G AIL
ambassadeur a Rome, et le charg«a, en i486, de défeedre en son nom, auprès des Florentin!, les intérêts de René de Lorraine contre Ferdinand roi dcNaplea. Louis XII, euin, l'envoya en Angleterre. Quelques auteurs prétendent qu'il fut garde de la Bibliothèque du Roi ; mais ce titre lui est contesté par Gabriel Naudé. Il protégea l'université de Paria, fut l'ami d'Érasme, et mourut en 1592. Ses principaux ouvrages sont : 1° une Chronique latine depuis Pharamnnd jusqu'en 1491 (Pari», 1497, in-4°), qu'il costuma plus Uni jusqu'en 1499, ouvrage qui doit être consulté avec défiance, et qui pourtant a grandement servi à la composition de la Chronique uartinienne et des Grandes Chroniques de Saint-Denis; 3° une traduction française de la Ckroniqut latine du faux archevêque Turpin, sousCiiarlwuagne, Roland et les pairs de France ( 1427 ) ; }u EpistoUe, si tiones ( 1497 )• On lui attribue de plus une < nuscrite de l'ordre des mathurins, plu et un poème français intitulé : La Boync de bon repos, ou le passe- temps d'oisiveté.
G AÎAC ouGAYAC, genre d'arbres de la famille des zygoptiyllees. On en connaît deux espèces, le gaiac à feuillet dt lentisque et le gaiac officinal, qui croissent aux Antilles et n'offrent de différence* qu'aux yeux dts botanittes.
Le gaiac officinal {gauacum officinal») s'élève à 11 et 15 mètres ordinairement, et acquiert de l",Mà r,w de tour ; son écorce est d'un gris foncé ; son bois, jaune a la circonférence et d'un vert brun au centre, est d'une texture très-compacte ; ses branches sont noueuses; ses feuille», i, opposées, se composent de quatre à six foliolci , d'un vert tendre ; ses fleurs sont formées d'un calice à cinq foliotes, inégales et caduques , d'une corolle * cinq pétales ouverts, plus grands que le calice, et d'un lileu d'azur. Elles sont disposées en faisceaux oqjbelli forme*, entre les (divisions des jeunes branches; elles offrent dix élamine» a filaments nus, un style à stigmate simple ; le fruit est une capsule anguleuse, divisée en deux ou quatre logée contenant chacune une semence. Le dureté du bois de gaiat, sa longue durée, le font choisir pour la construction des roue* et des dents, de moulins à sucre, pour la confection des manches d'outils, des poulies, des galets, des roulettes de lits , etc. ; on en fabrique aussi des meubles remarquable* par le nombre et la beauté des nuances , qui varient de jaune ou vert foncé. En médecine, le bois de gaiac et sa résine sont employés comme toniques, stimulants et sud<>ri tiques dans une foule de maladies, telles que Ugootte, le» scrofules et les maladies vénériennes. Apporté en Eitfffe par les Espagnols, ce médicament fut longtemps adminislié comme spécifique contre la syphilis ; seul ou associe à la salsepareille, à la squine et au sassafraa, ce bois sert à foindés tisanes sudoriiiques. La gaiaciae en est la partie active. P. Gauskry.
GAÏACINE ou GAVACUIE, principe actif de la réaine qui exsude naturellement du tronc du gaiac ou qu'on en obtient par des incisions. La gaiacinc a une légère odeor de benjoin, une saveur douce d'abord, puis amère et enfin très-acre, elle cause une irritation du pharynx qui détermine la toux. Pour l'obtenir pore, il Mut faire macérer dans l'alcool des copeaux de gaiac. Sa densité est 1,1289. L'eau en enlève 0,09; l'éther et l'alcool In dissolvent en totalité. Se composition est inconnue.
GAIE SCIE1VCE, GAI SAVOIR. C'est ainsi que les troubadours appelaient leur art, gaya citmea (voyei Jeux Floraux).
GAIL (Jeah-Baptute), savant helléniste français, naquit à Paris, de parents sans fortune, le 4 juillet 1755. L'idiome d'Homère et de Xénopbon devint l'objet spécial de ses premières études. Ses succès dans une langue qui a cette époque n'était cultivée que par un petit nombre derudit* lui méritèrent l'avantage d'être nommé, en 1791, suppléant a la chaire de grec, au Collège royal de France , alors occupée par le célèbre Vauviliiers. L'abbé Gail, qui venait de prendre ce litre avec le petit collet,