HELLÉNISTE
rent conduira poor peupler Alexandrie, accrurent tellement leur nombre, qu'a» temps d'Auguste on ne comptait pas moins d'un million de Juifs en Egypte. Dj mélange du caractère national des Juifs et de celui des Égyptiens , ainsi que do l'influence exercée par la langue et la philosophie des Grecs qu'adoptèrent ce* colons juils, date une ère nouvelle de la civilisation gréco-juive , qui reçut le surnom d'helléniste, en raison de son caractère et de son élément dominants. Le pythagorisme et le platonisme s'y mêlèrent admirablement à l'orientalisme, qui prit, surtout en Egypte, une forme systématique et apparut encore dans les philosoplièmes mystiques des gnostiques. Le plus remarquable de ces philosophes juifs hellénistes fut Phi Ion, et la traduction de l'Ancien Testament connue sous le nom de version des S épiante est restée le monument le plus important des travaux des Juifs d'Alexandrie.
On a donné souvent le nom d' Hellénistes aux Juifs fixé* au milieu des Grecs , et aussi celui de langue hellénistique au grec qu'ils parlaient et qui était plus ou moins rempli d'hébraismes et de syriacismes.
I1EI J.EH ou mieux HyELLER, petite monnaie de cuivre en usage en Allemagne, et aujourd'hui réduite à la valeur d'environ deux centimes. Elle lire son nom de la ville de Halle en Souabe, où au moyen âge on frappait des pièces dites Hellerp/ennige, desquelles provinrent peu à peu les heller actuels. Avec le temps, cette monnaie en arriva à être de si bas aloi , qu'elle cessa d'être monnaie d'argent. On distinguait alors les heller rouges et noirs, dont les moindres étaient frappées à Halle. On comptait 57e heller au thalcr d'empire.
Il ELLES PONT, c'est-à-dire mer (itévto; ) de Hellé (Streto di Gallipoli , ou Braccio di San-Giorgio), détroit resserré entre la Thrace et l'Asie Mineure. Il s'étend de la l'ropontide à la mer Egée, du nord au sud, l'espace de 45 mille pas romains, ou CG kilomètres environ. C'est à Scslos et Abydos que les denx continents se rapprochent le plus; il n'y a là, d'Asie en Europe, que sept à huit stades, et il ne fallut à lord Byron qu'une heure et dix minutes pour franchir cette mer à la nage, quand il voulut renouveler les prouesses de Léandre. C'est là aussi que Xerxès doit avoir établi son double pont ; enfin, c'est dans le voisinage que les Turcs gardent les Dardanelles. Il faut lire les descriptions, souvent fort gracieuses et souvent aussi fort prétentieuses, qu'en fait le grammairien Musée dans son poème sur lléro et Léandre. On lui a aussi donné le nom du Frère d'Hellé. Virgile l'appelle Phrygium xquor ; Lucain, Phrygium pontum; et Valérius Flaccus, Phryxea xquora. Enfin , Ausone lui donne trois noms différents dans son poème de La Moselle :
QaisnodoScsticam pdapu, Nepbeteidot Hrllrj £quor, Abydcni freta qub niretur ephrbi?
Cest dans l'Hdlespont que se trouve £gos-Potamos, lieu célèbre par la grande victoire navale que remporta Lystandre sur les Athéniens. Lcchevalier pense que le torrent qui coule au pied des murs de Soultanié-Kalepi est le Rhodius de Strabon, et qu'en face , sur le rivage européen , était le tombeau d'H éc ube, précisément à l'endroit où est aujourd'hui le château que les Turcs appellent Kélidil- Dakar ( le cadenas de la mer ). Cet écrivain détermine la position du port de Sestos, et se livre à une dissertation assea étendue sur le pont de Xerxès.
On nomme aussi Hellesponth partie de l'Asie qui touche à celte mer, entre la Bithynie et la Phrygie, et dont les villes sont Cyzique, et Abydos Dardane. P. de Gocn£av.
1IELLIA. Voyet Heu
HELMERS Jeas-Fbédébic), poêle hollandais, né à Amsterdam, en 1767. Destiné à la carrière commerciale, llelmers s'appliqua d'abord à l'étude des langues vivantes; ■nais l.i lecture des poètes de l'Allemagne, de la France et de l'Angleterre, réveilla bientôt son génie poétique, et le succès qu'obtinrent ses premiers cwais, surtout son ede