone, dans le comté de Kent, el élevé à l'école de Hackney, près de Londres, fit d'abord de la peinture , mais sans arriver à quelque distinction dans cet art. Plus tard il embrassa la carrière littéraire , et devint en 1808 reporter ( rédacteur sténographe ) des séances du parlement pour le Morning Chronicle et d'autres journaux. Cette occupation lui donna l'idée de publier un choix des plus remarquables discours prononcés dans le parlement depuis le règne de Charles I" jusqu'à l'époque moderne, sous le titre de The Eloquence of the British Oenatc ( Londres, 1808 ). Sa grammaire anglaise ( 1810 ) eut le mérite de mettre à la portée du vulgaire les vues ingénieuses de Hornc- Took. H réunit sous le titre de The round Table ( 2 vol., 1817 ) différents articles de lui , relatifs à la politique , aux théâtres et aux beaux-arts , qui se trouvaient dispersés dans les journaux el recueils périodiques auxquels il avait travaillé. Ses Charaeters ofshakspeare's Play s ( 1817 ) contiennent ses idées sur le théâtre : il y fait preuve de finesse et d'esprit, sans pourtant pénétrer jamais dans toute la profondeur du génie du grand pocte. On a encore de lui : View ofthe British Stage (1818), et Lectures on the British l'oets (1818); TheSpirit o/the Age ( 1825) ; The plain Spcnhrr (1826), et enfin The Life of Napoléon, ouvrage dont le succès fut grand et populaire (1828) et qui a été traduit dans plusieurs langues. Haxlitt mourut à Londres, le is septembre 1 830 ; la même année, il avait fait paraître ses Conversations of James tifortheote. Son fils a publié ses œuvres complètes.

HEAD ( Sir Francis BOND), écrivain politique anglais, né en 1793, entra au service, et parvint jusqu'au grade de major. En 1816 il épousa la saur de lord Somerville. Un voyage dans l'Amérique du Sud lui fournit le sujet d'un livre intitulé : Rough Notes taken during sont* rapld journeys across the Pampas ( Londres, 1826 ), qui se recommandait par beaucoup d'originalité de style, et produisit une véritable révolution dans la littérature des touristes. Il écrivit ensuite les piquantes esquisses connues sous le titre de Bubblesfrom the brunnens of Nassau ; et il remplissait les fonctions de commissaire adjoint pour les pauvres dans le comté de Kent, lorsqn'en novembre 1835 il fut nommé gouverneur du haut Canada. Il fit preuve dans l'exercice de ces fonctions , au milieu de circonstances assurément trèscritiques, de beaucoup d'énergie, d'activité el de bonne vo» lonté; services que le gouvernement reconnut en l'élevant, en mai 1837 , an rang de baronet; mais ses fausses mesures provoquèrent dans ce pays une insurrection, à la suite de laquelle il dut donner sa démission , en 1838. A l'occasion des reproches auxquels son administration avait donné lieu, il essaya de se justifier, dans un mémoire intitulé Narrative, livre où l'on trouve le plus bizarre mélange de politique et de polémique, de choses sérieuses et plaisantes, de vérité et d'invention, mais qui fut impuissant à réhabiliter dans l'opinion l'auteur, dont la carrière politique se trouva de la sorte définitivement close. Dans un livre intitulé : The Emigrant (1846), et qui contient aussi bou nombre d'excentricités, il peint et apprécie les monirs canadiennes.

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Tétuoin du coup d'Ktat du 2 décembre 18M , il a bit paraître à ce si jet A faggot of Prench sticks ( 2 vol.; Londres, 1852), ouvrage où il se montre l'admirateur enthousiaste de Louis-Napoléon.

IIEAR I HEAR ! Ce» mois anglais signifient : Écoutez ! n ouiez, ! le seul signe d'approbation en usage dans le l>arleincnt anglais. Cette exclamation ne part que des bancs <>ii vexent les amis de l'orateur, et il est très-rare que des mui mures improbateurs venus dos bancs op|wsés protestent contre cette adhésion donnée a 1'expressiou plus ou moins heureuse et énergique des opinions d'un parti. Les sténographes anglais ne manquent jamais d'entrecouper leur complt- rendu des séances de l'une ou l'autre chambre des exclamations approbatives qui ont accueilli les passages les plus saillants de chaque discours; tout comme le* nôtres avaient soin, au temps où nous vivions sous le régime parlementaire, de mettre entre parenthèses les mots adhésion générale, sensation prolongée, après telle ou toile phrase à effet prononcée par l'orateur que le rédacteur en chef leur recommandait de soigner, parce qu'il était l'un des actionnains ou loen le patron politique du journal.

IIEATUFIELD (Lord). Voyez Elliott (Famille).

HEAUME, logez Casque et Aiment.

1IÉBÉ, divinité grecque dont parle Homère, d'un ordre inférieur, quoique les uns la fassent tille de Jupiter, los autres de Junon, qui l'aurait enfantée après avoir mangé des laitues sauvage*. Ses fonctions dans l'Olympe consistaient à verser le nectar aux dieux : elle tomba en leur preseuce, laissant voir ce que la pudeur ordonne qu'on cache, et en conçut tant de honte, qu'elle ne voulut plus reparaître : Gauyinèdc la remplaça. L'immortalité ayant été donnée à Hercule, il épousa Ik-bé, t;ui pour lui plaire, en sa qualité de déesse de ta jeunesse, rajeunit Iolas au moment ou il allait livrer bataille. Celte allégorie sanctionne l'union de la jeunesse et de la force. Ils eurent deux lils, Alcxiaii*, If Sccmtreur, et Amikitos, P Invincible. Hébé avait a l'Idtuutc un temple avec droit d'asile. Klle en possédait, sous le nom de Juventas, un autre au t'apitoie, où ceux qui déposaient la robe prétexte venaient l'invoquer. On la représentait sous la figure d'une belle fdleau printemps do la vie : c'est ainsi que le célèbre Canova a exécuté sa statue en marbre blanc : elle tient une coupe dorée, attribut indispensable, sans lequel on la confondrait avec une des Grâces. C"* de Biivdi.

HÉBÉ ( Astronomie}, planète découverte par M. lleucke, à Uriessen, le I" juillet 18î7, moins de deux ans apios Astréc. Elle est donc, dans l'ordre chronologique, le sixième de ces nombreux petits astres que l'on sait aujourd'hui être compris entre les orbites de Mars cl de Jupiter. La distance moyenne d'Ilébé au solcU est 2,'i3, celle de I* terre au même astre étant prise pour unité. L'excentricité de sou orbile, dont l'inclinaison est de 14" 4c 42', i»l ««aie à C,20l. Sa révolution sidérale s'effectue en 1380 jours. L'nlm, les longitudes de son périhélie et de son moud ascendant sont l'une 15" lu' 7", l'autre 138" 31' 38 '. E. Mfj;i.u.ux.

IIEBEL (Jeam Piehhk), poète allemand, né à llâle, le limai I7G0, étudia la théologie à Erlangen, puis obtint une place de ministre à Carlsruhc. 11 mourut pendant un voyage, le 22 septembre 1826, à Scliwclangcn. Pour ses poésies, Hcbel ne se servit pas du baut-allemaud ; il adopta le dialecte naif et pittoresque, que parle la nombreuse population d'une partie de la Souabc, c'est-à-dire de l'angle que forme le Rhin jusqu'à liàle. Ce dialecte est riche en mots sonores, et se prête admirablement aux abréviations el aux contractions dont le poète sait tirer parti avec un rare bonheur. Les Poèmes alémaniques (Carlsruhe, 1803; h' édition, 18»l ), composés dans ce dialecte |iar Hebel, contiennent de ravissantes descriptions de la nature, de gracieux tableaux de la vie du laboureur et de l'artisan; tableaux qui ont sans doute quelque chose du ton de l'i- •Ivlle, maison Ton retrouve reproduits avec une simplicité louchante les détails de la vie intime des classes populaires.

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