CALCUTTA — CALDERON
veios ou de Murça, Caldas de Raïnhas en Portugal. Mal-4 heureusement on ne possède encore sur les eaux thermales de la presqu’ile Pyrénéenne que bien peu de renseignements scientifiques ou pratiques auxquels on puisse ajouter foi. CALDERARI, c’est-à-dire chaudronniers, nom d’une À des nombreuses sociétés secrètes qui surgirent en Italie de la vive fermentation produite dans les esprits par les événements politiques de 1815. Son principal foyer était le royaume de Naples, et plutôt dans les provinces que dans la capitale, Il n’est rien moins que prouvé que les calderari aïent été pendant quelquetempsen relation aveclescarbonari;etil est certain, au contraire, que plus tard ils devinrent leurs ad= versaires. A l’origine toutes ces sociétés secrètes parai saient avoir pour but l’unité politique de l'Italie et l’affran… chissement de toute domination étrangère; maïs elles diffé raient tellement sur les moyens à employer, qu’elles finirent par prendre à l’égard les unes des autres une attitude fran chement hostile. Il est tout aussi difficile de donner des ren= seignements bien précis sur le véritable caractère que sum l'origine de ces différentes sociétés secrètes, dont les caldes rari et les carbonari étaient les plus importantes. Le comte Orloff, dans ses Mémoires sur le Royaume de Naples, dib que les calderari parurent vers la fin de 1813, et doiven! leur origine aux carbonari. Après le retour à Naples du roh Ferdinand, le prince Canosa, ministre de la police, favorisa: les calderari, afin de s’en servir comme de contre-poids aux carbonari. Il les organisa , les divisa en curies, et leur fil distribuer vingt mille fusils; mais le roi, instruit de cette politique aventureuse, en arrêta les progrès par la destitu= tion et le bannissement de Canosa; toutefois, la société des calderari ne fut pas abolie pour cela. | Ce ne fut que trois mois plus tard qu’il parut un décret royal qui remettait en vigueur les défenses et les peines por: tées contre toutes les sociétés secrètes, et ordonnait même des poursuites judiciaires contre les calderari, malgré les, preuves de dévouement qu’ils avaient pu donner au roi ef à la bonne cause. | Canosa, dans un écrit anonyme ( Z pifferi di montagna, Dublin, 1820 ), a réfuté d’ailleursles assertions du comte Or loff en ce qui touche les calderari, et la part qu’il aurait prise aux encouragements donnés à leur société. Selon sa, version, les calderari se seraient formés à Palerme, et non à Naples. En ce pays, les corporations (maestranze ) ayant été abolies par lord Bentinck, il en résulta beaucoup de mécontentement dans les basses classes. Les chaudronniers ( calderari) offrirent spécialement leurs services à la rein Caroline de Naples, et déclarèrent qu'ils étaient prêts à prendre les armes contre la domination anglaise. Cette fers mentation des esprits vint fort à propos en aide aux réfus giés napolitains, qui ne manquèrent pas de tout faire pour l'entretenir. Bentinck en fit débarquer un bon nombre su le territoire napolitain, où bientôt ils s’affilièrent aux sociétés secrètes organisées contre Murat. Lorsqu'au commences ment de 1816 il fut question d'adopter des mesures rigou reuses contre la société des calderari, qui n'étaient peuts être bien aussi que la continuation des bandes formées el soudoyées en 1799 par le cardinal Ruffo, le prince de Cas nosa , suivant l'écrit anonyme précité, ne les prit pas sous sa profection, mais fit seulement observer qu'on pourrai s’en servir comme d’un contre-poids ulile contre les carüo nari, bien autrement nombreux et dangereux. Plus tard, les calderari disparurent complétement, et on ne trouve plus aujourd'hui la moindre trace de cette société secrèt& Consultez Tonelli, Breve idea della Carbonaria, sua orts gine nel regno di Napoli, suo scopo , sua persecuzione causa che fè nascere la setta de calderari (Naples, 1820 CALDERON (Don RonniGue ), que les vicissitudes d la fortune ont rendu fameux en Espagne, était né à Ane d'un misérable soldat de Valladolid et d’une Flamande; à fut depuis comte d'Oliva, marquis de Siete-Iglesias et