GALLE — GALLES
nommé Gallus. Loden a parfaitement ridiculisé ces fana tiques, en racontant les cérémonies de leur entrée dans, l'ordre. Plutarque se plaint de ce qu'ils ont reoda la potsw des oracles vulgaire et méprisable. Ils conduisaient de bourgade en bourgade l'image de leur déesse, et distribuaient des réponses en vers i ceux qui le* consultaient, et qui faisait négliger les oracles rendus sur le trépied. Il leur était permis, très-anciennement, suivant Ciceron, deueroui der, seuls, l'aumône durant certains jours. Ils avaient un chef, nommé arc h igal le. Avec un fouet formé dWUu enfilés dans trois lanières, les galles se fustigeaient cruellement en l'honneur de la déesse. On peut voir dans Apulée des détails fort curieux sur ces prêtre», qui de son temp étaient déjà tombes dans un grand discrédit.
GALLES ( Pays ou Principauté de ), en latin Britamm secunda cimbria, en anglais Wales, et autrefois Wallis, principauté Jadis indépendante et réunie aujourd'hui mi royaume de la Grande-Bretagne, sur la côte occidentale de l'Angleterre proprement dite, est bornée à l'ouest et au non) par la mer d'Irlande, à l'est par les comtes anglais de Chesler, de Shrop, de llereford et de Monmouth, et an sud par le canal de Bristol. Elle comprend une superficie d'environ T25 myriamètres carrés. Son territoire est traversé pu trois chaînes de montagnes, dont le pic le plus élevé est le Snowdon , haut de 1,152 mètres. Les formes abruptes et escarpées de leurs nombreuses ramifications , les vallées profondes qu'elles renferment et qu'arrosent une multitude de petits lacs et de ruisseaux , de* brouillards presque perpétuels et la neige, qui en certains endroits dure jusqu'au uvuù de juin, donnent a toute cette contrée l'aspect le plus pitto resepie, et l'ont fait surnommer la Suisse anglaise. Le climat sans doute en est apre, mais non pas malsain. Le* côtes, hérissées de rochers et fort éclianrrées , loment us grand nombre de golfes et de promontoires. Les cour* d'eau les plus importants sont la Dec, la Cluyd, le Conway, le Tany, la Tare, la Severn, le Wye et l'Uske, Le sol est trèsriche en fer, notamment dans le comté de Clamorgan. On j trouve aussi du cuivre, du plomb, du marbre et de la limn le- L'exploitation des mines et la fabrication du fer constituent les principales industries de la population; et la nature au sol favorise d'une manière toute particulière, indépendaui ment de l'agriculture, l'élève du bétail. Sur los côtes, la pêche, celle des huîtres surtout, occupe fructueusement un grand nombre de bras ; et secondé par de nombreux «naux, le commerce auquel donne lieu le placement de* diva* produits du sol est des plus actifs.
Le pays de Galles est divisé , sons le rapport politique, en pays de Galles du sud ( Sou/A- IVaies ), et pays de Galles 'W nord ( North- Wales ) ; la première de ces divisions comprend les comtés de Brcnnock, de Cardigan, de Carmarthco , de Clamorgan, de Pembrocke et de Radnor; la seconde, le* comtés d'Anglesey ( Ile d' ), de Cawnarvon, de Denbigh, de Flint, de Merioneth et de Montgoroery. Le chef-lieu de U principauté est Pembrocke. Sa population en 184 1 eU" de9U,3îl habitants.
Les habitants primitifs du pays de Galles lurent vraisem Maniement des Kymrs on C i m bres. Au temps de la domination romaine, cette contrée portait le nom de Cimerta, « aujourd'hui encore les indigènes se désignent eux-mêmes par le nom de C y mer y. Quant a l'étymologie même du nom de Galles (en anglais Wales), d'où on a fait pour désigner les habitants de cette contrée le mot Gallois ( et dans les hjrmes anglo-gemaniqoes, Walen, Waleser, Walliscr et aussi Welches ), c'est là une question demeurée sans sohs bon. Lorsque, au cinquième siècle de notre ère, les Anglo- Saxons (voyez, Ancucruas) envahirent la Bretagne une partie de la population bretonne, qui descendait des i eites fuyant devant le glaive de» conquérant», se réfugw dans les montagnes et les forêt» du paya de Galles, ou ce* émigrés celtes se confondirent peu i peu avec les liabilanl* primitifs de la contrée, parmi lesquels dominait l'élément cimlirc , pour former une population particulière, quia cou-