‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 229 sur 556 · CAMPO-FORMIO — CAMPO-SANTO · texte numérisé non relu

CAMPO-FORMIO — CAMPO-SANTO

sentait sans doute intérieurement, Car il he fit aucune difficulté pour ratifier le traité de Campo-Formio.

Par ce traité, l’Autriche reconnut à la répablique française ses limites naturelles entre le Rhin, les Alpes, les Pyrénées et la mer. La république Cisalpine, composée de la Lombardie, le Modénais, lesdégations de Bologne, Ferrare et la Romaägne, le Manlouan, les provinces venitiennes à la droite de l’Adige, et la Valteline, fut également reconnue, Mayence devait être remise à la France, d’après une convention militaire à conclure à Rastadt, où devaient se traiter, de concert avec la France et l'Autriche, la paix de l'Empire et les indemnités des princes dépossédés sur la rive gauche du Rhin. Les provinces prussiennes sur cette même rive élaient réservées contre une indemnité à établir en Allemagne. L’Autriche cédait le Brisgau au duc de Modène. La France devait posséder les îles Ioniennes. En retour de ce que l'Autriche perdait à cette nouvelle délimitation, la France consentait à ce qu’elle se mit en possession de Venise et des États de cette république à la gauche de l’Adige.

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CAMPOMANES (Don Pebro-Robricuez, comte DE), né dans les Asturies, en 1723, et mort en 1802, joua, comme économiste et comme ministre, à peu près le même rôle en Espagne que Turgot en France, Il fut, par sa haute intelligence el par son instruction profonde, un des Espagnols les plus distingués du dix-huitième siècle. L'histoire, la philologie, la diplomatie, l’administration, mais surtout l’économie politique , furent à la fois l’objet de ses études, et il y porta la sagacité d’un esprit éminent. Nous indiquerons seulement ici quelques-uns de ses nombreux ouvrages : il débuta par un Æssai historique sur les Chevaliers du Teraple; puis il publia une ANofice géographique du royaume et des routes du Portugal, un Itinéraire des routes de l'Espagne. On a de lui des Recherches sur Carthage et une traduction du Périple d'Hannon (Mudrid, 1756), un Discours sur la Chronologie des Goths. Son dernier ouvrage fut une Histoire générale de la marine espagnole ; mais la mort le surprit avant qu'il y eût mis la dernière main.

Les travaux les plus remarquables de Campomanès furent ceux qui avaient pour but la réforme de l’administration en Espagne. I1 avait compris en effet que la véritable richesse de ce royaume n’était pas dans les mines du Mexique et du Pérou, mais que c’était le territoire même de la Péninsule qu’il fallait mettre en valeur pour fonder sa puissance sur des bases durables. Aussi proposa-t-il, soit comme écrivain, soit comme ministre, les mesures nécessaires pour affranchir l’agriculture des impôtes vexatoires qui l’accablaient, pour protéger l’industrie et émanciper le commerce intérieur et extérieur. Les principes économiques annoncés par Adam Smith en Angleterre, par Quesnay et Turgot en France, Campomanès travaillait à les faire prévaloir en Espagne. Pour s’en convaincre, il suffit de lire ses mémoires intitulés : Discurso sobre il fomento de la industria popular, et Discurso sobre la educacion de los artisanos y su fomento. Il s'éleva avec courage contre les abus du clergé, contre les inconvénients des mains-mortes et l’accumulation des biens territoriaux détenus par les établissements ecclésiastiques. Le mérite de Campomanès l'avait fait nominer en 1765, par Charles III, fiscal du conseil de Castille; plus tard il devint président du même conseil et ministre. Mais lorsque son collègue Florida Blanca devint le favori du roi d'Espagne, il le fit disgracier, Le libraire Salvä a publié à Paris en 1830 son Zratado de la Regalia de España, 6 sea el derecho real de nombrar a los bene- Jicios ecclesiasticos de toda España, y guarda de sus iglesias vacantes, ete., qu'il avait laissé en manuscrit, AnTauD.

CAMPO-SANTO. Ces mots italiens, qui signifient champ saint, servent à désigner chez nos voisins d'au delà des monts le cimetière, le champ du repos. Mais ils

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