‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 606 sur 614 · HELENE · texte numérisé non relu

HELENE

mi-, il la répudia pour la fille de Maxiinien Hercule. Quelques auteur* ont prétendu qu'Hélène n'avait été que la concubine de Constance Chlore; mais tout se réunit pour prouver le contraire. Constantin, devenu empereur en 325, rappela sa mère à sa cour, et lui donna par un édit les titres d'auguste et d'impératrice, ainsi que le droit de disposer de l'argent de son épargne. Hélène était chrétienne, et, tout en gémissant des crimes de son UU , tout en blâmant la cruauté de sa conduite envers les membres de sa famille, elle usa constamment de son ascendant sur Constantin pour le bonheur de ses peuples, le bien de l'Église et le soulagement des malheureux. Elle visita la Terre Sainte vers 326, et y bâtit plusieurs églises. Ce fut en jetant les fondements de l'une d'elle?, celle du Calvaire, que furent découverts des morceaux de bois qu'on jugea appartenir à la vraie c roix, ainsi que les instrumente du supplice de Jésus-Christ. Hélène en envoya la plus grande partie à Const&nlinople, et le reste fut distribué à différentes églises. Hélène mourut en 328, à l'Age de quatre-vingts ans environ, dans les bras de Constantin. Elle a été mise au nombre des saintes; et sa fête est célébrée le 18 août

HELENE, princesse de Mecklembourg, duchesse d'Orléans. I oyez OkliUns.

IIËLEK. Quand un bâtiment entre au port, ou en rencontre un autre en pleine mer, ou lui adresse certaines questions au moyen du porte-voix ; c'est l'idée que présente le mol héler : héler, c'est donc questionner pour demander aux hommes d'un bâtiment à quel |iort il appartient, le lieu dont il est parti, celui dans lequel il se rend, etc.

HELGOLAND, rocher élevé de 70 mètres au-dessus du niveau de la mer, et appartenant à la Grande-Bretagne. Situé à 44 kilomètres des embouchures de l'Elbe, du Weser et de l'Eider dans la mer du Nord, il est entouré d'Iles de sable ou de dunes, d'écucils et de bas-fonds, dont le plus considérable est appelé le Moine. Cette petite Ile se divise en haute et basse lerre. La haute terre, de 4,200 pas de circonférence, s'élève de 30 a 50 mètre* au-dessus du niveau de la mer; la basse terre, qui forme une plaine constamment rongée par les flots de l'Océan , compte à peine aujourd'hui 1,200 pas de circuit. Les lies de sable dont Helgoland n'est détaché que depuis un siècle , ont tout au plus le* deux cinquièmes de sa circoulérence. A un kilomètre environ à l'est de la basse terre, s'élève une dune de 100 mètres de long sur 330 de large et 6 de haut , sur le bord occidental de laquelle ont été établi* des bains de mer. La liaule terre produit de l'herbe, du trèfle, de l'orge, des pommes de terre et quelque* arbustes rabougris. C'est dans cette partie de l'Ile qu'on a élevé le pltare et bâti une petite ville dont les maisons descendent jusque sur la terre basse, et qui compte 2,200 habitants , presque tous pêcheurs ou pilotes habiles. L« dialecte vulgaire est le frison ; mais le service divin se fuit en allemand , et l'enseignement se donne aussi en cette langue. Les habitants de Helgoland possèdent d'ailleurs huit ou ncul navires, qui font de fréquents voyages en Angleterre, en France, en Norvège, dans les ports de la Baltique; et le* nombreux étranger» qui visitent leurs bains de mer sont aussi pour eux une source de profits. L'Ile a deux ports, détendus par quatre batteries.

Anciennement elle portait le nom de Fositesland ou Fosetisland, c'est-à-dire pays de Foteta, déesse des Frisons, qui y avait un temple auprès d'une source sacrée. Après l'abolition du i.agaiiisuie par saint Wiltibrod, elle prit, comme siège des missions chrétiennes, le nom de Helgoland ou Heiliçeland, c'est-à-dire pays des saints ; plus tard elle fut réunie au duché de Schleswig-Holstein, et jusqu'en 17 ta elle fut soumise au due de Holstem-Gottorp. Elle passa alors sous le sceptre du roi de Danemark ; niais en 1807 le* Anglais s'en emparèrent, et pendant te système continental de Napoléon ils en tirent le l>rinci|>al dépôt de leur commerce de contrebande avec le continent. Le Danemark ta leur céda définitivement par la paix de Ktel, en 1814. Helgoland n'est soumise à aucun im-

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pot. Elle est adnùnisteée par un gouverneur, qui est ordinairement un officier d'état-major, assisté de six conseillers, de huit quartiniers et de seiie anciens. Le code «le 111e ne se compose que de 14 articles , tirés dus anciennes lois des Frisons. Les habitants se distinguent par une grande pureté et une grande simplicité de mœurs; jamais il n'y a eu de prison dans l'Ile. Une assemblée générale, à laquelle tout chef de famille a le droit d'assister, règle chaque année les dépenses publiques. Les Helgolandais professent la religion évangélique, et choisissent eux-mêmes leurs pasteurs ; le plus jeune de ces ministres est chargé en même l tnps de l'enseignement dans la première classe de l'école.

Les bains de mer de Helgoland, établis en 1826 , sont aujourd'hui extrêmement fréquentés, à cause de la pureté de l'air et de la force des lames. Le principal établissement est sur la dune ; mais il y en a d'autres sur la cote septentrionale et la côte orientale de l'Ile, où) se rendent ceux qui , soit par goût, soit par ordonnance du médecin, cherchent des lames plus ou moins fortes , selon la direction du vent. La saison des bains commence an milieu de juin, et dure jusqu'en septembre.

nom patronymique-, formé du mot gm:

fpuoî, Soleil, désigne les trois filles de ce dieu et de la nymphe Mérope ou Clyroène : Phaelhuse, Lampétie et Phabé. Elles ne figurent dan* la Fable que pour mourir. Nymphes elles- mômes, elles habitaient les eaux du fleuve É r I d a n ; et quand Ph aé ton, leur frère, tomba foudroyé du haut du ciel dans ce fleuve, elles en conçurent un tel chagrin, que les dieux, émus de pitié, les changèrent en peupliers. Ovide raconte, avec la grâce touchante qu'il sait répandre sur ces sortes de récits, leur mort mythologique. Les larmes qui coulent de leur jeunes rameaux donnent naissance à l'ambre, et IVau limpide du fleuve les porte aux pieds des femmes latines pour leur servir de parure.

Le* Grecs donnaient le même nom à sept Dis du Soleil , qu'il engendra pendant que se* rayons brûlants pompèrent l'humidité dans 111e de Rhodes, qu'ils assainissaient. Ilsperrectionnèreot l'architecture navale, se livrèrent à l'astronomie et divisèrent les jours en heures. Thénagès, l'un d'eux, écli|>sa te* frères, qui le mirent à mort, s'enfuirent de Rhodes et se dispersèrent dans les H es voisines. Klcctryone, leur sœur unique, restée vierge, tut adorée comme demidéesse.

HÉLIANTHE. Ce genre de plant'» appartient à la famille des composées de Jussieu, à la syngénésie polygamie Imstranôe de Linné. Les hélianthes sont originaires d'Amérique. Leurs racines soot on général vivace* , leurs tiges herbacée* , leurs fleura radiées , leurs involucres imbriqués et à folioles lâches ; leur réceptacle est large et garni de paillettes, et leurs graines sont couronnées de deux crêtes molles et caduques. Les feuilles, ordinairement opposées, sont rudes au toucher; les fleurs sont toujours jaune*. Di-ux espèces remarquables, l'une par l'élégance de se* fleurs , l'autre par ses propriétés nutritives , méritent une attention particulière : ce sont Vhelianthus annuus et Vhetiunlhus tuberosus. Vhelianthus annuus de Linné, vulgairement soleil tournesol des Jardins, est une plant» originaire du Pérou, naturalisée dan* nos climats. Elle offre une tige haute de fMO à 2 mèt., couverte de poils rudeé, à feuilles péliolées, à fleur* terminales, grandes, jaune», auxquelles succèdent de* graines noires, huileuses, et propres à l'alimentation des oiseaux. Vhelianthus tuberosus, vulgairement poire de terre, topinambour, artichaut du Canada , originaire du Urésil , est cultivé dans nos jardins, pour m racine nutritive. Sa tige est dressée, peu rameuse, haute de l à 2 mètres, rude au toucher; ses fenilles sont ovales et plus ou moins allongées ; ses fleurs terminales, à Invctuere cilié, sont plus petites que celles de l'hélianthe annuelle; ses racines, vivace*, «ont composées de tubercules rougeâtres à l'extérieur, blancs au dedans : cuites, elles ont une saveur douce, qui rappelle uo peu celle de l'artichaut. L'analyse de la racine de topinambour a donné à M. Payen, entre autres priucipos, la

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