‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 128 sur 556 · PARENT-RÉAL · texte numérisé non relu

PARENT-RÉAL

Calais compte (en 1866) 12,727 habitants. Cette ville possède un tribunal de commerce , une chambre de commerce, un entrepôt réel, un bureau principal de douane, une école d’hydrographie et une bibliothèque publique, riche de 12,000 volumes. C’est une place forte avec citadelle,

On ladiviseen ville haute, qui n’est pourtant pas plusélevée que la plage, et en ville basse, qui comprend le faubourg Courgain, habité par les marins. Ses maisons sont presque toutes bâties en briques jaunes, symétriques et élégantes. Calais possède d’ailleurs peu de monuments remarquables. On ne peut guère citer que la cathédrale, bâtie par les Anglais ; l'hôtel de ville, construit en 1231 et rebâti en 1740; son heffroi, haut de 36 mètres, est d'une légèreté remarquable, et sert actuellement de phare; la cour de Guise, ancien bâtiment entouré de piliers en forme de tour, qui sous la domination angiaise servait de bourse aux marchands, Plautés

CALAIS

d'arbres, les remparts offrent une agréable promenade; l’u 16 des deux jetées du port est également fréquentée par la foule Calais possède en outre un établissement de baïns de mer,

Outre ses fabriques de tulles, façon anglaise, Calais possède des fabriques de bonneterie, de savon noir, de cuirs des raffineries de sel et des usines à vapeur pour la fabrica tion des huiles et la mouture des grains. La fabrication de tulles occupe plus de 900 métiers, tant à Calais qu’à Saint: Pierre-lès-Calais et dans les villages voisins. Il y a deux où: vriers par métier sans compter 3,600 femmes et enfants em: ployés à l’apprèt, au dévidage, au bobinage, etc. Son pin: cipal commerce consiste en voitures, en vins de Bordeaux de Bourgogne, de Champagne, et en caux-de-vie, qui son achetés pour être ensuite revendus aux Anglais; et le retout se compose de beurre et de cuirs tirés de l'Irlande. Calais fait le grand et petit cabotage, la navigation de long cours elle envoie un grand nombre d’expéditions à la pêche du h@ reng et du maquereau et quelques-unes à celle de la morue

Le port de Calais creusé par la nature, et amélioré en 997 par Baudoin IV, comtede Flandre, était défendu par deux grosses tours, dont l’une, que l’on disait l’œuvrede Caligula, était s tuée au milieu des sables au nord dela ville; Pautre protégeai l'embouchure de la rivière de Guignes. Philippe de France, comte de Boulogne, fit construire, en 1224, autour de cet bourgade un mur flanqué de distance en distance de peti tours avec des fossés extérieurs. Ce même prince y fit élever troisans après un vaste donjon, qui fut dès lors appelé le ch4n {eau, et qui, démoli eu 1560, fut remplacé par la citadelle ac= tuelle. Après la bataille de Crécy, Édouard 1I1, roi d’Ans gleterre, vint mettre le siége devant Calais, et bâtit autour de cette ville une seconde cité, environnée de redoutes, de fos= sés et de tours. La famine se fit bientôt sentir dans Calais, Dix-sept cents Labitants que l’on avait mis hors des portes, comme bouches inutiles, moururent de froid et de misère, entre la ville et le camp ennemi. Philippe de Valois, qui étail venu au secours de la ville assiégée, n’osa pas attaquer Ie roi d'Angleterre dans ses lignes. Sa retraite laissait les Calaï: siens sans espoir de salut. Jehan de Vienne, vaillant chevæ lier bourguignon et l’un des plus habiles capitaines de soi temps, commandait cette ville. Mais depuis longtemps Is vivres mapquaient; il se vit réduit à capituler avec un en nemi irrité par la longue résistance des assiégés. Édouardk qui avait juré de passer tous les habitants au fil de l’épée, se laissa fléchir par ses barons, exigeant seulement que si des principaux bourgeois vinssent tête nue, la corde au coù lui présenter les clefs de la ville. Eustache de Sain Pierre se dévoua avec quelques généreux citoyens, et Si rendit au camp d’Édouard , qui entra le lendemain dans la ville, en chassa les habitants, et y établit une colonie anglaise,

Les Anglais conservèrent Calais pendant plus de deux siècles; sous le règne de Henri 11, roi de France, diver projets furent communiqués à Coligny, gouverneur de Picardie, pour s'emparer de Calais. Pierre Strozzi, maré: chal de France, et l'ingénieur Massimo del Bene entrèren déguisés dans cette ville, et s’assurèrent que les Anglais. malgré l'importance qu'ils attachaient à sa conservation n'avaient point pourvu suffisamment à sa défense. On pri toutes les mesures pour ne donner aucune alarme à l'er nemi, et tout à coup le duc de Guise parut de ce côté à 1 tête des troupes françaises : « Le 1°" janvier 1558, dit Sis mondi, il se présenta inopinément devant le pont de Nieu lay, à mille pas de Calais. Un petit fort le défendait ; 3,00 arquebusiers français s’en emparèrent d'emblée, Dandelol frère de Coligny, vint attaquer le fort Risbank, à gauche 4 la petite rivière qui forme le port, et s'en rendit maître dè le 2 janvier. Ainsi l'entrée du port, ou l'abord à Calais pa mer, et le pont de Nieullay, seule entrée de Calais par ter se trouvaient dès les premières vingt-quatre heures entre le mains des Français. Tout le reste de la ville est entout dé marais impraticables ; des batteries furent cependai

CALAIS

montées aussitôt, soit du côté de Risbank, soit de celui de la vieille citadelle. Le 4 une large brèche fut ouverte près de la porte de la rivière. Le 5 la vieille citadelle fut enlevée d'assaut. Lord Wentwhorth, qui commandait à Calais, n'avait que huit ou neuf cents hommes de garnison ; il perdit courage, et proposa de capituler. Guise, qui craignait sans cesse de voir arriver une flotte anglaise, n’hésita point à lui accorder les conditions les plus avantageuses. Tous les Anglais habitant Calais eurent la faculté de se retirer en emportant leurs propriétés mobilières; Wenthworth consigna aux Français toute son artillerie et ses munitions, en s’engageant à ne commettre aucun dommage dans les propriétés publiques tant qu’il les occupait encore. La capitulation fut signée le 8 janvier 1558 : le lendemain la ville fut livrée aux Français. »

Calais fut encore prise en 1596, par les Espagnols, sous la conduite du baron de Rosne; mais la paix de Vervins la rendit à la France en 1598. Assiégee de nouveau sans

succès par les Espagnols en 1657, elle fut deux fois bom- |

bardée sous le règne de Louis XIV par les Anglais, qui en | {804 tentèrent encore en vain de forcer l’entrée de son port !

pour y attaquer une flottille française qui s’y était réfugiée.

CALAISIS , pays de France, dans l’ancienne province de Picardie, compris aujourd'hui dans le département du Pas-de-Calais, d’une superficie de 29,800 hectares. Son cher-lieu était Calais, les villes principales Guines et Ardres ; après 1558 il porta aussi le nom de P &ys reconquis. Voyez CaLais.

CALAMANDRE (Bois de). Cette espèce de bois, qu’on n'importe que depuis quelques années en Angleterre, provient uniquement de l'ile de Ceylan, où elle ne laisse pas que d’être fort rare. Le bois de calamandre surpasse en beauté et en nuances multiples tous les bois connus; il est d’une &ureté telle qu’on ne peut le travailler qu’à l’aide de limes et de râpes.

CALAMATA, ville de Grèce, chef-lieu du diocèse de Messénie , dans une plaine , au fond du golfe de Coron, siége d’un tribunal de premiere instance, avec une douane et un port de commerce assez actif. On en exporte ae la laine, de lhuile, de la soie brute et d'excellentes figues.

Dès la première année de la conquête des croisés, Calamata, une des douze places fortes de la Morée, tomba au pouvoir des Français, et fut donnée à Geoffroi de Ville- Hardoïin, comme seigneurie de famille. Geoffroi se hâta d’y faire bâtir un château fort, au-dessus d’un plateau élevé, au milieu de la plaine; ce fut là que naquit son second fils, Guillaume de Ville-Hardoin, surnommé , du lieu de sa naissance ,: Guijaume de Calamata , lequel devint ensuite prince d’Achaïe. Les ruines de ce château sont encore fort impo santes. La baronnie franque de Calamata passa successivement des mains de son premier possesseur, Geoffroi I°' de Ville- Hardoin, prince d’Achaïe, dans celles de son fils aîné, Geoffroi Il; de Guillaume de Ville-Hardoïin, second fils de

CALAME 193 longtemps établi à Paris, il appartient à la France par le caractère de son talent et le choix des œuvres qu’il a repro-. duites. Dès son début Calamatta semble avoir obéi à l’influencedeM.Ingres : ce qu'il s'est toujours attaché à rendre dans ses eaux-fortes ou dans ses gravures au burin, c’est moins la couleur et l'effet que l’élégante précision des contours. Bien qu’il ait successivement exposé, en 1827 Bajazet et Le Berger, gravé d’après Dedreux-Dorcy (en collaboration avec Coiny); en 1831 le portrait de Paganini et plusieurs dessins; en 1833 quelques lithographies, ce fut seulement en 1834 que son talent attira sérieusement l’attention publique et donna une certaine célébrité à son nom. Il avait envoyé au salon de cette année une reproduction au burin du masque de Napoléon, d’après l’efligie moulée sur nature à Sainte-Hélène, par le docteur Antomarchi. La savante exactitude des tailles et leur correcte finesse firent le succès de cette planche, qui est restée l’une des meilleures dans l’œuvre de l'artiste. Calamatta exposa ensuite Le Vœu de Louis XIII, gravé d’après le tableau de M. Ingres (1837), Françoise de Rimini d'après Ary Scheffer (1843), les por traits de M. Guizot d’après Paul Delaroche, de M. Molé & du

-duc d'Orléans d’après M. Ingres, de Fourier d’après Gigoux ,

de la reine d’Espagne d’après Madrazzo, et de Lamennais d’après A. Scheffer. Cesont d'intelligentes et fidèles reproductions. Calamatta a aussi gravé, d'après ses propres dessins, le portrait de M. Ingres, dont la ressemblance est saisissante

* (1840), et celui de George Sand, effigie pleine de style, qu'il a

deux fois exécutée dans une attitude et un costume diffé-

rents. Artiste plus patient u: fécond , il se sert du crayon avec une adresse parfaite: parmi les aessins qu’on a vus de

lui, il faut citer La Vierge à la Chaise, La Vision d’Ézéchiel, La Paix et La For narina, d’après Raphael; et La Vierge à l’hostie d’après M. Ingres. En 1855 il envoya à l’exposition universelle la plupart des ouvrages précédents et un cadre contenant 19 portraits. Ces travaux si consciencieux et si savants lui valurent une médaille de première classe et la croix d'officier de la Légion d'honneur. Depuis on a vu de lui dans les salons: Béatrix Cenci (1857), d’après le Guide; Rubens (1859), d'après lui-même; /a Vierge à la chaise (1863), d’après Raphaël. Cet artiste est mort en mars 1869, à Milan. Sa fille, qui avait épousé le fils de Mme Sand, ramena son corps en France et le fit inhumer au château de

: Nohant.

Geoffroi I°’ ; d'Isabelle, fille aînée de Guillaume et de Mathilde, | de couleur verdâtre et très-odorant, qualité qui le fait re-

fille d'Isabelle et de Florent de Hainaut. Lorsque, quelques

années après la mort de Mathilde de Hainaut, limpératrice ,

Catherine de Valois vint faire valoir en personne ses droits

sur la seigneurie directe de la principauté d’Achaïe, avec |

l’aide de son chambellan et conseiller, Nicolas Acciajuoli, elle fit don à celui-ci de nombreuses terres en Messénie, et,

en particulier, de la baronnie de Calamata, qui, en1298, avait ! déjà été donnée en dot à Mathilde lors de son mariage avec |

le duc d'Athènes, Gui II de La Roche. Mais l'anarchie qui régna en Morée pendant la dernière moitié du quatorzième siècle et la première moitié du quinzièm siècle, ne permet pas de suivre la filiation de cette seigneurie. Durant la guerre de Morée, Calamata fut brûlée par Ibrahim-Pacha en 1825. Les Français y débarquèrent en 1828. Bucuon; CALAMATT A (Louis), l’un des plus habiles graveurs modernes, est né à Civita-Vecchia, en 1802; mais, depuis DICT. DE LA CONVERS, — T IV.

Mme Joséphine CALAMATTA, femme du graveur, est ellemême un peintre de mérite. Depuis le salon de 1842, où elle débuta par une Vierge et deux portraits, elle a exposé pres-

| que tous les ans. On a remarqué parmi ses tableaux : Æu-

dore et Cymodocée (1844), Sainte Cécile (1846), Ève (1848), À portrait d’une Espagnole (1849), et Sainte Véronique 852).

CALAMBA ou CALAMBAC. Voyez AGALLOCRHE.

CALAMBOUR (Bois de), espèce de bois des Indes, que lon vend en bûches chez les droguistes, et dont les ébénistes se servent pour leurs ouvrages de marqueterie. Il est

chercher pour beaucoup de petits ouvrages, et le fait employer surtout à confectionner des chapelets.

CALAME (ALExANDRE), l’un des plus ingénieux paysagistes de notre époque, est né à Vevay (Suisse) le 28 mai 1810. 11 fut conduit encore enfant à Genève, où il apprit les règles de son art et où il a fini par fonder une école particulière. D’akord l'élève de Diday, il ne tarda point à égaler et même à surpasser son maître. Malgré une constitution physique des plus faibles, Calame déploya une in-

| fatigable ardeur à poursuivre le cours de ses études dans

les montagnes de son pays, études quelques fois périlleuses, fatigantes presque toujours. Mais c’est seulement en vivant ainsi au milieu de la nature alpestre, qu’il est parvenu à en reproduire tous les effets avec son pinceau et à donner les plus éloquentes traductions de sa magnificence. Les glaciers

et leurs coupoles de neïge, l’eau des montagnes d’un vert d'émeraude et à l’écume blanchissante, les arbres brisés, les nuages amoncelés, les rochers aux nuances multiples, tantôt enveloppés par les nuages, tantôt vivement illuminés par les rayons du soleil , le calme du lever du soleil, la magnificence de son coucher , animés l’un et l’autre par de douces scènes de la vie pastorale; tels sont les sujets que Calame excelle à traiter , et illes reproduit avec une si rare vigueur, avec tant d'énergie et de profondeur, avec une telle douceur de coloris, que chacune de ses toiles ne manque jamais de produire leffet le plus saisissant. Aussi ses tableaux, et le nombre en est grand , font-ils l’ornement de toutes les expositions publiques ét se payent-ils fort cher.

Calame est membre des Académies de Saint-Pétersbourg et de Bruxelles, et chevalier de l’ordre de la Légion d'Honpeur. Il a peint Ze Mont-Blanc, La Jungfrau, Le lac de Brienz, La chaîne neigeuse du Monte-Rosa et du Mont- Cérin, La chute de la Handeck, L'Oberland bernois, et autres sites remarquables de la Suisse. On a aussi de lui un grand nombre de remarquables lithographies et eaux-fortes, par exemple dix-huit Vues de Lauterbrunnen et Meiringen (1842), vingt-quatre feuilles de Paysages des Alpes d’après nature (1845) ; plus : Soir et Matin, Solitude, etc. En 1545 Calame alla passer quelque temps à Rome avec un certain nombre de ses élèves. Nous nous contenterons de citer, comme preuve de l’habileté avec laquelle il a su comprendre la nature italienne dans sa magnificence et sa plénitude de vie, son tableau des Ruines du Temple de Neptune à Pæstum, œuvre vraiment touchée de main de maître. Dans la représentation des Qua/re Saisons il nous montre des sols et des climats différents. A l’exposition universelle de 1855 il envoya une vue du Zac des Quatre-Cantons, qui suffit à lui mériter une médaille de première classe. Il avait eu la croix d'honneur en 1841. Souffrant d’une affection de poitrine il était allé passer l'hiver à Menton lorsqu’à la fin du mois de mars 1864 il y est mort, à l’âge de cinquantetrois ans.

CALAMENT , nom vulgaire d’une espèce de genre mélisse.

CALAMINE. La métallurgie, qui ne considère les corps que sous le rapport de leur produit utile, a donné le nomde calamine à divers minéraux d’où l’on extraitlezine. Ce sont presque toujours des mélanges de silicale et de carbonate de zinc avec des carbonates de fer et de manganèse, avec des calcaires et des argiles ; aussi l’aspect des calamines est-il très-varié : elles se présentent en masses tantôt poreuses et cellulaires comme des éponges , tantôt onduleuses et mamelonnées comme des agates, souvent à Vétat complétement terreux. Leur couleur varie du blanc au rouge, du jaune au gris ; les deux premières sont les plus fréquentes, et servent à classer toutes les calamines en deux variétés : la blanche et la rouge; celle-ci doit sa couleur à un mélange de peroxyde de fer hydraté.

Il est souvent très-difficile de reconnaître les calamines. Par leurs caractères physiques et par la manière dont elles se comportent avec les acides, elles se confondent avec plusieurs autres substances minérales. Dans le doute, il faut en fondre une petite quantité au chalumeau avec du cuivre rouge ; si le minéral est calaminaire, on obtiendra un bouton de cuivre jaune ou laiton.

La calamine se rencontre à peu près dans tous les étages de la croûte terrestre; mais ses masses exploitables sont concentrées dans les terrains nommés calcaire carbonifère et calcaire magnésien par les Anglais. La France ne possède aucun gisement important de calamine, L’Angleterre, la Belgique, la Silésie, les provinces polonaises sont les seules contrées qui en exploitent des dépôts considérables. Tous les gisements offrent des caractères à peu près communs ; même disposition en bassins irréguliers, même dissémination en rognons ou en veines, même variation de

CALAME — CALANDO

richesse; partout aussi la calamine est accompagnée d’argile ou de matières terreuses , partout associée au plomb sulfuré et au fer hydroxydé.

Les procédés au moyen desquels on extraït en Europe le zinc de la calamine viennent, dit-on , des Chinoïs, On commence par la calciner pour chasser l’eau, l'acide carbonique, et faciliter la division mécanique; on pile et on bocarde la matière, on la méle avec du charbon ou de la houille, puis on introduit le mélange dans des tuyaux de terre qui traversent un fourneau et communiquent par leur extrémité supérieure avec d’autres tuyaux, ou par leur partie inférieure avec une voûte; on chauffe fortement; l’oxyde de zinc se réduit, et le métal volatilisé vient se condenser en gouttes dans les tuyaux extérieurs ou sur les parois de la voûte. On refond le métal dans un creuset pour lui donner la forme commerciale.

La calamine sert aussi à la préparation du laiton.

Les minéralogistes désignent sous le nom de calamine électrique un composé de silice, d'oxyde, de zinc et d’eau, ordinairement blanc, jaune ou bleuâtre, cristallisé en prismes à 4 ou 6 faces électriques par la chaleur. A. Des GENEVEZ.

Palisot de Beauvois a donné le nom de calamine (du grec xé&hauos, chaume ), à un genre de graminées com prenant l’apludée de Linné, et dont les espèces sont originaires des Indes; mais ce genre n’a pas été généralement adopté. |

CALAMITE. Ce nom paraît avoir été originairement celui d’une espèce du genre rainette, qui l'aurait reçu de son habitation parmi les roseaux ( calamus ).

On a aussi appelé calamile ou styr ax calamite la ré” sine qui découle des incisions faites à l'écorce de l’ali= boufier.

Enfin les végétaux fossiles qui se rencontrent très-fréquemment dans les terrains houillers, et qu’on avait assis milés à de grands roseaux, ont à cause de cela reçu le nom de calamites, nom qui a été conservé depuis, bien que M. Ad. Brongniart ait démontré qu’une partie de ces végétaux. offraient de grandes différences avec les graminées.

CALAMITE (dulatin calamitas). Synonyme de misère, trouble , malheur, infortune, ce mot se prend surtout dansune acception large et générale : « Une calamité, dit M. Guizot, n’est un mal positif que relativement à la masse; elle peut. menacer les individus sans les atteindre. » La peste, par exemple, est une calamité qui dépeuple une ville, mais à laquelle plusieurs personnes peuvent échapper ; le malheur et l’infortune emportent dans leur acception plus restreinté quelque chose de spécial et d’individuel. Charles Nodier,. après Calepin , imagine que le mot calamité a été pris autrefois dans un sens moins étendu , et qu’on l'a appliqué d’abord aux désastres auxquels est exposée l'habitation du peuple; comme la grêle et les orages qui brisent ses toits, son chaume (en latin calamus ), d’où ce mot aurait été fait. Un poëte du dix-huitième siècle a dit avec plus de bonheur que de vérité, il faut le croire :

Les temps calamiteux sont féconds en grands hommes,

CALAMUS, le roseau à écrire dont se servaient les an= ciens au lieu de plume provenait d'une espèce de jone qui croissait dans certaines localités marécageuses, et dont les meilleurs étaient ceux qu'on tirait d'Égypte, de Cnide et du lac d’Anaïti, On commençait par amollir le tuyau; puis om le séchait, et on le taillait et fendait ensuite à l’aide d instrument tranchant appelé scalprum librarium. Aujo d'hui encore, la plupart des peuples d'Orient n’écriven qu'avec des roseaux, auxquels les Arabes ont aussi donné le. nom de Kaldm.

CALANDO, terme italien employé dans la musique, et qui mdique tantôt le ralentissement de la mesure, tantôt la diminution du son, et embrasse souvent ces deux signis fications réunies.

Page 1