CALCAIRE — CALCANEUM
certaines couches de la terre renfermaient de nombreuses dépouilles d'êtres organisés, et que des polypiers formaient encore de nos jours des îles entières dans l’océan Pacifique, on se hâta de généraliser ces faits, et l’on en conclut que tous les calcaires ont été formés par les sécrétions et l’entassement des mollusques. Cette opinion ne soutient pas un examen approfondi. Et d’abord, s’il est vrai qu’on trouve des coquilles fossiles dans toutes les parties du globe, il faut remarquer aussi que ce phénomène n'a que bien peu d’étendue par rapport à l’immense développement de la matière calcaire. Dans les hautes montagnes , où l’on peut étudier les dépôts de sédiment sur une grande épaisseur, on voit des formations calcaires de plus de 1,000 mètres sans aucune trace de fossiles; d’autres en contiennent quelques-uns largement disséminés, puis on en rencontre çà et là quelques amas. Quant aux polypiers, des recherches récentes ont constaté qu'ils ne pouvaient vivre à de grandes profondeurs sous la surface des mers, et qu'ils prennent pour base de leurs singulières habitations des rochers couverts de cinq à six brasses d’eau ; ils ne peuvent donc former des couches d’une grande épaisseur. D'ailleurs, il est une considération physiologique qui détruit complétement l'hypothèse de la formation des calcaires par les êtres organisés : c’est qu’un être organisé, végétal ou animal, ne peut croître qu'aux dépens de la matière préexistante, qu’il s’assimile suivant les nécessités de son organisation. Pour que les polypiers puissent sécréter de la matière calcaire , il faut qu'ils l’empruntent à l’eau dans laquelle ils vivent. Cette matière existait donc avant que des animaux sécréteurs aient fait partie de la création.
D’autres naturalistes, frappés de voir un grand nombre de sources et quelques lacs déposer du calcaire, ont cru trouver dans ce phénomène, conçu sur une plus grande échelle, l’origine de toutes les matières calcaires. Mais c’est encore un fait très-restreint généralisé outre mesure, Comment peut-on comparer quelques incrustations abandonnées par les eaux d’une fontaine, quelques stalactites descendant des voûtes d’une grotte, et même un mince sédiment formé dans un petit lac, aux vastes et puissants dépôts qui composent une grande partie de l'écorce terrestre ? Comment expliquer le mélange intime et si fréquent du calcaire avec l'argile, le quartz et d'autres substances insolubles dans l’eau, et même dans une eau acide ? Où trouver dans les dépôts actuels quelque analogie avec ces montagnes entières à texture saccharoïde qui fournissent aux arts des marbres statuaires ? .
Ces deux opinions sur l’origine des calcaires, soutenues par les géologues qui veulent à toute force rapporter à l'in= fluence des causes actuelles les phénomènes auxquels notre planète doit sa composition et son relief, sont repoussées par tous ceux qui ont compris l'esprit et la portée de la géologie moderne. Si aucune théorie nouvelle n’a encore remplacé ces théories aiscréditées, ce n’est pas que l’imagination manque aux géologues pour en créer; mais l’expérience des méthodes scientifiques a démontré qu’il était plus philosophique de laisser la solution de certaines ques: tions à l’avenir progressif de la science que de chercher à le résoudre avec des éléments incomplets. A. Des GENEVEZ:
CALCANÉUM (de calcare, fouler aux pieds, marche dessus), os court faisant partie du tarse; il s'articule à 1 partie antérieure avec l’astragale et le cuboïde; en arrièr il forme Ja saillie du talon et donne attache, par sa fa postérieure , à ce fort tendon que l’on sent en arrière et a bas de la jambe, et que l’on connaît sons le nom de enda d'Achille. Chez l'homme, chez quelques singes à statio verticale, et chez les autres mammifères plantigrades à sta tion horizontale , le calcanéum est le plus volumineux des os du pied, celui qui forme le {alon et sur lequel porte prins cipalement tout le poids du corps dans la station et dans la progression, JI n'en est pas de même dans tous les anis
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