‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 151 sur 556 · CALHOUN — CALIBRE · texte numérisé non relu

CALHOUN — CALIBRE

ensuile il resta sans position officielle. En 1845 il présida la grande convention tenue à Memphis par les États à esclaves, et dans laquelle le Sud reproduisit sa théorie de la nullification.

La retraite de Calhoun ne fut que momentanée. Élu de nouveau membre du sénat, il continua intrépidement dans cette assemblée à faire de l’agitation pour la défense des: intérêts du Sud. Dans l'intervalle, la paix conclue avec le Mexique avait de nouveau adjugé d'immenses territoires aux États-Unis ; et la question de l'esclavage, ce cancer qui dévore le sein de cette jeune société politique, provoqua encore une fois une agitation, une confusion et des luttes qui ébranlèrent l'édifice fédéral sur ses bases. Malade et brisé par la lutte, Calhoun réunit ce qui lui restait de forces pour pro noncer encore dans le sénat un discours par lequel il enga= geait nettement et carrément les États du Sud à se détacher de l’Union. 11 composa et écrivit un second discours dans le même sens, mais bien autrement menaçant encore, et en. fit donner lecture à l'assemblée. C’est au milieu de ces luttes si passionnées qu’il mourut à Washington, le 22 mars 1850. Les efforts réunis de Clay, de Cass, de Foote et autres, parvinrent bientôt alors à mettre provisoirement un terme à cette crise si dangereuse pour la stabilité de l’Union américaine.

Calhoun avait le génie de l’homme d’État; sa vie privée, son caractère particulier, étaient sans tache. 11 n’en a pas moins jeté dans l’Union des brandons de discorde qui pourront bien amener un jour la suppression de l'esclavage dans les États du Sud, mais aussi la dissolution de l’union fédéra: tive. Comme orateur, ce qui le distinguait, c’étaient l’absence de passion, une grande vigueur de logique, et des tendances plus morales que poétiques. Les discours qu’il prononça de 1813 à 1843 ont été publiés en 1844. En 1851 on préparait à New-York la publication d’un livre dont il s’était occupé toute sa vie : The Philosophy of Government.

CALIATOUR (Bois de). Ce bois nous vient de l’Inde; on ne connaît ni le genre ni même la famille à laquelle appartient l'arbre qui le produit. Le bois de caliatour est dur, compacte, pesant et d’un grain assez fin. A l'extérieur il est d’un rouge noirâtre, mais d’un rouge très-vif à l’intérieur, On s’en sert ordinairement pour teindre les laines en rouge tirant sur la couleur marron. Il nous arrive en bûches de deux à trois mètres de long.

CALIBAN, monstre à moitié humain de l'invention de Shakespeare, qui l'introduit dans son drame La Tempéte ; pour faire contraste avec le tendre génie de l'air, Ariel , et par lequel il termine la merveilleuse échelle des figures de ce poëme. C’est de là que le nom de Caliban est souvent employé comme synonyme de grossièreté toute bestiale.

CALIBRE, mot dérivé de l'italien gualibro, ou plus tôt du latin eguilibrare ; aussi a-t-on d’abord écrit qua= libre. Le calibre de toute espèce de canon peut se défini Ja dimension comparative du diamètre du tube de l'arme à feu et du diamètre du projectile de cette arme : ce rappo de l’un à l’autre est ce qu’on appelle éfre de calibre. calibre du tube est sa partie vide; il se mesure à la bouch de l'arme à feu. Le calibre du projectile se mesure à s0 extérieur : c'est son diamètre , si le projectile est sphérique? s’il est ovoïde, c’est le moindre diamètre de son milie Les calibres diffèrent à raison du vent du projectile; ainsi étre de calibre a un sens également applicable au récipi et à l'objet qui s’y insère, mais il ne signilie pas être exa tement de même diamètre. On supputait autrefois la lon gueur du canon d’une arme à feu portative par le nomb des calibres : ainsi l’on disait l’arquebuse à mèche a quaran calibres, ce qui signifiait que la longueur intérieure du égalait quarante fois l'épaisseur du projectile. On appelle a calibre l'instrument propre à calibrer ; de là cette locution

passer au calibre.

Le calibre des pièces d'artillerie a varié d’abord dep

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