‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 135 sur 556 · CALCANEUM — CALCHAS · texte numérisé non relu

CALCANEUM — CALCHAS

maux vertébrés pourvus d’un tarse. Le calcanéum est en effet modifié dans sa forme, dans sa texture et ses dimensions pour concourir aux divers genres de locomotion sur ke sol, sur les arbres, dans l’air et dans l’eau.

Dans les mammifères, que nous venons de signaler, le calcanéum offre encore en dedans et en bas une sorte de voûle sous laquelle passent les vaisseaux, les nerfs et les tendons qui viennent de la jambe. Ces parties sont ainsi à l'abri de la pression produite par le poids du corps, et on y remarque de plus en avant et en haut des facettes, pour s'unir à deux autres os du farse ou coude-pied, à l’aide de membranes synoviales et de ligaments très-forts. Dans les chauves-souris ordinaires, le calcanéum est considérablement allongé et caché dans l'épaisseur des membranes de l'aile situées entre le membre de derrière et la queue. Cet os a la forme d’un stylet très-grèle et fait l’office d’un arc-boutant qui tend la membrane pendant le vol. Dans le paresseux à trois doigts , le calcanéum et les autres os du tarse sont disposés de manière à ne pouvoir exécuter que des mouvements latéraux d’abduction et d’'adduction, ce qni permet à Panimal de grimper très-facilement, tandis qu’il ne peut marcher que très-péniblement. Nous devons nous borner à indiquer ces deux singulières modifications du calcanéum chez les mammifères. Cet os manque chez les oiseaux , qui n'ont point de tarse, et à plus forte raison chez les poissons, qui n'ont ni cuisse, ni jambe, ni tarse; mais il existe chez les reptiles, dans lesquels il est plus ou moins développé et s'articule avec le péroné. C’est dans les crocodiles que son volume absolu et proportionnel est le plus grand, tandis que dans les tortues il est rudimentaire.

Dans l'étude comparative des os du {arse et du carpe, on constate que le calcanéum seul correspond aux deux os du poignet qu’on appelle pyramidal et pisiforme. C’est la parlie du calcanéum qui forme le talon qui correspond à l'os pisiforme; son autre portion est considérée comme l’analogue de l'os pyramidal. Ces déterminations ont été introduites dans la science depuis que l’illustre Vicq-d’Azyr a recherché les analogies des parties du corps humain et des animaux entre elles. L. LAURENT.

CALCAR (JEAN-STÉPHEN DE ), peintre remarquable, né en 1499, à Calcar, dans le pays de Clèves. On manque de renseignements sur les premières années de sa vie etsur lamanière dont se forma et se développa son talent. Sa villenatale s’enorgueillissait d’une excellente école de peinture formée sous l'influence dela vieille école flamande ; toutefois, la direction particulière de talent de Jean de Calcar est essentiellement italienne. C’est en effet en Italie, à Venise, qu'il se forma sous le Titien. Plus tard il alla à Naples, où il mourut, en 1546.

On regarde Jean de Calcar comme l’un des plus habiles et des plus heureux imitateurs du Titien, et les meilleurs connaisseurs sont quelquefois embarrassés pour distinguer les ouvrages de lun et de l’autre. Ses toiles les plus célèbres sont une Water dolorosa, qui faisait naguère partie de la collection Boisserée, ainsi qu'une Adoration des Bergers, qui a appartenu jadis à Rubens. Ce grand maître avait habitude de l'emporter partout avec lui dans ses voyages, et, après avoir passé par diverses mains, elle a fini par entrer dans la galerie impériale de Vienne. Les dessins anatomiques, gravés sur bois, que Jean de Calcar composa pour les Znstitutiones Anatomicæ de Vesale sont de véritables chefs-d’œuvre. C’est d’ailleurs par erreur qu’on lui attribue les portraits qui se trouvent dans la Biographie des Peintres par Vasari.

CALCÉDOINE ( Minéralogie ), sorte d’agate formée de 99 parties desilice et 1 d’eau. Ellese présente ordinairement en masses mamelonnées et en gouttes. Cequidistingue essentiellement la calcédoine des autres quartz, c’est son aspect lai- | teux, qu'il soit ou non mêlé de jaune, de bleuâtre ou de vert, , La transparencenébuleusede cette pierreet le beau poli qu’elle DICT. DE LA CONVERS. — T. IV.

est susceptible de recevoir l'ont de tout temps fait recnercher des graveurs. Ils emploient surtout la calcédoine blanchâtre sous le nom de cornaline blanche. Les amateurs de curiosités minéralogiques recherchent la variété anhydre du Vicentin, parce que ses coques blanches et transparentes renferment une goutte d’eau plus ou moins mobile, que le polissage extérieur permet d’apercevoir. A. DES GENEVEZ.

CALCEDOINE (Géographie ). Voyez CnaLcÉnoIne.

CALCEOLAIRE. Les calcéolaires doivent leur nom à la lèvre inférieure de leur corolle, qui ressemble à un petit soulier (calceolus). Ce genre remarquable de la famille des scrophularinées renferme une soixantaine d’espèces indigènes du Chili et du Pérou, dont proviennent un grand nombre de variétés hybrides que cherchent à multiplier sans cesse les horticulteurs stimulés par la vogue soutenue de ces plantes d'ornement. Les variétés obtenues par la culture, bien supérieures au type primitif par la grandeur du limbe et la richesse de ses couleurs, offrent toutes les nuances du jaune, du blanc et du pourpre, avec de larges macules ou une multitude de petits points d’une autre couleur, dont

l'effet est infiniment gracieux.

On sème les calcéolaires en automne ou au printemps, en terre de bruyère. Ces plantes redoutent surtout la sécheresse et le grand soleil, et demandent une température douce et humide. On les tient l'hiver en serre tempérée, en modérant les arrosements.

CALCEOLE, genre de mollusques dont l'animal est inconnu et qu’on a formé pour des coquilles fossiles des environs de Juliers. Les calcéoles sont, d’après M. Deshayes, des coquilles curieuses, voisines des cranies et non des rudistes, ainsi que l’avaient cru Lamarck et Desmoulins. Voici les caractères que leur assigne M. Rang : coquille épaisse, équilatérale, très-inéquivalve, triangulaire, adhérente par la face postérieure de sa valve inférieure; celle-ci très-grande, pyramidale, plate en arrière, convexe en avant, à ouverture un peu oblique, demi-circulaire, le bord antérieur étant arrondi et le postérieur droit, celui-ci muni d’une dent au milieu pour former la charnière; valve supérieure operculiforme, aplatie, présentant à son bord postérieur deux petites dents à côté d’une fossetie. On n’en connaît que deux espèces, la calcéole sandaline et la calcéole hétéroclyte.

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