‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 309 sur 556 · CAPPONI — CAPRARA · texte numérisé non relu

CAPPONI — CAPRARA

CAPRAIRE (de capra, chèvre), genre de la famille des scrophulariées, qui renferme des arbrisseaux très-re cherchés des ehèvres, aux Antilles, d’où lui vient son nom. La plus intéressante de ses espèces est la capraria biflora, dont les feuilles ont une odeur fort agréable.

CAPRARA (Æxeas-Syivius, comte DE), général au service de l’Empire, fils d’un sénateur de Bologne appelé Nicolas ne CaArrarA , naquit à Bologne, en 1631, et entra de bonne heure au service de l’empereur. Neveu du célèbre Piccolomini et parent du comte de Montecuculi, il ne l'accompagna pas seulement dans ses voyages en Suède, en Allemagne et en Italie, mais prit en outre une part trèsactive à ses différentes campagnes contre les Suédois, les Hongrois et les Français. En 1674 il commandait, conjointement avec le duc de Lorraine, l’armée impériale sur les bords du Rhin; mais le 16 juin il fut battu par Turenne, à Sinsheim. 11 fut plus heureux en Hongrie, où, en 1683, il battit , à la tête de la cavalerie, les mécontents de ce pays ; succès qui permit au duc de Lorraine de leur couper toute communication avec l’armée turque, occupée au siége de Vienne, et de leur arracher Presbourg. En 1685 Caprara enleva d'assaut Neuhausel aux Othomans, et les poursuivit jusque dans les forteresses qu'ils possédaient sur la Theiss et sur les frontières de la Transylvanie. Frappés de terreur, les rebelles et les Turcs rendirent leurs places presque sans sommation. Sa mésintelligence avec les généraux placés sous ses ordres, qu’il contrecarrait par jalousie, lorsque l’honneur d’une entreprise ne devait pas lui revenir immédiatement, eut une influence fâcheuse sur le résultat final des campagnes suivantes. C’est ainsi qu’il se vit plus d’une fois abandonné lui-même par envie, et qu’on lui attribua les fautes d'autrui. On le blâme à bon droit encore de n’avoir pu supporter la gloire naissante du prince Eugène, et de s'être porté son accusateur en plein conseil de guerre après la victoire de Jentha. Il mourut en 1701, sans avoir été marié. Ses deux frères se distinguèrent également.

Albert, comte pe CaprArA, fut comme lui général au service de l'Empire et employé dans diverses ambassades.

Il se fit surtout connaître par sa mission à Constantinople:

en 1682, bien qu’il ne réussit pas à ramener la Porte à des dispositions plus favorables. On a de lui plusieurs traductions italiennes, particulièrement des œuvres de Sénèque, et quelques petits écrits de circonstance.

Alexandre, né à Bologne, en 1626, se consacra à l’état ecclésiastique, et fut longtemps auditeur de rote à Rome. Le roi Jacques II d’Angleterre le nomma son agent à Rome; et le cardinal d’Este, beau-frère de ce prince, son plénipotentiaire, lorsqu’en 1695 il se démit du cardinalat pour succéder à son frère sur le trône ducal de Modène. Ce ne fut que dans sa quatre-vingt-huitième année qu'il reçut de Clément XI le chapeau de cardinal, et il mourut cinq ans après, en 1711, laissant au fils aîné de sa sœur 200,000 scudi, à la condition expresse qu’il prendrait le nom de Caprara.

A. SAYAGNER.

CAPRARA (JEAN-BAPrisrE ), Cardinal et archevêque de Milan, issu d’une branche collatérale de la famille des précédents, né à Bologne, en 1733, embrassa la carrière ecclésiastique, et fut à diverses reprises chargé de missions diplomatiques par le souverain pontife, qui récompensa ses services par le chapeau de cardinal, en 1792. Pie VII, peu de temps après son exaltation, le nomma évêque d’Iesi, et en 1801 lui confia les importantes fonctions de légat à latere auprès de la république française. Sa mission avait pour but le rétablissement du culte; et comme il entra dans les vues du premier consul, il amena à sa conclusion le concordat, dont il célébra la signature le jour de Pâques 1802, par une messe solennelle et par un Te Deum. Peu de temps après il fut élevé au siége archiépiscopal de Milan, et ce fut en qualité d’archevêque de cette ville qu’il y couronna en 1805 l’empereur Napoléon roi d'Italie. 11 dut à son noble caractère

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