CAPPONI
calice; élamines variant en nombre; pistil à un seul stigmate; réceptacle souvent bombé et chargé de quelques glandes ; ovaire devenant un fruit souvent pulpeux intérieurement; graines oblongues et pliées sur elles-mêmes.
CAPPEL, village de Suisse, dans le canton de Zurich, et à 16 kilom. sud-ouest de la ville de ce nom, est intéressant à signaler comme l'endroit où fut tué Zwingle dans un combat avec les troupes catholiques (octobre 1531), On y a érigé un monument à la mémoire du réformateur.
CAPPONI (Famille). La famille Capponi était déjà au quatorzième siècle une des plus considérables de Florence.
Gino Cappont, à qui l’on doit un morceau de l’histoire de Florence relatif à l'insurrection des Ciompi, ou cardeurs de laine, était en 1406 décemvir de gnerre. Comme, par son influence sur les condottieri qui servirent Florence en celte occasion, il avait contribué beaucoup à la conquête de Pise, on lé nomma par reconnaissance gouverneur de cette ville. Capponi se conduisit avec sagesse et modératien dans son nouveau gouvernement, et mourut en 1420.
Neri Carponr, fils de Gino, fut, comme lui, un des premiers magistrats de la république florentine, et s’acquit une grande réputation comme homme de guerre; il lutta d’influence avec Côme de Médicis, mais sans que cela nuisît jamais aux intérêts de l’État; ils s’entendirent même ensemble, et leur union dura jusqu’à la mort de Neri, arrivée en 1457.
Pierre Carponir, petit-fils de Neri, après avoir rempli les emplois les plus importants de la république et avoir été ambassadeur en France, était magistrat de Florence lorsque Charles VIII, reçu en ami dans cette ville, voulut s’y conduire en maître. On sait que le secrétaire de Charles VIII, chargé par son maître de signifier ses volontés aux magistrats florentins, vint lire en leur présence le factum du roi. Pierre Capponi ne laissa pas le secrétaire achever cette lecture; lui arrachant le papier des mains, il le mit en pièces, et, s'adressant au roi : « Puisque vous exigez de nous des choses humiliantes, vous n’avez qu’à faire résonner vos clairons, nous sonnerons nos cloches » ; puis il sortit avec les magistrats ses collègues. Cette fermeté, en même temps qu’elle étonna Charles VII, lui fit comprendre que les Florentins étaient en mesure de lui résister : il n’osa pousser les choses plus loin, et proposa un nouveau traité, dont les conditions honorables furent acceptées par la république. « Cappon, Cappon, lui avait dit Charles VIIL en italien, éu strilli come un gallo. » Pierre Capponi mourut d’un coup d’arquebuse, en 1496, devant le château de Sciano, qu’il assiégeait.
Le marquis Grégoire Alexandre Caproni, savant antiquaire italien, fut chargé par Clément XII de rassembler dans le Capitole les statues, bas-reliefs, bustes, en un mot tous les monuments des beaux-arts que l’on put trouver. Il s’acquitta avec un goût éclairé de cette tâche. A sa mort, arrivée en 1746, il légua sa curieuse bibliothèque à celle du Vatican. Le catalogue de cette bibliothèque , très-recherché des savants, a été publié sous ce titre : Catalogo della Libraria Capponi, ossia de’ libri italiani del fu marchese Alessandro Gregorio Capponi, patrizio romano (Rome, 1747, in-4°). FRIESS-COLONNA.
CAPPONI (Gixo, marquis), de l’ancienne famille des Capponi, est né à Florence, le 14 septembre 1792. Homme d’érudition, d’un caractère aimable et doux, il était atteint depuis longtemps d’une maladie d’yeux, qui, ayant dégénéré plus tard en cécité, le condamna forcément à la retraite. 11 s’occupait néanmoins de sciences et d’études, lorsque les événements dont la Toscane fut le théâtre en 1848 vinrent l’y chercher et le relancer dans la vie active. Il devint le chef du parti constitutionnel. Placé tout à coup dans une position que l’état moral et politique de lItalie rendait difficile, il supporta avec résignation une infirmité que peu d'hommes auraient pu concilier avec la direction
des affaires. Au premier ministère qui avait proclamé le régime constitutionnel en Toscane succéda bientôt une combinaison nouvelle d'hommes plus avancés, à la tête desquels fut appelé le marquis Capponi. Mais ce cabinet portait l'empreinte d’un caractère transitoire, etne résumait aucune condition de durée. C’était une faible barrière séparant encore, au milieu de la tempête, la monarchie constitutionnelle de la république; aussi sa marche parut-elle trop lente au parti exalté. Il dénatura ses meilleures intentions, l’accusa : de tiédeur, le traita de rétrograde et le signala à la vindicte des masses. Déjà Montanelli, qu'on venait d’envoyer comme gouverneur à Livourne, avait mis cette ville en émoi en y proclamant la constituante italienne. La tâche à remplir était au-dessus des forces d’hommes honnêtes, mais faibles de caractère. L'absence d’une grande partie des troupes, la démoralisation de celles qui restaient, les déplorables dissensions de la garde nationale Otaient d’ailleurs toute force au pouvoir; aussi un mois d'existence suffit-il pour user le ministère Capponi, qui se retira en octobre 1848 devant l’émeute triomphante,
Après la crise du 11 avril 1849, il fit partie de la commission gouvernementale qui dirigea les affaires jusqu’au retour du grand-duc. En 1859 il fit de vains efforts auprès de ce prince pour obtenir de lui des concessions libérales, Obligé de quitter Florence, il y fut rappelé pour siéger dans Anne toscane, et devint en 1861 sénateur du royaume
Italie.
On doit au marquis Capponi la création, en 1831, du journal l’Anlologia, dans lequel il écrivit pendant plusieurs années, et qui fixa l'attention publique par ses excellents articles scientifiques et littéraires. Il a publié aussi un bon Traité d'éducation (1846) et a été l’un des principaux rédacteurs des Archives historiques, qui paraissent à Florence.
CAPRAÏA , et mieux CAPRERA , appelée par les anciens Ægilon et Capraria, petite île de la mer de Toscane, siluée à 30 kilom. nord-est de la Corse, et à 200 kilom. sud de Gênes. Autrefois, avec les petites îles appelées Buccinaires, situées dans le détroit qui sépare la Sardaigne de la Corse, elle faisait partie des dépendances de cette dernière île. On sait que c’est par surprise, et au moment où les troupes françaises commençaient à s'établir sérieusement en Corse (1769), que la Sardaigne s’empara des Buccinaires, qui sont au nombre de dix (la Maddalena, la Cabrera, la Rizzola, Santa-Maria, Spargi, Isola Piana, il Cavallo, il Budello, il Laveso, Santo-Stefano). Caprera partagea le sort des Buccinaires. C’est un rocher de 20 kilomètres de tour, très-montagneux, d’origine volcanique et sur lequel sont groupés environ 2,000 habitants, dont la pêche et le cabotage constituent la principale industrie, mais qui ne laissent pourtant pas de culliver aussi avec un notable succès l'olivier et la vigne, en dépit d’un sol trèspeu profond et généralement composé de terres rapportées. Les chèvres, autrefois si nombreuses dans cette île, et dont le nom en grec et en latin lui fut donné, y ont singulièrement diminué depuis. Aux premiers temps du christianisme, Caprera, suivant la légende, servit à diverses reprises de lieu de refuge aux fidèles persécutés. Plus tard elle fut souvent habitée par des anachorètes. En 1507 les Génois l’enlevèrent de vive force à Jacob de Maro, qui en était propriétaire, et à partir de ce moment elle demeura la propriété de leur république, jusqu’à ce qu’elle passa sous l'autorité de la Sardaigne, puis de l'Italie.
Cet ilot a acquis une sorte de célébrité depuis que Garibaldi en a fait sa résidence ordinaire : il y acquit en 1854 un petit domaine qu'il habite encore, de l'extérieur le plus simple et d’un aménagement tout rustique; le vieux patriote ne s’en est éloigné depuis que pour prendre le commandement de ces expédilions aventureuses qui ont rendu son nom célèbre, a à |