‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 92 sur 614 · GALLAS · texte numérisé non relu

GALLAS

et ses manières comme dans ses ouvrages, il aurait toute sa vie enseigné a des enfants les premiers éléments de la grammaire avec le même plaisir qu'il avait en à eiercer son érudition sur différentes matières. » Le style des ouvrages de Galland présente malheureusement plus que de la simplicité; il fourmille de négligences, et il faut tont l'attrait du sujet pour faire supporter la lecture même de» meilleurs contes, tels que La Lampe merveilleuse, Ali- Baba ou Les quarante Voleurs, etc. Ses autres écrits sont très-nombreux. Il a fait des recherclies sur la numismatique, notamment sur les médailles de Tetricns. La meilleure édition des Mille et une IS'uits est celle qui a été publiée en 1806, par Caussin de Perceval père. Galland avait laissé, entre autres manuscrits, plusieurs contes encore inédits. Caussin de Perceval en a traduit d'autres encore, el a terminé dignement la collection par le conte qui contient le véritable dénouement, savoir la gra.ee entière accordée par l'imbécile et féroce sultan à l'aimable narratrice.

Breton.

GALLAPAGOS. Voyez Galaucos.

GALLASt peuple nègre, qui habite la partie nord-est du grand plateau dont se compose la moitié méridionale de l'Afrique. Quoique appartenant a la race nègre par ses caractères généraux, Il n'en présente pas le type daoi toute sa pureté; il forme au contraire avec les Foulahs, les Mandingos et les Noubas comme la transition de U race nègre à la race caucasienne, et semble appartenir à la grande famille des peuples habitant l'est de l'Afrique de puis les frontières delà Terre du Cap jusqu'à l' Abyssiaie, qu'on a l'habitude de désigner sous le nom de Cafres.

Les Gallas sont une belle et vigoureuse race d'irommes, et ne se distinguent pas moins des autres peuplades nègres par leur énergie et leur esprit guerrier que par leurs aparités intellectuelles. L'histoire n'en fait mention qu'a partir du seizième siècle, époque où elle nous les montre comme on peuple barbare et conquérant, sorti de l'intérieur de l'Afrique, qui depuis lors n'a point cessé ses incursions et ses effroyables dévastations dans les différentes contrées dont se compose la région montagneuse de l'Afrique orientale jusqu'aux plateaux de fAbyssinie, qui en a successivement subjugué ou expulsé les populations aborigènes, conquis une grande partie de l'Abyssinie et pénétré jusqu'à la mer Ronge et au golfe d'Adcn. C'est dans ces derniers temps seulement quo leur puissance semble avoir diminué en Abyssinie, de même que leurs irruptions dans ce pays, surtout par suite de l'énergie dont a frit preuve le gouvernement du roi de Tboa, lequel est même parvenu à soumettre quelques tribus des Gallas et a les forcer à embrasser le christianisme. Ils continuent toujours cependant à occuper de nombreuses parties de l'Abyssinie, d'où ils étendent leur domination sur des centrées au sud et au sud -ouest de l'Abyssinie, dont les délimitations sont très-incertaines, et qui semblent être aujourd'hui le principal théâtre de leurs brigandages.

Les Gallas ne présentent point d'unité politique; ils* subdivisent en une multitude de grandes et de petites peuplades, formant autant de centres particuliers, et souvent en guerre les unes contre tes autres. La plupart des peuples Gallas sont demeurés pasteurs, et conservent encore avec le genre de vie particulier aux peuples pasteurs toute la sauvage rudesse de leurs ancêtres. Cependant quelquesunes de leurs tribus, celles qui habitent près ou au milieu des Abyssins, sont devenues agricoles, et dès lors un peu plus civilisées. Celles des peuplades Gallas qui sont demeurées à l'état sauvage et nomade, tout en menant la vie pastorale, ne laissent pourtant pas que de s'occuper beaucoup de chasse et de trafic d'esclaves. la plupart d'entre elles wnl encore idolâtres; toutefois l'islamisme a fait de grands progrès parmi celles qui habitent aux environs île Kafla cl d'Enarca, ainsi que des côtes de la mer, où e'îei ont de nombreux points de contact avec des nations mahomélanc*. Il n'y en a qu'un petit nombre, par exemple une dans l'intérieur de l'Abyssinie, qui se soient converties au christianisme.

G ALLAS — GALLB

G ALLA S ( M AT R lis, comte ne ), l'un des généraux de l'Dnpire pemlant la guerre de trente an*, né en 1589, d'une

irwi eo 161»'., i Jans la guerre des Espagnols contre la Savoie, en qualité d'écuyer d'un gentilhomme lorrain, M. de hVaufreniont, dont il avait commencé par être page. Mais il

ne tarJa point a entrer au service de 1

et fut

te arides forts qui Mes avec leurs oxydes. Ceux de fer se dissolvent non-seulement dans un excès d'acide oxalique, mais encore dans le foxaute de potasse (sel d'oseille). C'est sur cette propriété qu'est fondé l'usage du sel d'oseille pour enlever les tacites d'encre de dessus le linge. Benélius admet que dans les gaUate* neutres la quantité de l'oxyde est à celle de l'acide tomme I est à 8.

GALLAT1N (Albert), homme d'État américain, né à Genève, en 1761, venait à peine de terminer ses études, quand, en mars 1780, il courut en Amérique prendre part à U lutte que les habitants des ci-devant colonies anglaises pour assurer leur indépendance. Il se distingua lans les rangs de l'armée américaine, d'abord comme simple soldat , qu'on Ini confia bientôt le commande* nent du fort Passamaquoddy. Après ta conclusion de la paix, il fut nommé en 1783 professeur de littérature Iran* a l'université de Harvard. A quelque temps de la, il > des terres, d'abord en Virginie, puis en Pensylvanie, «a, sur les bords do Monongahela , il s'occupa activement d'agriculture. Sa carrière politique ne date que de l'année 17S9, rpoqueoo il fut appelé k faire partie de la convention ' Iwrgée île réd'ger un projet de constitution pour l'État de l'fûiylvanie. Kn 1793 il fut élu membre .lu sénat des États-

WCT. OC LA COXVERS. — T. X.

tout au début de la guerre de trente ans. Il se distingua d'une manière toute particulière dans les opé ratios* contre le» Danois, et après la paix conclue à Lubcck, en te», alla commander comme général un corps d'Impéi en Italie, où il prit Mantoue et fit en même temps un Créé alors comte de l'Empire, il prit en 1A31 le commandement d'une partie de l'armée que les Suédois venaient de battre à Brettenfeld, couvrit la Bo berne et combattit ensuite contre Gustave- Adolphe k Nuremberg et à Lutxen. Avant été l'un de ceux qui mirent le plus d'acharnement a dénoncer Wnlleustein a l'empereur, il obtint après l'assassinat de ce grand capitaine non-seulement sa seigneurie de Friedland , mais encore le commandement en cliel des mtwr> impériales. A Nordlingcn, G al Las remporta sur le duc Bernard de Saxe-Weimar une victoire qui eut pour résultat de replacer la partie sud-ouest de l'Allemagne sous r*it<*ri* de l'empereur. En 1637 il combattit contre Baner et Wrangel, en Poméranie; mais k la fin de 1638 il se vit contraint de se réfugier en Bohème avec son armée extéauée, et dut alors déposer son commandement.

Malgré le malheur qui s'attachait k ses entreprises et les preuves d'incapacité qu'il venait de donner comme général, il ( ■ en fut pas moins appelé, en 1643, i commander l'armée destiaée à opérer contre Torstenaon. Ce fut en vain qu'il s'efforça de l'accoter en Holstein, où il l'avait suivi du fond de la Siléste; par une manoeuvre habile, Torstenson réussit an contraire à le rejeter sur la rive gaoché de l'Eibe, après toi avoir fait essuyer des pertes énormes; et alors Ilatifeld Tint le remplacer à la tête de son armée. En 1645, pourtant, ce fol encore lui qu'on donna pour chef aux Impériaux, battus à Iankowîb. Il mourut k Vienne, en 1647. Il avait agrandi sa seigneurie de Friedland par l'acquisition de nombreax domaine* en Bohême; et ses descendants s'établireat aussi en Silésie. 0[>endant sa descendance mâle s'é- j Wjùtao milieu du dix-huitième siècle; et alors l'héritier de U taeneurie de Friedland, le comte Clam, ajouta à son nom cewi de Gallas.

GALLATE, sel résultant de la comhinaison de l'acide gai tique et d'une base. Les gallales sont insolubles, excepté ceux de potasse, de soude, d'ammoniaque, et ceux à végétales. Presque tous les gallates se dissolvent dans lui sont capable* de former des sels solu-

t'nis; et lors des troubles qu'on appela l'iniurrecrio/i du Whisky, il contribua puissamment à rétablir l'ordre. En 1794 ses concitoyens lui donnèrent une preuve flatteuse de l'estime qu'ils lui initiaient, en l'élisant le même jour membre de l'assemblée législative dans deux arrondissements électoraux à la fois. En 1801 son ami Jeflerson le nomma secrétaire de la trésorerie; et en 1809 Madison lui ayant offert le portefeuille des affaires étrangères, il préféra garder sa spécialité , et n'accepta que le ministère des finances. (jii.iiid, en 181), la Bussie offrit sa médiation pour rétablir la paix entre l'Angleterre et le* États-Unis, il fut envoyé comme ambassadeur extraordinaire à Saint-Pétersbourg; et plus tard, l'Angleterre ayant demandé à traiter directement, il se rendit à G and , où le traité définitif fut conclu et signé par lui. En 1815 il négocia avec Clay et Adamsun traité de commerce avec l'Angleterre; et de 1816 a 1823 il remplit k Paris les fonctions d'envoyé extraordinaire et de ministre plénipotentiaire de l'Union. A son retour en Amérique, il refusa un ministère ainsi que la vice-présidence de ta république; mais en 1836 il alla encore occuper à Londres le poste d'ambassadeur. Depuis lors il ne remplit plus aucune fonction publique, et à New-York, où il s'était Gxé, il ne s'occupa plus que de sciences et de littérature.

Gallatin fut un des orateurs les plus élégants et les plu* corrects qu'on ait encore entendus au congrès. Économiste de l'école d'Adam Smith, il paria et écrivit en faveur du principe du libre échange, et resta jusqu'en 1839 président de la banque nationale. Il mourut le H août 1849. On a de lui quelques bons ouvrages sur l'histoire de sa patrie adoptive, et il fut président de la Société historique ainsi que de la Société ethnologique des États-Unis. Cette dernière lui est mémo redevable de sa fondation. Son Memoir on the norlh-castern boundary (New-York, 1843), k l'occasion de la discussion soulevée par la question du territoire de l'Orégoo, de même que ses écrits sur la guerre avec le Mexique, sont des chefsd'œuvre de sagacité et de lucidité; et ils exercèrent alors une puissante influence sur l'opinion. Dans les vingt dernières années de sa vie, il se livra k une étude toute particulière des antiquités et de l'ethnographie de l'Amérique ; et personne n'acquit une connaissance plus parfaite des différents idiomes des Indiens. Son travail intitulé : Synopsis of the indian tribes withen the United States and in the BritUh and Russian possessions in Nort h- America, qui forme le tome II* des Transactions and collections of the American Antequnrian Society (Cambridge, 1836), et ses différents articles insérés dans les Transactions de la Société ethnologique (New-York, 1845-1851), sont josqu'k présent la meilleure autorité k invoquer sur les questions d'archéologie relatives k l'Amérique ; en même temps que l'on y trouve la preuve de l'érudition profonde et tout européenne de l'auteur.

GALLE. On désigne sous ce nom des excroissances de formes diverses, qui se développent sur les végétaux, par suite de la piqûre d'insectes de différentes familles , mais principalement de celle des A y ménoptères , et du genre cynips, de Linné. Toutes les parties des végétaux sont susceptibles d'être attaquées par ces insectes, qui, après avoir percé le tissu du végétal, y déposent leurs œufs, autour desquels se répand le soc de la plante, qui grossit considérablement l'organe piqué et donne lieu k une tumeur quelquefois très- volumineuse. Parmi les nombreuses galles que présentent les différents végétaux, quelques-unes seulement méritent d'être citées. Celle durosieréjrfan/ier ou bédigar est de .la grosseur d'une pomme, couverte de longs filaments rougeâtres , pinnés ; on lui attribue des propriétés antiscorbutiques et astringentes.Elle se trouve sur la tige de ce végétal. La galle du hêtre se présente sur les feu il les de cet arbre, sous forme de cônes très-luisants et trèsdurs. La noix de galle est la plus importante de toutes, tant par son emploi en teinture que par son utilité dans la tannerie. C'est une excroissance arrondie, dure, solide, pesante, proluitc sm les rameaux du quercux in/ectoria, parla

piqûre d'nn cynips. <?eat principalement le bourgeon de« jeunes branches que In femelle choisit pour y déposer son nul ; le bourgeon , après son développement , ne conserve de sa forme primitive que les aspérité» formées par la partie supérieure des écailles soudées. L'omf éclôt, et la larve devient successivement infecte parfait. A cette époque, il dévore une partie de la substance qui forme sa prison , en perce l'enveloppe et s'échappe; ces noix de galle ainsi percées prennent te nom de galles blanches; elle» sont beaucoup moins estimées dans le commerce que la galle noire ou verte. ftAlep , qui vient aux environs d'Alep en Syrie. La grosseur de cette dernière est celle d'une aveline ; elle est compacte, très-pesante et très-astringente, propriétés qu'elle doit à ce qu'on l'a récoltée avant la sortie de l'insecte. La galle de Sniyrnc est moins estimée que la précédente , parce qu'elle contient plus de galles blanches.

Le querevs robur de Linné présente à la cupule de son gland une excroissance irrégulière, que Ton nomme gallon de Piémont ■ elle offre au centre d'une enveloppe ligneuse une cavité unique, prenant de l'air par le sommet, contenant une coque blanche, qui a dû servir aux métamophoscs de l'insecte. La galle ronde de France est entièrement sphériqne, dure, assez légère. Sa surface est polie et d'un blanc rou^ealre. Kllc est produite psr le quercus ilex, qui croit dans le midi de la France. On trouve dans les environs Bordeaux une galle nommée pomme de chêne, qui croît sur le chêne touzin. C'est la plus grosse de toutes; elle est produite par le dévelopiR-ment monstrueux de l'ovaire , piqué avant la fécondation ; elle est spongieuse et devient très-légère par la dessiccation. M. Guibourg a retiré d'une coque blanche, ovale, placée au centre de la galle, l'insecte vivant, lequel recevait de l'air par un conduit très-étroit, qui parlait du pédoncule jusqu'à la coque ; il pense que ce conduit doit exister dans toutes les autres galles , et surtout dans celle du Levant, qui est très-dure et très-compacte.

Favrot.

GALLE (Asdké), célèbre graveur en médailles, naquit en 1761, à Saint-Etienne. D'abord simple ouvrier dans une fabrique de boulons, il travailla ensuite cher un orfèvre de Lyon ; et c'est la qu'il sentit s'éveiller en lui le génie de la gravure. Galle se forma sans maître, et ses commencements furent très-remarquables. Sa première médaille fut celle de la Conquête de la haute Egypte, elle est restée l'une de ses plus belles productions. Il ev'cuta ensuite celle du Retour cPÉgypte, Y Arriver de Bonaparte à Frèjus, la Retaille de Friedlund, le Couronnement de yapoli'on, etc. En lsio il remporta le premier prix du concours que l'Académie des Beaux- Arts avait ouvert pour les meilleurs ouvrages de gravure. Nommé membre de l'Institut, son activité ne se reposa pas un seul jour, et chaque événement glorieux de notre histoire trouva en lui un interprète adroit et inspiré. Le burin de Galle a raconté tous les triomphes du consulat et de l'empire. Il exposa au Salon de 1824 un intéressant cadre de médailles, où figuraient Y Entrée, du roi à Paris, La Duchesse d'Angoulime quittant la France, et enfin les effigies de Descaries et de Malesherbcs. Depuis ifi.jn Gallea exécuté la uu-daille de la Conquête d'Alger (l»39),el plus récemment la Translation des cendres de SapoUan: ces œuvres, les dernières qui soient sorties de sa main courageuse, attestent qu'en vieillissant son talent n'avait rien perdu de sa fermeté première. Les médailles de Galle resteront comme des modèles de précision, de netteté et de scionce. Ce laborieux et patient artiste est mort vers la fin de l'année 1844.

GALLEGOS. On nomme ainsi en Espagne les habitants du la Galice.

GALLES, prêtres de Cybèle, division des cory bantes. A lys, que Cybèle aima, s'étant fait eunuque, Gallus, premier prêtre de cette déesse, imita cet exemple, et dans la suite tous les ministres de Cybèle furent de même eunuques. Ovide fait dériver ce nom d un neuve de la Phrygie,

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