CAIQUE — CAISSE
leur argent comptant, leurs billets de banque, effets de com merce, et en général toutes leurs valeurs. Dans les maisons de banque on entend aussi par caisse le cabinet où setrouvent ce coffre-fort et l'employé nommé caissier, qui, en ayant la garde, est chargé de recevoir et de payer. Les valeurs en papier constituent ce qu’on appelle le portefeuille. Le livre de caisse doit enregistrer, au débit ou au crédit, tout ce qui entre d'argent dans la caisse et tout ce qui en sort. Faire sa caisse, en style de commerce, c’est établir le compte, faire la vérification de l’état d’une caisse.
Enfin, par une extension donnée à cette acception du mot caisse, on a désigné des établissements publics ou privés, fondés soit par les gouvernements, soit par les particuliers, pour subvenir à' des besoins que réclamaient la fortune et le crédit publics, tels que la caisse des emprunts, ou caisse royale, la première de ce genre, établie à l'hôtel des Fermes, sous le règne de Louis XIV, pour recevoir les deniers des particuliers qui voulaient prêter leur argent à intérêt. Les fermiers donnaient des promesses ou billets au porteur, pour valeur reçue comptant, lesquels avaient cours sur la place, sous le nom de promesses des gabelles. A la mort de ce roi elles furent converties en billets de l’État, et acquittées en entier sous Louis XV.
Parmi les principales caisses fondées depuis, nous citerons la caisse d'amortissement, lacaisse des dépôts et consignations, la caisse d'épargne, la caisse d’escompte, dont le mauvais succès en 1784 fit donner à une forme de chapeaux que portaient les dames le nom de chapeaux à la caisse d’escompte , ou chapeaux sans fond ; enfin la caisse d’accroissement et de survivance, et les caisses de Lafarge et de Poissy. Edme HÉREAU.
Le mot caisse, pris dans une acception militaire, est un de ceux dont la synonymie a le plus abusé. C’est à la langue espagnole qu’il faut demander l’origine de ce mot, pris dans le sens de {ambour. Les troupes font usage aussi de caisses à argent, d'armes, de chirurgie, de pharmacie, d'emballage ; mais nous ne parlerons ici que des caisses de percussion, paisqu’un usage, qu'aucune bonne raison ne justifie, veut qu'on nomme ainsi le tambour instrumental, et qu'on appelle £ambour le soldat qui porte et bat la caisse. Les tambours de l'infanterie n’ont reçu le nom de caisse qu'à des époques peu anciennes. Pasquier dit que de son temps les soldats commençaient à nommer quesse le tambour, sans savoir dire pourquoi. S’il eût poussé plus loin ses recherches, il eût qu facilement découvrir que ce mot quesse était la corruption du mot espagnol caxa. Par une corruption nouvelle, on l’a écrit caisse. Cette étymologie s'explique par la supériorité qui distinguait alors l'infanterie espagnole des autres infanteries, La caisse, d’une forme espagnole alors, et longtemps en bois, succéda ainsi aux fambours et tambourins des armées de Charles VIIL et de François 1°", Depuis l’époque où écrivait Jean-Jacques, qui le premier a composé quelques lignes touchant les airs de tambours ou les batteries de caisse, le mot s’est subdivisé, par une application nouvelle, en caisse roulante et en grosse caisse; conséquences de l'institution si peu ancienne de nos musiques militaires. Ga Bain,
Les caisses sont aussi fort utiles et d'un usage fort commun dans fous les besoins de l'horticulture où du jardinage. On en distingue plusieurs espèces : les unes servent à recevoir les arbustes où les plantes d’orans gerie d’une certaine valeur et d’une certaine dimension; les autres À faire des semis. Les premières sont ordinairement en bois; on en a fait cependant en feuilles méfalliques et en, compositions diverses. Les caisses en bois se composent de quatre pieds droits, sur lesquels on assti= jettit, par des mortaises, par des clous, ou par des équerres en fer, les planches qui doivent former les quatre côtés et le fond, Quelque soin que l'on apporte dans le choix des bois dont on se sert pour leur confection, l'humidité les