HÉLIOTROPE
tussilage fragrant , dont les fleurs exilaient dm odeur a**z analogue à celle de l'héliotrope du Pérou.
BELFIELD-LErÈVftE.
HÉLIOTROPE { Minéralogie ). C'est un quartz translucide, se rapprochant de l'agate, à plaques opaques, dont le fond, d'un vert plus ou moins foncé, est parsemé de points sanguinolents : ce minéral se rencontre en Sicile, en Bohême, et dans l'Asie méridionale.
HELIOTROPE, instrument intenté par M. Causa, et composé de deux miroirs plans et perpendiculaires unis à un télescope. L'un de ces miroirs sert a projeter la lumière du soleil sur un point donné, très-éloigné, de telle sorte qu'on y voit le miroir virement éclairé. L'autre est destiné à donner au premier la position nécessaire. Car si on regarde par le télescope vers un point éloigné , et que l'on tourne les deux miroirs de telle sorte que le rayon solaire réfléchi par l'un soit projeté par l'autre dans le télescope, ce dernier miroir projettera le rayon solaire vers le point où le miroir doit être visible. Cet appareil très-ingénieux est employé avec beaucoup d'avantage dans les opérations géodé- Mques comme signal, et remplace tes signaux, autrefois si difficiles & des stations éloignées. La lumière solaire ainsi réfléchie par le soleil est tellement intense qu'on ne petit pas la considérer, même à plusieurs myriamèlrcs de distance, autrement qu'en protégeant sa vue par des verres noircis. La lumière réfléchie par un héliotrope s'aperçoit très-distinctement à plus de 120 kilomètres.
IIELLADE, pays primitivement habité par les Hellènes, étail à l'origine, suivant la tradition commune, le nom d'une ville et d'une contrée de la Thessalie, postérieurement désignée sous le nom de Phthiotide, d'où les anciens donnaient aussi quelquefois ce nom a la Thessalie tout entière. Quand les tribus Itelléuiques s'étendirent au sud jusqu'à l'isthme de Corinthe , le nom de flellade reçut une plus large signification, et désigna plus particulièrement la Grèce proprement dite ou centrale : ce qu'un appelle aujourd'hui la Li vadi e avec ses huit provinces Par la suite on y comprit aussi le Péloponnèse, et colin on s'en servit pour désigner toute la Grèce avec ses colonies et ses Iles ( voyez Grèce. )
HELLADIUS, grammairien grec, auteur d'une Chrestomalhie en vers iambiques, dont on possède encore aujourd'hui quelques fragments conservés par Pholius, florissait à l'époque de Constantin, et était né, diUon, à Antinoé en Egypte.
IIKLLANICUS, logographe grec, originaire de Mitjlèoc, dans 111e de Lesbos, florissait peu de temps avant Hérodote, vers 4à0 avant J.-C. Il écrivit une histoire de l'At> tique, des uoliecs sur les pays situés hors de Grèce et sur les événements accomplis depuis les guerres modiques jusqu'à la guerre du Péloponnèse. Sturz (Leipzig, 1787; 2e édition, iMfi) et Miller (Paris, 1841 ) en ont publié des fragments dan* leurs Uistor'uc Qrecx Fragmenta.
11ELLE, sœur de Phryxus, filsd'Atliainas, roi de Thèbes, cl de Néphélé, sa seconde épouse. Le jeune prince son frère se vit accusé d'inceste avec Ino, sa belle-mère, première femme quittée et reprise du tyran. Il n'eut que le temps de fuir en Threce. Huilé , sa sœur, victime désignée par l'oracle pour expier ce prétendu forfait, l'y suivit. Un bélier, à la toison rousse ou dorée, se trouvait sur la rive ; ils montèrent dessus, le poussèrent vers la plage, et entrèrent dans les flots. A mi-chemin du rivage d'Asie, Hellé tomba dans la mer, et y périt. On l'appela depuis, de son nom, Hellespont, mer d'Hellé, aujourd'hui canal des Dardanelles. Phryxus, plus favorisé des dieux que sa sœur, aborda en Colchide, y offrit en don votif au dieu Mars son bélier ai» laines d'or, et s'y maria avec Chalciopc, fille <PEétès, roi de cette contrée, ton parent Celui-ci, pour s'emparer du trésor, souilla toa palais du sang de son gendre. Mais bientôt arriva Jason , qui, plus heureux, ravit d'un seul coup, et la toison d'or, et la plus célèbre «les tilles du roi, cette Médée non moins perfide que belle.
HELLÉBORE. Voyez Ellébore.