‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 72 sur 614 · GALA · texte numérisé non relu

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de ces bonnes fortunes peu communes dans les fastes dramatiques. Trois ans après, Ribier, voulant mettre en action la fable de La Lice et sa compagne, et se prétendant propriétaire du théâtre , perdit son procès avec les héritiers de Nicolet. Bourguignon , gendre de ce dernier, se chargea des fonctions de directeur, et, en 1808, fit reconstruire la salle, qui menaçait ruine. Sa mort laissa, en 1816, cet établissement aux mains d'une directrice, M™" Bourguignon, sa veuve. Decédée en 182b, elle fut remplacée par une administration composée de Guilbert de Pixérécourt, Dubois et l'acteur Marty . Lafargue, Grevin, M"»*» Bourgeois et Adèle Du puis étaient ses principaux auxiliaires. Un désastre signala les derniers jours de cette administration : le 21 février 1835, pendant la répétition d'une féerie, des étoupes enflammées occasionnèrent un incendie, qui consuma tout Pinterieur et le matériel de ta salle; elle fut reconstruite la même année par les soins de la nouvelle direction. Le théâtre de la Galté,' on le voit, a eu depuis 17 8a presque autant de gou vernements que notre bienheureuse patrie. (Ocurv.

Ce fut sous la direction de l'acteur Bernard-Léon que le théâtre de la Galté rouvrit en novembre 1835. Cette direction ne fut pas heureuse, et en 1837 le baron de Oès- Caupenne obtint l'autorisation de réunir sous son sceptre les théâtres de l'Ambigu et de la Galté. Cette tentative ■ eut pas plus de succès. Au bout d'un an, le double directeur se vil forcé de remettre son privilège de la Galté à MM. Montant et Meyer, dont l'heureuse administration traversa les immenses succès du Sonneur de Saint- Paul et de La Grâce de Dieu. M. Montigny ayant pris U direction du Gymnase dramatique, M. Meyer resta seul directeur du théâtre de la Galté. Après la révolution de Février, le théâtre de la Galté ferma encore, puis il rouvrit en 1849, et dans ces derniers temps , il vit le succès le plus colossal de notre époque , celui des Cosaques. L. Lotrvrr.

GAIUS. Quoique Gains ait joui d'une très-haute réputation , c'est cependant un des jurisconsultes romains que l'on connaît le moins. Les savants sont fort divisés entre eux sur l'époque où 11 a vécu. Les uns le placent sous la république, les autres le font contemporain de Justii.ten. Vue troisième opinion, qjf parait mieux fondée, établit que Gaius serait né sous Adrien, et aurait principalement écrit sous Marc-Aurèle. On en est donc réduit a des conjectures sur la biographie de Gaius ; mais son mérite et sa renommée sont consacrés par une constitution de Valentinien III , qui le place au nombre des cinq jurisconsultes dont les écrits doivent avoir force de loi. Gains s'est rendu célèbre surtout par ses Institutes, qoeJustiniena copiées en grande partie dans les siennes. Pendant longtemps cet important ouvrage ne fut connu que par ce que nous en possédions dans le Breviarium alaricianum , et par divers autres frag-

Cest en 1816 seulement que Niebuhr découvrit les vraies Institutes de Gaius dans un palimpseste de la bibliothèque du chapitre de Vérone; et la connaissance de cet ouvrage a eu pour résultat de détruire une foule d'hypothèses plus ou moins Ingénieuses, hasardées par les savants au sujet de l'histoire du droit romain, et aussi de jeter un jour tout nouveau sur bon nombre de questions restées obscures jusqu'alors. Les Institutes de Gaius ont été imprimées d'après une copie qui a été prise par Gfleschen, Becker et Bethmann- Hoilweg. On y trouve une préface de Gceschen, dans laquelle sont détaillées les circonstances de cette découverte. Il y expose l'état et rancienneté du manuscrit, ainsi que la manière dont il a été déchiffré. E. de Cuabbol.

GALA. C'est aux Espagnols que nous avons einpruute ce mot. Il a dans leur langue plusieurs acceptions. Dans la notre, il signifiait autrefois, ou un vêtement riche et somptueux , dont les grands seigneurs se paraient pour les fêtes ou festins de la cour, ou même ces festins et ces fêtes , seule acception que nous lui ayons conservée. En apercevant dans la mise de quelqu'un plus de recherche que de coutume, disons familièrement qu'il est de oala. Les ebroui-

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