CALENDRIER RÉPUBLICAIN — CALFAT
l'empêcher de se précipiter dans Ja mer. Un autre phén mène qui paraît propre à cette affection, c’est la viscosi du sang, qui ne sort qu'avec une grande difficulté, circonstance d'autant plus fâcheuse, d’ailleurs, que la saignée est ici le moyen le plus efficace. On y joint l’usage des boissons ra: fraîchissantes, des calmants et des évacuants des premières voies. On a proposé encore les topiques froïds sur la tête les rubéfiants aux extrémités et même à la nuque.
CALEPIN, ou plutôt CALEPINO, ou DA CALEPIO ( BROISE, d’autres disent ANTOINE), religieux augustin de fin du quinzième siècle, ainsi appelé du bourg de Calepio! dans la province de Bergame, en Italie, où il était né en 143 et qui appartenait à l’ancienne famille des comtes de Calepio dont il était issu, est célèbre par son Dictionnaire des gues Latine, Italienne, etc., plus connu, d’après lui, so le nom de Calepin, imprimé pour la première fois à Reggio en 1502 (in-fol.), augmenté depuis par Passerat, La Cerda Chifflet, et autres lexicographes, et dont les meilleures édi= tivns étaient celles de Lyon, la première en dix langues (2 vol. in-fol., 1586), et la deuxième en huit langues ( 2 vol. in-fol., 1681 ), avant que Jacques Facciolati eût fait paraître la sienne, également en huit langues ( Padoue, 1758, 2 vol, in-folio ). L'édition la plus complète est celle de Bâle (1590 ou 1627, in-fol. ); elle est en onze langues, y compris le polonais et le hongrois. Passerat en a donné un abrégé très-commode en huit langues ( Leyde, 1654, in-4° ), Calepino était entré en 1451 dans l’ordre des Augustins, et mourut aveugle, dans un âge très-avancé, le 30 novembre 1511.
Le nom de Calepin est passé dans la langue pour désigner un dictionnaire, ou plutôt un recueil de notes et d’extraits, un agenda, un carnet qu’on porte sur soi pour y inscrire ses affaires ou des adresses. Boïleau dit dans sa satire première :
Que Jacquin vive ici, dont l’adresse funeste
À plus causé de maux que la guerre ou la peste, Qui de ses revenus, écrits par alphabet,
Peut fournir aisémemt un calepin complet.
Et on lit dans la satire Ménippée à l’occasion de la harangue du cardinal de Pellevé, archevêque de Reims:
Son éloquence il n’a pu faire voir, Faute d’un livre, où est tout son sçayoir ; Seigneurs états, excusez ce bonhomme, Il a laissé sou calepin à Rome,
CALETES. Voyez CADÈTES.
CALFAT, CALFATER. Le premier de ces mots désigne l’ouvrier et quelquefois la matière qu’il emploie; le second exprime le travail dont il est chargé. Dans la construction d’un vaisseau, lorsque les bordages sont posés, il s’agit de boucher exactement tous les passages par lesquels" l'eau pourrait s’introduire : c’est l'opération du calfalage. Il faut que la matière que l'on introduit dans toutes les fentes soit compressible , élastique jusqu’à un certain point lorsqu'elle est comprimée, enfoncée avec force et bien retenue à la place qu’elle doit occuper : les étoupes de chanvre ou de lin satisfont passablement à ces conditions, quoique leur réaction élastique soit faible et que l'humidité les altère assez promptement. On les enfonce à coup de maillet dans toutes les fentes, après avoir fait sécher le bois au moyen d’une forte chaleur qu’on lui fait subir; dès que le calfat s'aperçoit que la température est assez élevée pour qu'il ne reste plus d'humidité, que le bois s’est réduit à ses moindres dimensions et que par conséquent les fentes sont aussi ou= vertes qu’elle peuvent l'être, il se hâte d'y faire entrer les étoupes également desséchées. IL les introduit d’abord avec un ciseau non tranchant, sur lequel il frappe à coups de maillet, et il emploie ensuite un fer d’une autre forme pour continuer son opération. Lorsque les fentes sont très-pro= fondes, comme entre les bordages d’un vaisseau de ligne, le maillet ne sufñit plus; on lui substitue une masse qu'un ouvrier manœuvre à deux mains, tandis qu'un autre tient