CAPITAINE -— CAPITAL
tension on donnait .e même nom à l'étendue de pays dans laquelle il avait le droit d'accorder ou de refuser le droit de chasse, et qu'il devait tenir toujours suffisamment fournie de gibier. Ces capitaineries, qui ne remontent pas au delà de François I*, ont toujours été considérées comme formant des dépendances des maisons royales; elles ont été divisées en capilaineries royales et en capitaineries simples, suivant que dans leur territoire il se trouvait ou il ne se trouvait pas une maison royale. Chacun de ces capitaines avait une juridiction réelle comme juge, soit qu’il statuât lui-même, soit qu’il fit rendre les décisions par un officier auquel il déléguait son pouvoir judiciaire; en sorte que les officiers de Chaque capitainerie constituaient un tribunal ayant sa juridiction propre. De grands débats s’élevaiént pour savoir si l'appel de ces sentences devait être porté à latable de marbre du parlement de Paris, qui avait la juridiction des eaux et forêts, ou au conseil du roi, qui prétendait à la juridiction générale en toute matière d'administration. Les règlements généraux des capitaineries, et surtout des capitaineries royales, contenaient des dispositions exorbitantes. Les capitaineries des chasses furent abolies par le dr au 4 août 1789.
En Espagne, on appelle capitaineries générales certaines circonscriptions {erritoriales qui correspondent à nos divisions militaires, fut divisée en 1841 en 14 capitaineries générales, savoir : l’'Andalousie, l’Aragon, les îles Baléares, les provinces Basques, Burgos, les îles Canaries, la Nouvelle- Castille, la Vieille-Castille, la Catalogne, l'Estramadure, la Galice, Grenade, la Navarre et Valence. Plus tard on supprima celles des provinces Basques, de Burgos et de l’'Estramadure. En 1869 on les réduisit à cinq, équivalant à des commandements généraux, et dont les titulaires avaient le rang de maréchal. Les colonies espagnoles sont divisées en deux capitaineries générales, celles des îles Philippines et de Cuba.
CAPITAL. Cet adjectif vient du latin capué, et se trouve dans différentes locutions pour marquer la relation de chef ou de principal : ainsi, ville capitale signitie la première ville d’un État, celle où se trouve le siége du gouvernement; par extension, c’est aussi la cité la plus importante d’une province. Le crime capital est celui pour la réparation duquel on inflige au criminel une peine capitale, comme la perte de la vie naturelle ou civile. Les péchés capitaux sont les péchés mortels les plus grands de tous. Dans les caractères typographiques comme dans l'écriture on donne le nom de capitales ou majuscules aux lettres qui par leur forme et leur grosseur semblent dominer les lettres ordinaires. On distingue dans l'imprimerie des grandes et des petites capitales. Les grandes capitales servent à marquer le commencement des phrases, à caractériser les noms propres, dont elles sont les initiales ; les petites capitales servent à composer des mots que l’on veut faire ressortir : les unes et les autres sont employées dans les titres ; elles ont une place particulière dans la casse, dont elles occupent en général les cassetins supérieurs. On est d’ailleurs peu daccord sur l'emploi des grandes capitales et sur ce qu’on doit entendre par nom propre. Les Allemands ont pris le parti, plus simple, de mettre une capitale à tous les substantifs ; cela lève toute difficulté.
CAPITAL (Économie politique), somme de valeurs employées à faire des avances à la production. Ces valeurs, qui sont originairement le fruit de l’industrie aidée de ses instruments, ne se perpétuent et ne forment un fonds productif permanent qu’autant qu’elles sont consommées re-
productivement. Du moment que, soit par l'amour des jouissances présentes, soit par l’impéritie de l'entrepreneur qui les emploie, elles ne renaissent pas dans d’autres produits, le capital est dissipé en tout ou en partie. Un crédit ouvert, des effets de commerce, ne multiplient pas les capitaux; ce ne sont que des signes des valeurs quelquefois