HELLÉNISTE
I HELLÈN. Voyez Hellènes.
! HELLENES, nom de la principale tribu des habitants I primitifs de la Grèce, qui le reçurent, à ee que rapporte | la tradition , d'Hellèn, (ils de Deucalion et de Pyrra, oa oc Jupiter, roi de Thessalie. L'opinion commune les fait arriver de la Scythie et des environs du Caucase dans ce pays, où bientôt ils substituèrent leur domination à celles des Pélasges. Ils se divisèrent plus tard , d'après les quatre fils et l>etits-fils du fondateur de leur famille, vElos et Don*, Ion et Acbseos, pour former les quatre grandes tribus des Ëo liens, des Doriens, des Ioniens et des Achéeas, et s'établirent d'une manière définitive sur le territoire de la Grèce, où ces quatre tribus principales dominèrent conjointement, de 1500 à 1200 av. J.-C. Par la suite, ce nom servit, comme aujourd'hui, à désigner la nation grecque tout entière.
HELLÉNISME. C'est un idiotisme grec, suivant laoV finition de Beauzée; ce sont des façons de parler tellement propres à cette langue que la raison en échappe aux lois gcuéralesdu langage. Mais les humanistes ont admis ce mot dans une acception plus étendue, et considéré Vhelléntsme comme une ligure de grammaire, sous laquelle viennent se ranger les tours de phrase et les expressions transportes du grec dans une langue différente. La langue française est dérivée du latin; néanmoins, le père et la tille sont éloigne» par une différence de génie qui n'existe pas du grec aa français. * La langue (rançaise, dit Beauxée, est presque un hellénisme continuel. > Quelle en est la cause ? est-ce une ressemblance de caractère entre les deux nations ? Est -oc l'enthousiasme du grec qni saisit les esprits, à l'époque de la renaissance, à cette époque où la muse de Ronsard parla grec en français, ou bien encore faut-il s'en prendre ani grands écrivains du siècle de Louis XIV , qui ont fixé la laa gue ? Identifiés avec le génie des Grecs, imitateurs de la pesuet et du sentiment, une pente naturelle devait les conduire, i leur insu même, jusqu'à Imiter les formes du langage befle nique. Hippolyte Paiciie.
Dans ces derniers temps on a aussi employé le mot hellénisme pour désigner le mouvement intellectuel et politique qui porte les diverses populations grecques aujourd'hui disséminées en Grèce, en Turquie , en Valachie , es Moldavie, sur les côtes de la mer Noire et en Asie Minrarr, à aspirer à l'unité. Ces idées, encore bien vagues aujourd'hui, quoiqu'elles datent déjà des efforts tentés dans le atttoe but au commencement de ce siècle par l'hélai rie, semblent incompatibles avec la durée de la domination ottomane; mais il s'en faut encore de beaucoup que le dangw soit sérieux et imminent. Le panslavisme et son aetm propagande sont autrement à redouter pour le maintien 4* statuquoen Orient, où les agents de la Russie ne attaquent pas de montrer aux populations grecques la poissante russe comme la protectrice naturelle de leurs droits : et politiques, comme la seule puissance capable de ser un jour les Turcs de l'empire de Byzance, et dTy i la croix du Christ sur l'église de Sainte-Sophie.
HELLÉNISTE, émdit versé dans la langue des Grec familiarisé avec ses difficultés, initié dans ses mystères : cW un Henri Estienne, un DuCange, et de nos jours c* Hase, un Boissonadc. Autrefois, il n'était pas rare c* les trouver dans le clergé, au barreau, dans la magistrature : un président du parlement traduisait Eschyle et £temosthène; un médecin translatait et commentait PinA*.* en latin. Aujourd'hui, les hellénistes sont renfermés dans ht sphère des collèges, où leur classe, infiniment petite dos la foule des hommes qui savent du grec sans mériter néanmoins la qualité aV hellénistes, lotie contre les influences * siècle pour sauver le feu sacre de la vieille érudiboa.
Hippolyte Farcjfi.
On donna aussi le nom d'Hellénistes aux cotons iaîts JTgypte, qui, après la ruine du royaume de J ud a , ecrwos 600 ans avant J.-C, vinrent s'établir en Egjpie Les ne» breuses colonies juives qu'Alexandre le Grand, Tan 5J6 J*i- : l'ère dirétienne, et après loi Ptotémée , fils de Lagus, y *