CALIXTINS — CALLE
logiens réformés qu'avec les théologiens luthériens ceux-ci recommencèrent à mettre en circulation contre lu des rue meurs qui l’accusaient d’apostasie. Ce sont ces débats et questions qui s’y rattachaïent qu’on désigné dans l'histoire du protestantisme sous le nom de syncrétisme.
CALKAR. Voyez CALGAR.
CALLAO, l'un des ports les plus importants de l'Océan: Pacifique, chef-lieu de la Provincia littoral Callao, dépendant du département de la république du Pérou appelé Anchas, est situé à l'embouchure de la petite rivière du même nom, à 12 kilom. de Lima, et compte 25,000 habifants. Avant l'établissement du chemin de fer, une roue pavée, misérablement entretenue, et des deux côtés de laquelle se prolonge la vaste Alameda avec ses arbres touffus et ses charmantes allées, conduisait seule à travers une plaine étroite, depuis la capitale jusqu’à Callao, qui en forme en réalité le port. Centre d’un commerce étendu, Lima n’entretient pas seulement par Callao d’actives relations avec tous les ports d'Amérique situés dans la mer du Sud, mais avec l’Europe; et ces relations ont dans ces derniers temps acquis un redoublement d’activité et d'importance par suite des communications multiples qui ont lieu maintenant à travers la mer du Sud entre le Pérou et l'Asie, ainsi que par la création de services réguliers de paquebots avec les différents États américains. Le chiffre des exportations de ce port s'élevait, en 1866, à 96,338,800 fr. ;
La ville de Callao actuelle a été construite à peu de distance de l’ancien Callao, qui, lors du tremblement de terre arrivé le 28 octobre 1746, fut englouti par la mer avec ses 4,000 habitants et la plupart des navires qui se trouvaient . dans le port. Trois forts, démolis en partie, rendaient jadis Callao le point le mieux fortifié de toutes les colonies espagnoles en Amérique ; et c’est aussi la dernière place du Pérou où les Espagnols réussirent à se maintenir. Ce ne fut que le 19 janvier 1828, après que l’intrépide général Rodil eut résisté de la manière la plus opiniâtre à un siége qui dura plusieurs années, et lorsque sa garnison, réduite des deux tiers, se trouva complétement sans vivres, qu’une capitulation , fit passer Callao sous les lois de la république du Pérou. Depuis cette époque , Callao, dont la possession est d’une importance décisive pour le parti vainqueur, a constamment joué un rôle considérable dans les fréquentes convulsions politiques qui ont agité ce jeune État. En 1866, cette ville fut bombardée par les Espagnols (2 mai), dont l'escadre fut obligée du reste de s'éloigner avec des pertes considérables. De plus rudes épreuves lui étaient réservées en 1868: après avoir été décimée par la fièvre jaune, elle fut ruinée en partie par un terrible tremblement de terre et incendiée; les pertes qu’elle essu ya montèrent à plus d’un million et demi de piastres.
CALLE (La), ville et port d'Algérie, dans le département de Constantine, sur les frontières de Tunis, à 60 kil, de Bône. Elle est bâtie sur des rochers et entourée de toutes parts par la mer, excepté à l’est, où s'étend une longue plage de sable, et où se trouve la Porte-de-Terre. Elle contient aujourd’hui 250 maisons environ et 3,044 habitants; ses rues sont tirées au cordeau et bien payées. |
La Calle a longtemps été le siége des opérations de l'an= cienne compagnie française d'Afrique. On sait en effet que depuis l'expédition du duc de Bourbon contre Tunis, en, 1390, quelques Français s'étaient établis dans la partie oric tale de la côte de Constantine; ces établissements s'étaient consolidés depuis 1450 par des conventions privées avec les tribus du littoral, et dés forts avaient été élevés sur divers points; le sulthan Sélim avait reconnu, sur un traité de 1518, notre possession comme très-ancicnne. Malgré cette reconnaissance, Khaïreddin s’empara du Bastion de France l'ancien établissement de la compagnie, et en conduisit i Alger les habitants captifs; mais un ordre exprès de Soli= man lui enjoignit, en 1520, de les relâcher; et il restitua le