HÉLIANTHE
d a h I i n e. On |>eut citer une troisième espèce , Yhelianthus mvllijlorus, cultivée dans les jardins sous les nomsdeso/erf vivace, petit soleil. Belpield-Lefèvbk.
HÉLI ANTHEME , genre de plantes de la famille des datées ou cistinées de Jussieu , de la polyandrie monogynie de Linné. Le nom que porte cette plante (de fiXio;, soleil, et dvbeiAoy, fleur) parait avoir été consacré spécialement à une espace, remarquable par ses belles fleurs d'un jaune d'or (fulianthemum commune). Les caractères du genre hélia» thème sont : un calice à cinq sépales, une corolle a cinq pétales, disposés en rose et très-caducs ; des étamines en nombre indéterminé, insérées sur un réceptacle ; un ovaire su père, surmonté d'un style simple, terminé par un stigmate aplati ; le fruit est une capsule uniloculaire et trivalve.
Les hélianthèmes sont ou des plantes ou des arbustes. Les fleurs sont disposées ordinairement en grappes terminales ; les feuilles , généralement opposées , sont quelquefois stipulées. A l'aide de ce dernier caractère, les hélianthèines ont été distingués en deux groupes, les héliantltèincs à feuilles stipulées (htlianthtmum vulgare, obscurum, pilosum, pulverulentum, etc. ), et les liéiianthèincs à feuilles dépourvues de stipules (helianthemum umbellatum, fumana , guttatum , etc.). Aucune des espèces de ce genre n'est employée dans la médecine ou dans les arts.
t Bblfibi.d-Lefèvrk.
HÉUAQUE (du grec flXu*. soleil). Voyex Leveii et
CODCHEA DCS ASTRES.
HÉL1 ASTES (Tribunal des), le plus important d'Athènes après l'Aréopage; il avait pour attributions d'interpréter les lois obscures et de maintenir celles auxquelles on pouvait avoir donné quelque atteinte. Les thesmothètes convoquaient les assemblées des héliastes, qui étaient au nombre de deux cents, ou même de cinq cents , de mille et de quinze-cents suivant différents auteurs. Ils recevaient un droit de présence Axé a trois oboles, et payaient une amende lorsqu'ils arrivaient trop tard. C'est devant le tribunal des héliastes que fut traduite h célèbre P h r y n é .
HÉLICE (Géométrie), courbe à double courbure, dont on peut représenter la génération tic la manière suivante : supposons un cylindre droit, et imaginons qu'on développe sa surface latérale sur un plan ; on a un rectangle dont les bases sont le développement des circonférences des bases du cylindre; divisons les deux autres cotés de ce rectangle en un même nombre de parties égales; joignons ensuite par une droite le premier point de division de l'un de ces cotés au second de l'autre , puis le second point du premier coté au troisième point du second, etc. : nous obtenons ainsi une suite de parallèles, qui, si l'on replie le rectangle sur le cylindre, forment la courbe nommée Acïice(cn grec EXtÇ, deifteiv, entourer, envelopper). Dans ce mouvement , chacune des parallèles engendre une spire de l'hélice. On voit que les portions d'une génératrice quelconque du cylindre comprise entre plusieurs spires consécutives sont égales; cet intervale constant est le pas de l'Iiélice.
Les effets mécaniques de la vis dérivent des propriétés géométriques de l'iiéltce, particulièrement de ce que les éléments de cette courbe font tous le même angle avec les diverses génératrices de la surface cylindrique.
• E. MBftUEUX.
En architecture, le mot hélice s'emploie dans le même sens qu'en géométrie. Un escalier en hélice est composé de marches gironnées, tournant avec la même inclinaison autour d'un pilier cylindrique, qui lui sert de noyau. On appelle aussi hélices ou vrilles les petites volutes ou les eaulicoles qui sont sous les fleurs du chapiteau corinthien; les hélices entrelacées sont des hélices entortillées ensemble.
hélice est aussi le nom donné par les anciens à la constellation de la Grande-Ourse, parce qu'ils la voyaient tourner toujours autour du pôle dans un même cercle, sans se coucher jamais.
HELICE (Mécanique). La navigation maritime à vapeur remplace aujourd'hui dans ses constructions l'ancien