F IU BOURG
ressources 1 Industrie agricole alpestre (fabrication des fromages de Gruyères), et la culture des céréales, de la rigne, «iu ubac et des légumes. Les montagnes fournissent «tu grès, de la pierre calcaire.de la nature du marbre, et un peu <le houille.
La ville de Fribourg, fondée en 1179, par le duc Bcrllxold IV de Za&ringen, sur les bords de La saane, profondi tatut encaissée entre deux rangées de rocher», (ut pendant cent cinquante année» en constante» hostilité» avec Berne, A cause de fuu aUachuneul à ses seigneurs. Aux termes du traue de S taux, elle fut admise en 1481 avec son territoire dans la confédération. La aussi la démocratie dégénéra in- «•jwtucuH-ut en oligarchie bourgeoise. En effet, indépen- «Luument du graud-coiuetl , investi de la puissance législative et du peiit-conaeil, chargé du pouvoir exécutif, il s'y forma un conseil de* Soixante, exerçant le droit de censure sur ks autorités supérieures , au-dessus duquel s'éleva encore plus tard une chambre secrète, armée des pouvoirs les plu» étendus. La domination exercée par les familles pa- Ukienne* alla toujours te consolidant davantage; et dans leurs longues luttes contre la cour de Rome, de même que contre l«s cvéquea de Lausanne, qui depuis In Rétormation réskiaient i Fribourg, ces familles s'emparèrent de toute l'autorité civde. Toutefois, dés 1581 les jésuites obtenaient rastomaxioa de fonder un établissement permanent à Friteurg. Sous la Restauration, en 1818, non-seulement on y aiibil les liguoristes et bientôt après les jésuites, mais encore on leur restitua leurs anciennes propriétés.
Vers La fin du dix-huitième siècle commencèrent à se manifester dfs germes de révolte contre le joug de l'oligarcfaie» tant dans les campagnes que dans la ville et au sein même des popuLat»otit> françaises. Occupé le ?. mars I7'js par les Français, Fribourgdevint partie intégrante de la répubuque Hdvétiqae, puis, sous le régime de la médiation, l'un et Tune des six directions ( Vororte ).
La restauration venue, l'aristocratie rétablit sou ancienne domination, tout en en adoucissant quelque peu le» formes ; et il en fut ainsi jusqu'à ce que, en 1830, un soulèvement populaire eut pour résultats la recounalssance du principe d'égalité de droits et b constitution de janvier 1831. De même que dans les autres cantons régénérés , cette constii garantissait la liberté de la presse, la liberté indirit,etc; mai* elle décidait en outre que La religion ca- Mitaioe était la <#ol« religion officielle: du canton, à i'eittphon de l'arrondissement de Morat, où le culte de m ronfevnon réformée était seul permis par la loi. Elle sli- I niait aussi la possibilité de réviser la constitution après un 'Mai de douze ans. Cependant, en présence d'une opposition libérale qui croissait toujours en forces, le parti artst»crauqae et sacerdotal ne laissait |vas que de conserver sa prépondérance, et il s'en servit notamment dans l'aftaire de* couvents d'Argovieet à propos de la question des l-Miin*. Kn lft-47 Fribourg accéda dé même an Sonder bund. Une teatative à main armée faite par les libéraux en janvier 184* à Peflet de renverser le gouvernement et de forcar h canton a se retirer du Sonder bund , échoua complé- IrmmL L'occupation de Fribourg par des troupes fédérales, le 18 novembre 1847, put seule amener la chute do parti j-->uittro-ari*tocraliqite. Elle donna le pouvoir non pas seulement au parti libéral, mais au parti démagogique.
Le lendemain de cette occupation, un gouvernement provisoire fut élu et établi en remplacement du précédent. En ih*'Ujtî la^nipft une «i£6t?iiit)léc l^^i&lâiMf* et constituante, prtvdoit du suffrage universel et direct, fut convoquée; et la rniiititution de 1848, libérale dans la plupart de ses disposition* et garantie par la confédération, sortit des délibérations de cette assemblée. On omit toutefois, et pour cause, * wumelrre le nouveau pacte constitutionnel a l'acceptation f-'rmeMeou an rejet du peuple; a l'instar de la constitution *; 1830, die exigeait en outre qu'il «'écoulât nn délai de •utorze années pour qu'il fftt possible d'en entreprendre l» révision. Tous les citoyens avaient le droit de prendre
part aux élections avant pour but la nomination de celte assemblée constituante; mais on s'explique que sous l'impression immédiate de l'occupation par les troupes fédérales, le parti naguère dominant et maintenant vaincu se soit abstenu. Les autorih-s établies en vertu de la nouvelle constitution décidèrent d'ailleurs que les citoyens qui se refuseraient a prêter serment a la constitution seraient privés de l'exercice du droit électoral. Ces dispositions, et surtout la longueur du délai fixé pour la possibilité de modifier la constitution, excitèrent beaucoup de mécontentement ; et les meneurs du parti aristocratique et sacerdotal n'eurent garde de no point le mettre à profit. Il en résulta diverses tentatives d'insurrection, notamment en 1*50 et le 22 mars 1861. Celte dernière se termina par la déroute des insurgés, commandés par un individu du nom de Nicolas Carrard, et qui déjà avait pris part aux précédentes insurrection*. Six ou sept insurgés furent tués sur place, et les deux frères Carrard faits prisonniers. La sentence rendue le 1 6 juin 1861 contre les insurgés restés au pouvoir de la justice, les condamna à quinze ans d'emprisonnement dans une maison de correction ; mais dès la fin de janvier 1852 la peine de Carrard était commutée en quinze années d'exil du territoire fédéral. De même, dans l'insurrection d'octobre 1850, malgré les faits de haute trahison qui avaient été positivement prouvés , il n'y eut que onze accuses de condamnés à un certain nombre d'années de bannissement. Indépendamment de ces tentatives de révolution à main armée, il s'organisa alors dans les formes légales une continuelle agitation, destinée à tenir constamment sur le quivive le gouvernement existant, et qui, il faut bien le reconnaître, ne représentait que la minorité. Or qui ne sait que plus les minorités qni réussissent à s'emparer du pouvoir sont faibles, et plus elles sont violentes et tyranniques? line pétition issue d'un comité central et revêtue de la signature de 14,000 citoyens, adressée A la diète lédéralc, dont on sollicitait l'intervention pour amener un changement dans la constitution et dans le gouvernement du canton, ayant été repoussée, l'opposition essaya de parvenir au même but par des démonstrations d'nn autre genre, notamment par la convocation à Posieux, en mai 1852, d'une grande assemblée populaire, a laquelle prit part on nombre considérable de citoyens. Mais cette tactique ne réussit pas davaulage aux meneurs du parti rétrograde, qui est en très-grande majorité dans le canton. La seule concession que fit le grandconseil convoqué à peu de temps de là, ce fut de rendre la capacité électorale aux citoyens qui se refusaient à prêter serment à la constitution, et de promettre quelques modifications dans la législation.
Le canton de Fribourg est divisé en sept arrondissements. Les principales localités qu'il renferme sont après son cheflieu : Estavaytr, dans une position cliarrnante, sur le lac de Neufchatel; /tuile, petite ville assez agréable, située A l'entrée des vallées de Gruyères, oit se tiennent d'importantes foires de bétail et de fromages; Morat, sur le lac du même nom, ville de 18 à 1600 habitants, célèbre par la bataille qui s'y livra en 1456. Un obélisque a remplacé le célèbre ossuaire détruit par les Français en 1798; Romont, la plus jolie Tille de tout le canton, bAtie sur une colline dont le pied est baigné par la Glaise, 900 habitants ; Rue, sur la Broyé; enfin Gruyères, en allemand Greyers, petite ville de 4 A 800 Ames, au pied du Molisson : die a donné son nom A tonte la contrée environnante, centre d'une inipor-
Les sottes de la guerre du Sonderbund , la politique jésuitique du précédent gouvernement, et les troubles continuels provoqués par les violences du gouvernement actuel, ont exercé les résultais les plus fâcheux sur ses finances. En 1850 il y eut encore une diminution de 173,000 fr. sur lo chiffre des évaluations de recetles, et le déficit total s'éleva A 683,000 francs; on ne «aurait nier cependant que le gouvernement actuel ne se soit beaucoup occupé d'améliorer la situation intellectuelle et morale des populations. C'est aùisj