CALDERON — CALDIERO
Jléchir le genou devant le Saint-Sacrement ; Questions sur
l'état de l'Eglise d'Écosse; De Regimine Ecclesiæ Scoti. canæ brevis Relatio, ou Hieronymi Philadelphi de Regi mine Ecclesiæ Scoticanæ Epistola ; Vindiciæ contra calumnias Joannis Spotwodis. Ces ouvrages furent pour la plupart imprimés en Hollande, et firent grand bruit lorsqu'ils furent importés en Écosse. Calderwood a laissé aussi des mémoires manuscrits assez volumineux et relatifs aux affaires ecclésiastiques de son pays, depuis le commencement de la Réformation jusqu’au règne de Jacques IL; mais ils n’ont jamais été imprimés.
CALDIERO (Combats et Batailles de ). Caldiero est un village du royaume Lombardo-Vénitien, situé à 15 kilomètres de Vérone, sur la route de cette ville à Vicence. Il y a d eaux minérales connues du temps des Romains, sous le nom: de Bains de Junon. Ce lieu, sans aucune importance par lui: même , a cependant acquis quelque célébrité par plusieurs faits d'armes dont il a été le théâtre. La disposition du ter rain en fait un champ de bataille naturel et même presque obligé pour les armées qui attaquent ou qui défendent là Lombardie. Entre Vérone et Villanova, l’Adige d’un côté et les contre-forts des Alpes de l’autre forment un bassin presque circulaire, que traverse la grande route de Vérone Venise et en Allemagne. A Caldiero, un de ces contre-fo descend jusqu’au village, et entre le village et l’Adige le terrain est embarrassé par des rivières marécageuses ; c’est cette espèce de barrage qui forme la position militaire qu'il importe de défendre pour couvrir Vérone, ou d'attaquer pour s’en approcher. Les plus anciens faits d'armes dont l’histoire nous ait conservé le souvenir dans la position de Caldiero sont ceux que nous avons déjà rapportés à l’article BnescrA, et qui eurent lieu entre les armées vénitiennes et et celles du duc de Milan.
Les Autrichiens profitèrent, vers la fin de 1796, de la longue résistance de Mantoue pour former successivement" des armées destinées à débloquer cette clef de l'Italie et à dégager le maréchal de Wurmser. Les Impériaux firent de tels efforts, que le général d’Alvinzi posséda bientôt dans le Frioul une armée de cinquante mille hommes, tandis que son lieutenant en avait vingt mille dans le Tyrol, Bonaparte, ne pouvant avec les divisions disponibles de son armée résister à des forces aussi considérables, chercha d’abord à arrêter les mouvements de l'ennemi sur la Brenta à l’aide de divers corps d'observation. Alors Alvinzi passe la Piave; Bonaparte évacue le pays entre la Brenta et l’Adige ; le 12 novembre les armées française et autrichienne sont en présence. Les Français étaient dans la nécessité de vaincre sans retard les ennemis; ils les attaquèrent avec autant d'intelligence que de bravoure. A la droite était Augereau, à la gauche Masséna. Augereau enlève Caldiero et fait deux cents prisonniers ; Masséna tourne l'ennemi et prend cinq pièces de canon ; maïs une pluie froide et abondante, qui se transforme subitement en grêle, contrarie les mouvements" des Français. L’affaire reste indécise. Les deux armées demeurent sur le champ de bataille, et Bonaparte se retire, méditant les moyens de vaincre à Arcole.
Neuf ans plus tard, en 1805, tandis que Napoléon s’avançait, à grands pas, dans l'Allemagne, le maréchal Masséna combattait encore à Caldiero contre l’archiduc Charles d’Autriche. L'armée française avait pris possession à trois kilomètres au-dessus de Vérone. Elle attaqua l'ennemi 1 30 octobre, à deux heures après midi. Le village de Caldiero fut emporté de vive force, et les Autrichiens se virent re: poussés jusque sur les hauteurs voisines. L'action se soutint jusqu’à la nuit avec des chances diverses; enfin l’archidu& rentra dans ses retranchements, après avoir perdu cinq à six mille hommes, morts, blessés ou prisonniers, Les Fran: çais n’en avaient perdu que deux à trois mille, En même temps, une colonne autrichienne, forte de cinq mille hommes, se trouvait coupe par une suite de mouvements opérés par