HELMONT
du Poète, le décida à se consacrer entièrement aux muses Son poème de Socrate le plaça à un rang éminent parmi les poètes de sa nation; sa tranédie de fMt)oniaque,ou la Délivrance d'Athènes (1799), n'eut au contraire qu'un médiocre succès, quoiqu'on y trouve de beaux morceaux. Plus tard il s'appliqua de préférence à la poésie lyrique et épique. 11 publia lui-même un recueil de ses Poésies ( Amsterdam, I809-I0,2 vol.), qu'il fit suivre de son grand poème La Hollande ( 18U). Helmers mourut le 16 février 1813. Ses œuvres posthumes ont été publiées sous le titre de Nalezing van Gedichten.
HELMINTHES (de ft|uv<, ver, lombric, et plus particulièrement ver intestinal }. Hippocrate et Aristote désignent sous le nom d'fAutvcnos entotoaires, ou ver s intestinaux. Les naturalistes modernes, en francisant le mot grec en ont étendu la signification à d'autres animaux qui, bien que non parasites, offrent une organisation analogue (voyez Ver).
I1ELMINTHOL1TES (de IXpivftoc, ver, et U*k, pierre). Quelques auteurs donnent ce nom à des vermiculaires fossiles, où d'autres ne veulent voir que des logea ou des tuyaux dans lesquels de petits animaux ou vers marins étaient logés , et que l'on trouve quelquefois dans le sein de la terre, comme beaucoup d'autres corps marins qui y ont été ensevelis. Les orychtograptie* donnent aussi le nom à'helminlholites à des fossiles du genre hippurile.
HELM1NTHOLOGIE ( de tXu.iv€, ver, et aoyoc, discours ), partie de la zoologie qui traite des helminthes.
HELMOVr (Jean-Baptiste et Faiftçois-MERCijnr. Van) appartiennent, l'un et l'autre, à cette chaîne de philosophes mystiques qui remonte à la renaissance des lettres, et descend à Saint-Martin. Le premier des deux , Jean-Haptiste, né à Bruxelles en 1577, avec des facultés brillantes et une „ curiosité extrême, voulut tout savoir, mais n'apprit rien à fond, pas même la médecine, qu'il devait professer pendant quelque temps, au grand chagrin de sa noble famille. Bientôt, dégoûté de cette étude, il se jeta dans les bras de Tauler, de Thomas à Kempis et de Bombast de Hohcnheiin, dit Paracetso, qui lui apprirent à clierclier la vérité dans la prière, et l'amenèrant à s'imaginer que de* songes et des visions, qu'il se procurait d'une manière assez bizarre, lui révélaient à la fois son ignorance et la nature des choses , y compris celle de son Ame. Quand il eut acquis le secret de l'intuition directe, il donna ses biens, et se mit à voyager pour réformer la science et guérir les douleurs du genre humain. Un alchimiste qu'il connut dans ses voyages lui ouvrit une voie nouvelle, et bientôt, pour la suivre exclusivement , Jean- Baptiste se retira au village de Vilvorde, près de Bruxelles, où il passa dans rexpérimentation chimique les trente dernières années de sa vie, guérissant, à ce qu'il dit , des milliers de personnes, sans pouvoir guérir celles de sa famille, et refusant les offres les plus séduisantes des empereurs d'Allemagne.
François Mercure, né en 1618, héritier de sa science et de son esprit mystique, voulut pénétrer encore plus avant dans lo secret de l'union du fini et de l'indéfini. Il se détacha du monde pour se livrer à la méditation de l'absolu ; puis il parcourut successivement toute l'Europe, visitant partout les adeptes des sciences mystiques. L'inquisition de Borne , le trouvant suspect (il était panthéiste et partisan de la niétempsychose), l'enferma pendant quelque temps (IOf.2). Redevenu libre, il se retira, en 1063, auprès de l'électeur Charles- Louis à Sultxbach, où il travailla avec le fameux Knorr de Rosenrotb à la rédaction du Kabbala denudata ( 1 fort vol. in-V ). Il y publia aussi son Alphabet de la Langue Sacrée. Cependant, il se remit bientôt à la quête de la science, passa en Angleterre, où il rédigea pour la comtesse deCannoway les deux cents questions sur les révolutions de l'dme, revint ensuite en Hollande, et se rendit à la fin, par le Hanovre, à Berlin , où il mourut, en 1609, à l'âge de quatre-vingt-un ans.
La doctrine du père et do fils est trop curieuse pour que.