‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 68 sur 614 · GAIL — GAILLARD · texte numérisé non relu

GAIL — GAILLARD

ife» tes on Ire» , devint titulaire de cette même: chaire en 17OT, par U démission spontanée de Vauvilliers; démission •m tenait à des persécutions politiques. Il accepta 1a place ; mais , dans une déclaration écrite le jour même de km installation, il fil connaître au gouvernement que ce n'était qu'à titre de dépositaire. Le torrent de la révolution trouissant de jour en jour, Vauvilliers ne reparut plus dans ta chaire, et G ail (continua de l'occuper avec succes. Sous ta loi de* suspects, ami dévoué et hardi, il ae rrsignit pas d'entretenir une correspondance avec La Utrpe, lnpp<* de proscription. Dansrcs temps malheureux, a ouvrit un cours gratuit de grec pour les jeunes gens sans ressources, qu'il aidait de ses lumières et de ses livres : ose maison continué an Collège de France lui servait à cet effet de succursale. L'université n'eut point égard à un tel (irvouement ; elle n'admit point ses ouvrages au nombre de

ttves a la troisième classe de l'Institut, devenue plus tard l'Académie des Inscriptions, et la crois de la Légion d'Honneur, qu'il reçut de Louis XVIII, vinrent adoucir toutes ses amertnrne* littéraires. Une tribulation d'un autre fondémenent au cœur ; elle tenait 4 à son amour-propre national : un Grec venait île r.nn|x>rter le prix décennal a la face de tous les helléniste» de France, et cela, avec sept pages : ce Grec ftvt Koray , de Smyrne. Le proie sueur, piqué au vif , un *ol. in-4°, espèce de manifeste dans lequel il s'efde relever les contre-sens, et qui pis est, les héllénismes de 1 lnHléntsle Koray, qu'il accusait de complètement ignorer la langue de cette Académie même dont il tenait une couronne. Louis XVIII vint encore verser du 1m unie sur cette plaie : il voulut que Gaii occupât la place de conservateur des manuscrits grecs et latins, vacante par la mort de La Porte du Theil. Ce fut aux yeux des savants une profanation ; ils lancèrent l'anatlième contre l'impie

Gsil est auteur d'un grand nombre de livres élémentaires, et de traductions d'auteurs grecs, entre lesquelles celle de Touevdide tient le premier rang, par son importance, sa dithenllé et son mérite. Sa version de Tbéocritc est aussi n rnef-d'œarre de style, de correction et de fidélité : c'est la sirapUerté, la naïveté même ; c'est enfin le miroir de l'oricinnl; c'était l'oravre favorite de l'helléniste, l'œuvre de sa jeunesse. Gail mourut le fc février 1879, ne laissant pas rw in» de M volumes imprimés. DEtorE-BsnoK.

GAILt Etsn-SorutB GARRE, MM ), née à Paris, en 1776, était nue d'un habile chirurgien. Elle montra de bonne imite un gont prononcé et les plus heureuses dispositions p-ur ("art musical. Élève de Perne, elle avait compose cl poMié» dutixe ans d'agréables romances. En 1794, elle épousa le célèbre helléniste Gail ; mais cette union ne fut pas heureuse : les goots des deux époux étaient trop opposés : une séparation volontaire les rendit bientôt entièrement, l'un aux sciences graves et sérieuses, l'autre aux distractions de la société et aux arts. Après quelque* années de voyages, M°" GaQ revint à Paris, et commença à travailler pour fOpéra-Coroique. Son début, en 1613, fut la partition des beux Jaloux, petit chef-d'œuvre de fraîcheur et de grâce , «font presque tous les morceaux, surtout le délicieux canon Ma Fanchette est charmante, devinrent rapidement des airs populaires. La musique de Mademoiselle de Launag à la Bastille, autre opéra en cinq actes, représenté la même année, n'aurait peut-être point semblé trop inférieure à celle des Deux jaloux, si la froideur du poème ne l'eût entraînée dans sa demi-chute. M™ Gail ne fut pas plus heureuse dan» le choix de ses poètes lorsqn'en 1814 elle écrivit les partions d'il ngéla et de La Méprise. Les connaisseurs toute- Cois rendirent justice à un talent qui aurait pu s'exercer sur de |*us heureux sujets ; et les succès de vogue de ses norturnes et de ses romances lui offrirent une compensation de« échecs qu'on ne pouvait lui attribuer. Plus tard clic

i et plus complète dans lit réus-

site du joli opéra de La Sérénadé, de Bagnard, arrangée par Alexandre Duval et M"* Gay. Encouragée par ce nouveau succès, elle s'occupait de compositions plus vastes, lorsqu'une maladie aigué l'enleva en 1819, i peine âgée de quarante trois ans.

Mm« Gail joignait à son talent musical un esprit distingué, qui permettait à peine de remarquer le peu d'agréments de sa figure. Eprise de tous les arts, de celui de la poésie plus encore peut-être que du sien, elle avait été liée avec La Harpe, a>ec Delille; et son salon réunissait presque toutes les notabilités littéraires et artistiques de la capitale. Ce qui contribuait encore à les y attirer, c'était le charme et l'éclat de ses improvisations sur le piano, que souvent on trouva supérieures encore à ses ouvrages. Méhul avait applaudi à ses premiers essais. Otnnv.

GAIL (Je*n-Fiu>çois), fus des précédents, né à Paris, le U octobre 1795, occupa deux chaires d'histoire, et suppléa son père au Collège de France. On a de lui : Thèse sur Hérodote (io-8°, 1*13). La thèse latine qu'il soutint également pour le doctorat avait pour sujet la réfutation du système d'Iielvétius. On lui doit encore des Recherches sur le culte de Bocchus, couronnées par l'Académie des Inscriptions ( in-8°, itm ) ; une Dissertation sur le Périple de Scylax (in 8°, 18Î5); ses Geagraphi Grrci minores (3 vol. in 8°, 1830-I831 ); une traduction, avec M. de Longue ville, de la Grammaire grecque de Matthix (4 vol. in-8° , 1831-183») , et bon nombre d'articles dans le Die tionnaire de la Conversation. Il est mort en 1846.

GAILLAC. Votes Tsnn.

GAILLARD* gai, joyeux, aimable, éveillé, sain, dispos, libre, délibéré, expansif. Scaliger el Pontanus dérivent le latin barbare galliardus, de gatlica audacia, ou gallicus ardor ; Ferrari le tire de l'italien gagliardo, fait de validus ; Du Csngc veut qu'il vienne de galiardut, qui, dans la basse latinité, aurait signifié bouffon ou jongleur. Gaillard diffère de gai en ce qu'il présente l'idée de la gaieté jointe à celle de la bouffonnerie et même de la licence. Un propos gaillard est toujours gai, un propos gai n'est pas toujours gaillard.

GAILLARD ( Jfarifie), parties du pont supérieur, situées l'une à l'avant, l'autre à l'arrière des bâtiments. Il n'existe de gaillards qu'aux bâtiments de grande dimension. Le gaillard d'arrière s'étend depuis le couronnement jusqu'au grand mât ; le gaillard d'avant est compris entre les apôtres et le bout de l'arrière des porte-liaubans de misaine. Avant la suppression des passavants, on communiquait d'un gaillard à l'antre par ce moyen; maintenant, c'est parle pont «upérieur. Les gaillards, comme les autres pouls, sont armés de bouches à feu, mais d'un calibre inférieur et d'une manoeuvre plus facile. C'est sur le gaillard d'arrière des vaisseaux de ligne que sont placées les du nettes. Pendant les traversées, et dans la vie ordinaire du bord, les officiers seuls, et les passagers admis à la table de l'état-major, ont le privilège de se promener sur le gaillard d'arrière : c'est une terrasse où l'on se présente toujours sinon en toilette, du moins dans le costume de gens de bonne compagnie. Dans le port ou en rade, lorsque le liatiment est à l'ancre, le coté de tribord du gaillard d'arrière est la place d'honneur ; et quand le commandant y parait , tout le monde passe à bâbord. Si le bâtiment est sous voiles , tribord n'a plus son privilège : le coté honorable est celui du vent. " Mrsus.

GAILLARD (Château). Voyez Andblvs.

GAILLARD (CAnuiEi-HEnni), historien et critique, né le 10 mars I736,à Oste), près de Solssons, mort le 13 février 1806, a près de quatre-vingts ans, avait dans :>a jeunesse quitté le barreau pour ies lettres. Il débuta en 1745 par une Rhétorique française, à l'usage des demoiselles, souvent réimprimée, et nnc Poétique française à Vusage des dames. Elles furent suivies d'un Pma/«/e de* ?na/re Electre, en 1 7 50. Mais ce fut dans ses Mélanges littéraires, impi imés en I7àt;, que se révéla sa vocation pour l'histoire . un v w-

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