‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 307 sur 556 · CAPPADOCE · texte numérisé non relu

CAPPADOCE

appeler Cappadociens les habitants de l’intérieur du pays. La Cappadoce fut ensuite comprise successivement dans l'empire d'Alexandre, dans la satrapie d’Eumène et dans le royaume d’Antigone; mais elle recouvra son indépendance vers 312. Les premiers rois de la Cappadoce, jusque vers 370, sont peu connus. Après cette époque viennent dix rois du nom d’Ariarathe (350-92 avant J.-C.), puis trois Ariobarzane (92-34 ). Ariarathe VII ayant été vaincu par Mithridate, la chute de ce dernier entraîna la soumission de la Cappadoce aux Romains; cependant elle forma longtemps encore un royaume à part, sous le protectorat romain, et ne fut réduite en province de l’empire que sous Tibère, après la mort du roi Archélaüs ( 17 de J.-C.). Par la suite on en fit trois provinces distinctes : la Cappadoce I'°, au nordouest (chef-lieu, Sébaste); la Cappadoce I°, au sud-ouest (chef-lieu, Mazaca ) ; l'Arménie IIf, au sud-est : la partie située au nord-est fut comprise dans l’Arménie I"*, Le climat de la Cappadoce était rude, et son sol d’une nature trèsmégale ; aussi ce pays ne montrait-il que quelques traces de culture, et ses immenses steppes n’étaient-elles utilisées que comme pâturages pour les moutons. Par suite de la disette presque absolue de bois, les maisons y étaient basses et généralement mal bâties, et Mazaca elle-même ressemblait bien plutôt à un camp qu’à une ville.

Les Turks Seldjoukides ayant envahi l'Asie occidentale et occupé la Perse au milieu du onzième siècle, quelques chefs turks et turkomans, qui les avaient suivis, s’avancèrent dans les provinces voisines, et y formèrent divers établissements. Après que l’empereur romain Diogène eut été vaincu et fait prisonnier par le sulthan Alp-Arslan,un des capitaines de celui-ci, connu seulement par son surnom ou celui de son père, Danischmend (le savant ou le maître d'école, nom assez singulier pour un guerrier appartenant à une nation à moitié barbare), s’empara de Césarée, de Sébaste et de plusieurs autres places de la Cappadoce, Pan 464 de l'hégire (1071 de J.-C.). 11 y fonda une dynastie désignée sous le nom de Danischmendli, qui dura plus d’un siècle, compta six princes, et prit fin en 1174, époque où la Cappadoce entière demeura au pouvoir des Seldjoukides d’'Iconium ou Konieh, qui la possédèrent jusqu’à l'extinction de leur race, vers l’an 1300. Depuis lors elle appartient aux Turks Osmanlis ou Othomans, d’abord serviteurs etensuite héritiers d’unepartie de la puissance de ces sulthans.

Aujourd’hui les Turks désignent la Cappadoce sous le nom de Roum, pays des Romains; et elle est gouvernée par un pacha résidant à Sivas,

CAPPARIDEÉES (de xénmragux, càprier), famille de plantes dicotylédones, polypétales, à étamines hypogynes, qui comprend quelques arbres, un très-grand nombre d’arbrisseaux et beaucoup de végétaux herbacés. Cette famille renferme vingt-quatre genres (dont le plus important et le plus nombreux, le cdprier, lui a donné son nom), et a des traits frappants de ressemblance avec les crucifères etles papa véracées. La plupart des capparidées sont odorantes dans toutes leurs parties, et contiennent un principe volatil, âcre et piquant; certaines espèces peuvent être employées comme excitantes et diurétiques; d’autres, broyées et appliquées sur la peau, y produisent une inflammation semblable à celle que procurerait un sinapisme de moutarde; - plusieurs enfin servent à relever la saveur des aïiments.

Cette fanille a pour caractères généraux : Feuilles alternes, pétiolées, simples ou digitées, accompagnées souvent à leur base de glandes ou de stipules qui ont la forme et la consistance des épines; fleurs, portées sur des pédoncules, naissant ordinairement dans l’aisselle des feuilles, tantôt solitaires , tantôt réunies en grappes, en thyrses ou en corymbes; calice divisé profondément en quatre lobes ou formé de quatre sépales égaux ou inégaux; pétales, au nombre de quatre, presque toujours inégaux, rétrécis en longs onglets à leur base alternant avec les segments du

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