‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 285 sur 556 · CAPEFIGUE — CAPELLEN · texte numérisé non relu

CAPEFIGUE — CAPELLEN

et en l'an xur à celui de la préfecture de la Stura. Se jugeant sans doute en état de rempkr des fonctions plus importantes, il vint de nouveau à Paris solliciter de l’'avancement, et réussit, après deux ans de démarches actives, à se faire nommer préfet du département de la Méditerranée, dont Livourne était le chef-lieu. Ce département se trouvait voisin des États de la princesse de Lucques et Piombino, Élisa, sœur de l’empereur Napoléon, qui était excessivement jalouse de son autorité. Capelle se tira habilement de cette position difficile, et parvint à se concilier la bienveillance de cette princesse. Cependant l’empereur prit ombrage des assiduités de Capelle auprès de sa sœur, et, jugeant à propos de le changer de résidence, le nomma en 1810 préfet du Léman, à Genève. Capelle fut arrêté après l’entrée des alliés dans cette ville en 1813 ; le gouvernément impérial l’accusait de n’avoir pas pris les mesures de défense nécessaires. Une commission d’enquête, composée de Lacuée, Réal et Faure, eut beau se prononcer en sa faveur, il n’en demeura pas moins détenu jusqu’à la rentrée des Bourbons. Cette conduite l’irrita fortement contre Napoléon, à qui il devait pourtant le titre de baron, la croix de la Légion d'Honneur et sa position administrative. Il accepta donc de Louis XVIII la préfecture de l’Ain et du comte d’Artois la croix d’officier de la Légion d'honneur. Dans les Cent-Jours il fit comme M. Guizot : à? alla porter des conseils à Louis XVIII, à Gand.

Préfet du Doubs à la seconde restauration, Capelle vint à Paris déposer dans l'affaire du maréchal Ney; et s’il fallait en croire sa déposition, le prince de la Moskowa aurait dit que le retour de l’île d’Elbe était une affaire arrangée entre les généraux, lesquels avaient d’abord été sur le point d'offrir la couronne au duc d'Orléans, mais s'étaient vus ensuite entraînés par Hortense en faveur de Buonaparte. Capelle ne retourna pas dans sa préfecture ; le 1° janvier il fut nommé conseiller d’État en service ordinaire. Secrétaire général du ministère de l’intérieur de 1816 à 1823, il vit tour à tour réunir à ses attributions celles de directeur général des hospices et établissements de bienfaisance, de directeur de l'administration des communes et de l’administration générale des départements , enfin de membre du conseil supérieur de santé. Plusieurs fois il parla devant les chambres, où il soutint différents projets de loi en qualité de commissaire du roi. Capelle avait bien aspiré à la députation; mais les électeurs de Milhau, auxquels il s'était présenté, ne jugèrent pas convenable de le nommer. En 1828 il dut échanger son secrétariat général de l'intérieur contre la préfecture de Seine-et-Oise. Après son avénement, le ministère Polignac chercha à se recruter; et le 20 mai 1830 une ordonnance royale nomma Capelle au ministère, nouvellement créé, des travaux publics. Certes, il fallait être royaliste comme le voulait M. de Polignac pour entrer dans une administration accueillie avec tant de défaveur par l’opinion publique. Capelle accepta sa part dans la tâche contrerévolutionnaire de ses collègues; comme eux, il signa les ordonnances liberticides du 25 juillet 1830, et trois jours après, comme eux, il était en fuite, s’efforçant d'échapper à la vindicte populaire, que n’eût peut-être point désarmée la nullité de sa valeur administrative. Plus heureux que ses complices, Capelle réussit à gagner la terre étrangère; mis en accusation devant la cour des pairs, il fut, par coutumace, condamné à la mort civile. Mais, quelques années plus tard, l’'ammstie lui permit de rentrer en France, où, à peu près oublié, il vint mourir à Montpellier, en octobre 1843.

Napoléon GaLLois.

CAPELLE ( Mante). Voyez LAFARGE (M).

CAPELLEN ( Gopaan-GÉranp, baron VAN DER }), l’un des hommes d’État les plus honorables de notre époque, naquit en 1778. Après avoir perdu dès l'âge de neuf ans son père, ardent adversaire de la maison d'Orange, qui se rendit célèbre en 1786 par sa défense de Gorkum contre les Prus-

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