‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 76 sur 614 · GALATÉE · texte numérisé non relu

GALATÉE

tot au berger, le bel Acw , qu'un jour, le géant jaloux éaa» sous un quartier de lave arraché a l'Etna. Dans sa toKkÛoa , Gala liée changea son amant en une source limai*. La GaJatée de Virgile a suivi le cours de la civilisation : dus l'Italie impériale, elle est devenue un peu coquclle; caàra\ charmants vers, si connus, font sourira l'amant et

\Ulo mt Galatca petit , lateiva paella El (mgH ad «lice* , UN capital»

Gaulée fut aussi , selon d'anciens historiens, la GUc d'un mi «ne. Elle dédaigna et repoussa un grand nombre d'amjnls, qui soupiraient à ses pieds. Mais quand Hercule fmt sur les roches de Pyrène (les Pyrénées ), elle se jeta eperaoe dans tes bras du héros , qui la rendit mère d'un frt*. Dekne-Baron.

CALATES. Voyez. Galatie.

GALATIE ou GALLO-GRÈCE. Dans l'antiquité on •K«iu le nom de Galatie a une contrée de l'Asie Mineure, d ane extrême fertilité, qui confinait a la Paplilagonie , rovaame de Pool, a la Cappadoce, à la Lycaouie, a la Billtynié et a la Phrygie. Elle éUit habitée par les Calâtes, mélange de Grecs et de Gaulois ou de Celtes ; de là le nom de Gallo-Grèce qu'on lui donnait également, de même que se» ItilrUnU étaient aussi désigné* sous celui de Gallo-Grec*. Au tniMeme siècle avant J.-C. , d'innombrables hordes de Gaulois, parties de la Gaule suit» tes ordres d'un chef que les historiens désignent sou* le nom de Brennus, tandis que ce n'était là que te titre même ( latinisé ) que ces barbares donnaient à leurs chefs ou princes (en celle Brenn ), envahirent la Grèce, et poursuivant leur marche dévastatrice, s'emparèrent de Byzanre ainsi que de la cote de la Propontide. Vers l'an 778 avant J.-C. , ils franchirent l'Hellespont à la demande de Nicoroède, roi de BHhynte, qui voulut 1rs opposer à Zépètés , son frère et son concurrent au trône. Il» lui donnèrent la victoire, et ce prince leur abandonna pour prix de leurs services la T marie et toute ta partie septentrionale de la Phrygie pour s'y fixer définitivement. Plus tard, l'an 23», Attale 1", roi de Pergame, les refoula dans le teritoire doutes délimitations ont été indiquées plus haut.

La constitution de la Galatie demeura purement aristocratique , comme elle l'était à l'origine , jusqu'à ce que les «toute tètrarques , qui partageaient le pouvoir souverain avec an ténat législatif composé de trois cents vieillards , n-ndiwtt leurs fonctions héréditaires. Alors l'un d'eux, appelé Dc/otar n », prit, avec l'appui de Pompée (an 38 avant J-C. ), le titre de roi. A sa mort , la couronne passa à Amynta*; mais tes Romains s'emparèrent de ce royaume dès l'an îi, et le réduisirent en simple province. Sous le règne de Tliéoduse, cette province de l'empire fut divisée en Galatia pri «a, dont Ancyreétait la capitale, et en Galatia secundo, avec Pessinonte pour cheMieu. C'est là que se trouvai! , en Tan i3 et ensuite en l'an 57 de notre ère, l'apotre saint Paul, dont l'une des éptlres est adressée aux Calâtes. GAL AT7- Voyez Galscx.

GALAXIE, nom que les astronomes donnent à !a voie lactée, d'après les Grecs , qui l'appelaient -raAafo; tûuio; ( cercle lacté).

GALBA ( S» vi es Scuncrcs), empereur romain («le juin e» à janvier 69 de notre ère), naquit d'une fàmille distinguée, l'an s avant J.-C. Il exerça avec honneur les charges de consul a Rome (an 35) et de gouverneur en Aquitaine sous Tibère, de Germanie sous Caligula, d'Afrique sous Claude, enfin, à partir de l'an 00, de la Tarragonaise sous

vrilla de s'emparer du trône ;'nùis i l demeura fidèle à Claude, et obtint ainsi toute sa faveur. En l'an 68, Julius V index, qui s'était soulevé à la tête des légions gauloises contre Héron, l'engagea encore à se faire proclamer empereur ; mais ce ne fut que lorsqu'il sut que Néron avait décidé sa mort, qu'il se souleva aussi contre lui en qualité de légat du peuple romain et de ses tribuns. La nouvelle de la Mer. ne la coavns. — - t. x.

— GALE g|

de Néron fut même seule le décider à venir à Rome prendre possession du trône que les prétoriens lui offraient. Galba , de déployer l'habileté dont il avait donné tant de dans la première partie de sa carrière, se laissa gouverner par d'indignes favoris, et s'aliéna les esprits par d'impolitiques actes de rigueur. Cest ainsi qu'il sévit mus pitic contre celles des villes d'Espagne qui avaient hésité à se déclarer pour lui ; et que les prétoriens lui ayant réclamé les largesses qu'on leur avait promises en son nom, il répondit : •> Un empereur choisit ses gardes , il ne les achète pas. - Mot courageux , mais qui ne convenait guère à l'époque où il vivait! En même temps son avarice le rendait odieux au peuple» et celui-ci ne larda pas à regretter Néron, qui du moins lui donnait des fêtes et des spectacles. Les légions cain|>ées au fond de la Germanie sommèrent les prétoriens de choisir un autre empereur : Galba crut détourner cet orage en adoptant Pi son et en le désignant pour son successeur; mais par cet acte il blessa profondement Othon, gouverneur de la Lusitame, qui n'avait pas hésité quelques mois auparavant à se prononcer en sa faveur, et qui attendait de loi la récompense de l'appui qu'il avait prêté à sa cause. Othon n'eut pas de peine A pousser à la révolte les prétoriens , pour qui l'adoption de Pison n'avait été l'occasion d'aucune largesse; et te l& janvier 69, l'empereur s'étant rendu au Forum pour apaiser ce désordre , Otlion l'y fit massacrer.

Galba était un homme doué de rares qualités : on l'eût toujours cru digne de l'empire, s'il n'y fût jamais arrivé. « Il dévoila, dit Mably, un secret funeste aux Romains, en montrant qu'un empereur pouvait être élu dehors Rome. »

GALUAALM, gomme résine qui découle des diverses parties du bubon galbanum, plante de la famille des ombclliferes. Le galbanum se rencontre dans le rommerce, soit en larmes, soit en masses. Il est stimulant et tonique. Il entre dans plusieurs préparations officinales, telles que le diascordium, la tbériaque, etc.

GALBE (de l'italien garbo, bonne grâce). Ce mot est fort en usage parmi les architectes, les sculpteurs, pour désigner les contours plus ou moins heureux du profil d'une coupole, d'une statue, d'un vase, du fût d'une colonne.

GALE. Ce mot a deux étymologies : callus, dureté, ou galla, nodosité végétale provenant de piqûres d'insectes. Parmi les nombreuses maladies de la peau, la gale est une des moins redoutables et des moins rebelles à la médecine. C'est une maladie accidentelle, qui, une fois guérie, ne se reproduit point, et ne laisse aucune trace visible, outre que le sang n'en conserve aucun levain. Certaines maladies de la peau supposent parfois de réprétiensiblea habitudes ou des intimités coupables. H n'en est pas de même pour la gale ; Il suffit de toucher la main d'un galeux pour contracter soi-même la maladie : et qui n'est pas exposé à de telle* approches ? Cest même là on des dangers d'une humeur par trop débonnaire. Le seul contact d'un objet touché par un galeux peut lui-même communiquer la gale. Cest ainsi qu'au rapport du docteur Savy, Honaparte, alors simple commandant, gagna la gale en saisissant le rcfouloir d'un brave canonmer, tué sous ses yeux au siège de Toulon.

La gale ne consiste qu'en de petites vésicules roses à leur base, transparentes et terminées en pointe à leur sommet , qui restent cachées dans le pli des jointures, entre les doigts ou vers les aines et les aisselles. Ces petites pustules n'ont rien de désagréable à l'œil, et les croûtes qui leur succèdent sont à peine visibles. Presque toujours d'ailleurs elles sont placées de manière à ne pas dénoncer ceux qui les portent : elles épargnent constamment le visage. 11 est vrai que le prurit causé par ces éruptions porte fréquemment les galeux à se trahir. C est un inconvénient sans doute ; mais la démangeaison elle-même est à peine uu mal , souvent même c'est une sorte de plaisir.

La gale est assez facile à guérir, si toutefois on ne l'a pas laissée trop s'étendre et s'invétérer ; et sous ce rapport aussi elle est préférable à une foule d'autres maladies de la peau, affections tenaces, que tous les efforts rie la médecine

ne parviennent pas toujours*» faire disparaître. Les moyens de guérison sont même très-simples; ib n'ont rien de fort désagréable, et jieuvent être employés en secret.

Une dernière considération à alléguer en faveur de la gale, c'est qu'elle ne laisse nulle trace aprè» elle, quoi qu'on puisse dire des gales rentrées, que les eaux d'Avène ont la réputation de rendre manifestes et de guérir. fcnlin, une circonstance qui doit rassurer ceux que la gale iiourrait effrayer, c'est qu'elle n'offre aucun danger pour la vie , et qu'ordinairement, elle n'apporte ments et n'oblige a aucun régime.

Au reste, tout le monde est d'accord sur la contagion de la gale; c'est un tait reconnu de toute antiquité, mais dont maintenant ou connaît la cause. Le pourquoi et le comment de cette transmission d'une personne a une autre par le simple contact, est un être vivant, un iusecte sans ailes (Y a car us scabiei ). C'est cet insecte, autrement dit sarcopte de l'homme, qui produit la vésicule de la gale et fixe son domicile dans un sillon caché qui l'avoisine et lui

ix qui ont cherche l'acarus dan»

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