GALLES
gtné jusqu'à ce temps-d, en opposition a l'élément anglais, tes atours, son caractère et sa langue propres. Les Gallois de bo* jours sont une race d'hommes grossiers, superstitieux, nuis énergiques, généreoi, bons et hospitaliers. Les classes supérieures ont seules adopté la langue et la civilisation anglaises -, et encore se composent- elles en grande partie d'éléments fournis par l'immigration. Aujourd'hui encore, comme jadis, les Gallois célèbrent leur» antiques (êtes nationales, où l'on découvre facilement des traces des antiques croyances du pays1, alors que an religion était celle des druides ; et leurs po#irt! populaires on bardes se r<HinU»ent toujours annuellement pour se disputer le prix dans des joutes poétiques. Par contre , l'instruction populaire y est encore des plus défectueuses, et c'est tout récemment seulement que des écoles y «ot Hé fondées sous l'impulsion donnée |iar l'élément anglais delà population. \a langue des Gallois, qui se compose d'un nkisnge de mois germains, celtes ( galliques ) et romains, possède une grammaire et même one littérature. 1 A r époque de l'histoire d'Angleterre désignée sons le nom ife période anglo-saxonne, il est vraisemblable que les Gallois obéissaient d'abord à un seul et même chef ou prince indépendant, que par la suite ils en reconnurent plusieurs, dont les «Grisions et les luttes intestines favorisèrent l'Invasion rtraa^re. Déjà le roi anglo-saxon Athelstan ( 925-941 ) avait contraint les Gallois a lui payer un tribut , consistant partie en argent et partie en peaux de loup. L'établissement de ce tribut eutà la longue pour résultat l'extermination complète des loups dans l'Ile entière.
Quand, en l'an 10C6, les normands s'emparèrent de l'Angleterre, les Gallois essayèrent de se soustraire au joug de ces nouveaux envahisseurs ; mais Guillaume le Conquérant ™tra dans leur pays à la tète d'une armée formidable, et contraignit leurs divers princes on chefs à reconnaître sa sureraineië el à lui payer tribut. Pour mettre obstacle à l'invasion da sol anglais par les populations sauvages et guerrière» du pays de Galles, le roi Guillaume II Institua sur leurs traotièm des comtes de Marches, des marchers ou marquis ; et retranchés dans leurs cltàteaux forts , ceux-ci soumirent peu a peu les diverses parties du territoire, en même temps quIU tinrent en respect les chefs ou princes les moins puis- ^auu. Mais pendant les guerres civiles qui signalèrent le rèpfcd'ttknne, le dernier roi d'Angleterre de race normande, les princes on cliefs du pays de Galles réussirent à se soustraire presque complètement à l'influence anglaise, et ravagèrent même le sol anglais, à titre d'alliés tantôt du roi, et ta»W de 1a princesse Malhilde ( voyez Plantacbwet). Enfin, le roi Henri II sut mettre à profit leurs dissensions et leurs littti1* intestines pour soumettre de nouveau tout le pays de CaUe* a la souveraineté anglaise. Le prince Madoc de Pont* ou Mont^omery, l'ami et le vassal de Henri, ayant été I objet de mauvais traitements et d'actes d'hostilité de la part <J« plusieurs antres princes, notamment de la part d'Owcn Gwinertb, prince du North- Wales ( Galles du nord ), appela le roi a son secours. En conséquence, Henri, à la tète (Tune année nombreuse, envahit le pays de Galles, en 1 157, vainquit et soumit, non sans peine, Owen, et contraignît !'ansuivante les princes possessionnés au sud et moins puls- .-jaU à reconnaître sa suzeraineté. Mais les Gallois ne supportaient le joug qu'avec impatience; aussi dès 1163, quand Henri 11 se trouva embarrassé dans une guerre contre la r'rance, Res, prince du South- Wal es (Galles méridionale), fit-il irruption eu Angleterre; et l'année suivante il ne lui lut pa» diflicde de déterminer les autres chefs à prendre les armes a son exemple. Henri envoya alors de nombreuses années dans le pays de Galles ; mais leurs efforts fnrent impuissants, parce que les Gallois firent alors alliance avec la 1 r.mce. Ce fut seulement sous Edouard 1er, qui monta sur le troue d'Angleterre en 1272, qu'on réussit a soumettre complètement ce pays. Llewellyn, alors prince souverain du pays de Galles, avait soutenu, sous le règne de Henri III, le parti de Lnicesler, et refusait, sous divers prétextes, de venir rendre en personne foiel hommage à Edouard. En conséquence