CAPRÉE — CAPRICE
le mot, tel quel, plutôt que la chose. Ils ont le spleen, l'humour: à eux la tâche de supporter lun et de définir l'autre. Mais quant à notre caprice, leur aristocratie, {oute cosmopolite qu'elle est, n’a pu le naturaliser dfiez eux. 11 grimacerait sur les grosses joues deJohn-Bull. Le caprice n’est ni la fantaisie, ni la boutade, ni l'inégalité d'humeur, ni la bizarrerie. Dans la fantaisie la raison s’éclipse ; dans le caprice elle se laisse subjuguer ; la boutade est souvent brusque , brutale; le caprice est ordinairement gracieux et délicat comme un enfant gâté. L'inégalité d'humeur est chronique, le caprice est passager. La bizarrerie, enfin, va jusqu’à l’extravagance, tandis que le caprice s’ar« rête à la faquinerie.
Agir capricieusement, c’est agir par caprice; être capricieux, c’est avoir des caprices. Les esprits capricieux sont fréquents dans notre frêle humanité, particulièrement, il faut bien le dire parmi les acteurs, les artistes, les écrivains en renom, les jolies femmes surtout. On les flatte, on les cajole tant, on leur passe tant de choses, qu’en vérité il faudrait qu’ils fussent des saints ou des anges pour ne pas croire que tout leur est permis.
Cependant, à l’examiner de près, il ne faut pas supposer le caprice aussi méchant qu’on se le figure. Au fond, il vaut souvent mieux que sa réputation. D’ordinaire il est tout à la surface, ses continuelles variations n’ont pas plus de profondeur que de suite ; c’est un souffle, une vapeur, un geste, un sourire effleuré, une moue fugitive, un mouvement d’épaule, un silence, une parole; c’est tout cela, et ce n’est rien de tout cela. Il règne encore en France, svuverain absolu, changeant, rival avecla mode; il y a régné avec les maïitresses et les favoris, dans les palais, les boudoirs, les petites maisons. Heureuse. époque! le caprice gouvernait alors les arts et la littérature, tourmentait Jes colonnes et les trophées, faisait voltiger des rubans de pierres, aiguisait lemadrigal en épigrammes et tournait l’épigramme en madrigal, se perdait dans un labyrinthe de charmilles, ou dans un dédale d’amphigouris , prenait la Dubarry dans la patrie de Jeanne-d’Arc, la sortait de la baraque d’un maltotier, en faisait une fille de joie pour la préparer au trône, et plus fard riait, quand celle qui avait traité un vieux roi en laquais qu'elle appelait Za France, à genoux aux pieds d’un sanglant valet lui criait : « Un moment, monsieur le bourreau? » Le cayrice à Paris a fait, défait, refait, lois, alliances, guerres, traités de paix; il a changé même les proportions des corps et la forme des visages et le type de la beauté; il a donné des hanches démesurées aux hommes et aux femmes , retroussé les nez, reculé les fronts ; il s’est glissé partout , détruisant tout lien, toute suite, tout sentiment, toute émotion, et mettant à la place de la nature le caprice, à la place de la morale le caprice, à la place des passions, des vertus et des vices l2 caprice, toujours le caprice, grimaçant enfin ou souriant toujours et partout. Nous voudrions croire que son temps est passé, et que c’est un article nécrologique plutôt que biographique que nous venons d'écrire.
Adélaïde MonrcoLrier,
CAPRICE (Musique). On appelle ainsi un morceau dans lequel l'auteur, s’écartant des errements ordinaires, donne carrière à son imagination et se livre À tout le feu de la composition. Telle était du moins dans l'origine la forme du caprice. Depuis on nomma ainsi des études où exercices pour le violon, et les Caprices de Locatelli jouirent d’une grande célébrité dans € genre. De nos jours ce nom est bien à tort donné à une foule de compositions légères, qui semblent toutes faites sur le même modèle, et dans lesquelles on ne trouverait pas une seule innovation, un seul trait saillant qui pôt justifier ce titre. Au contraire, tout, excepté l'art et la science, y est régle et arrangé sur un plan toujours le même. Les caprices et les fantaisies se sont multipliés autour de nous dans une effrayante proportion; toutefois, le public commence à faire justice de ces
CAPRICE — CAPRIER
médiocres productions , et on peut espérer que bientôt elles seront remplacées par des compositions plus remarquables, et que Part rentrera dans son domaine. F. Danyou.
CAPRICORNE (Entomologie), en latin cerambyx.
Ce nom qui, dérivé de caper, boue, ou de capra, chèvre, et de cornu, corne, conviendrait à beaucoup de ruminants, et qui en effet paraît avoir été autrefois le nom de l’ægagre, dont on a fait un des signes du zodiaque (voyes ci-après), a été donné par les naturalistes à un genre d'insectes coléoptères tétramères , de la famille des xylophages, remarquables en général par la longueur de leurs antennes, et dont les espèces, qui varient infiniment dans leurs nuances et par leur taille, vivent habituellement dans le tronc des arbres. L'espèce qui habite le saule, et qui a reçu le nora de cerambyx meschatus, est d'un très-beau vert et a une odeur de rose très-pranoncée. L'espèce nommée vulgairement le savetier (cerambyx cerdo), et le grand capricorne (cerambyx heros), toutes deux de couleur noire lavée de brun, et trop communes en France, habitent les chônes; et leurs larves, dont les anciens, dit-on, étaient friands, y causent assez de dégâts pour faire quelquefois périr les plus beaux de ces arbres dans nos forêts.
CAPRICORNE (Astronomie). Dans l’ordre des signes du zodiaque, c'est le dixième; on le nomme aussi le boue, la chèvre Amalthée, le signe de l'hiver, la porte du soleil ; les Grecs, peuple à imagination ardente, qui distribuaïent la zone zodiacale en douze maisons célestes, ne lui donnèrent cette dernière dénomination que par analogie. En effet, c’est par une de leurs portes éclatantes que l’astre du jour, arrivé à ce signe sur la limite de lécliptique, semble y rentrer, quoiqu'il n’en sorte jamais. Le Capricorne est, vers le pôle austral, le point le plus éloigné de l'équateur où puisse parvenir le soleil, qui le traverse, et dans lequel il décrit le plus petit de ses cercles méridionaux ; C’est le éropique du Capricorne. Au 21 décembre, quand le soleil entre dans ce signe, l'hiver commence pour les peuples septentrionaux ; ils ont alors les plus petits jours ; c’est au contraire le premier soleil d’été pour les habitants de l’hémsphère austral.
Cette constellation est distante de près de 23 degrés et demi de l'équateur. Comme les onze autres signes, elle occupe un arc de 30 degrés sur Pécliptique. Selon le catalogue de Flamstead, elle compterait cinquante et une étoiles, mais le télescope en a depuis découvert un plus grand nombre. Hévélius parle d’une étoile de la sixième grandeur, qui aurait disparu dans cette constellation à l’époque où il vivait. Du temps d'Hipparque de Rhodes , le signe du Capricorne était réellement dans sa constellation ; mais la révolution lente et complète de toutes les étoiles, ou plutôt du firmament, qu’on appelle la précession des équinoxes, a éloigné ce signe de 30 degrés environ; il est donc aujourd'hui dans le Sagittaire. Bien plus, en des siècles très-reculés, il paraît que le Capricorne occupait le solstice d'été. En effet, le nom qu’il porte est celui de cet animal grimpant, qui sur les hauteurs semble comme suspendu, symbole du soleil et de l'élévation, et au contraire ie Cancer ou Écrevisse,, qui occupait par conséquent le solstice d'hiver, est celui de la rétrogradation, ce qui fait tomber en entier l'hypothèse de Pluche sur le zodiaque. L'invention de cette zone céleste étant due aux Égyptiens, il est à remarquer que le Capricorne y est représenté avec une queue de poisson, parce que cette constellation amenait pour ce peuple le solstice d'été, temps où le Nil, grossi par la fonte des neiges lointaines, déborde, couvrant ses rivages des habitants de ses eaux. Le doubie animal, la chèvre et le poisson, qui formulent ce signe, pouvait donc s'appeler le Soleil. Nil, astre et fleuve dont il était l'emblème,
Pour reconnaître cette constellation dans le firmament, il faut tirer une ligne qui aille de la Lyre à PAïgle; elle se prolongera sur deux étoiles de troisième grandeur, voisines,
aux genoux et aux jarrets.
et à deux degrés Pune de l’autre : elles marqueront la tête du Capricorne; la plus élevée est double; puis, à 20 degrés de là, deux éloiles quartaires du côté de l’orient, situées de lorient à l'occident , à deux degrés lune de l’autre, marqueront la queue de cet animal.
Sous le rapport mythologique, voici te que les poètes racontent du Capricorne : selon ceux-ci, la chèvre Amalthée, sur le mont Ida, nourrit de son lait Jupiter enfant, et ce dieu, en reconnaissance, la plaça parmi les astres ; selon ceux-là, c'est Pan qui, assis à la table des dieux en un certain lieu de l'Égypte, et qui, voyant paraître tout à coup Typhon, le plus terrible des géants, s'enfuit saisi de frayeur avec les autres divinités, et se jeta dans le Nil, où il se cacha sous la forme d’un monstre nouveau, bouc par devant et poisson par derrière. Ils disent que le maître de l'Olympe le mit depuis au nombre des constellations. Ce que l’on sait de positif, c'est que le Capricorne était consacré à Pan, Le Tout, la Nature chezles Grecs, et que les Égyptiens, qui le nommaient Mendès, lui avaient dédié un temple, où était nourri un bouc sacré, auquel ils rendaient un culte particulier, comme l’affirme Strabon.
En astrologie, cette constellation, ou plutôt cette maison, signifiait la moitié des ans de la vie humaine. Elle présidait DENNE-BARON.
CAPRIER. Cet arbuste, type de la famille des capparidées, est originaire de l’Asie , où ses espèces sont trèsvariées; on a pu en acclimater quelques-unes sur Ja côte d'Afrique, en Espagne et dans le midi de la France. Les plus connues sont, après le céprier commun : le câprier du Malabar (capparis baducca); le cäâprier à grosses siliques (capparis amplissima) ; le céprier luisant (capparis breynia); le câprier à belles fleurs (capparis pulcherrima). Toutes ces espèces diffèrent beaucoup les unes des autres, et exigent dans la manière de les cultiver plus ou moins de soins. Nous ne nous occuperons dans cet article que du câprier commun (capparis spinosa), dont les produits sont pour les Provençaux une branche de commerce importante.
Le câprier commun vient en Provence presque sans culture, dans les lieux les plus pierreux, dans les crevasses des rochers et dans les fentes des vieilles murailles ; mais on en fait aussi des plants, et il n’est pas rare de voir des champs entiers consacrés à sa culture. Cet arbuste croit ordinairement par touffes lâches et diffuses, grossissant continuellement par l’adhérence des nouveaux œilletons qui s'appliquent aux rejetons précédents. Chaque tige ou sarment est garnie de feuilles entières, lisses, un peu charnues , et d’une forme ovale arrondie ; au bas de leur pétiole on voit deux épines courtes et crochues, et de chacune de leurs aisselles s’élèvent des pédoncules portant une seule fleur, large et très-ouverte, qui offre, par la beauté de sa corolle, nuancée de lilas, de blanc et de jaune, et la teinte pourprée deses étamines nombreuses, l'aspect le plus agréable. Le fruit qui succède à cette fleur a la forme d’une petite poire.
Le câprier redoute peu la sécheresse ou la chaleur; mais il craint le froid et meurt à l'ombre. Les Provençaux, qui en cultivent des champs entiers, le disposent ordinairement en quinconce, et placent les sujets à trois mètres les uns des autres. Sa culture dans cet état est fort simple : il suffit de Jui donner au printemps un seul labour et de couper les tiges languissantes, qui nuiraient à la prospérité &e l’arbuste. En automne, pour le préserver des gelées, on coupe chaque touffe à quinze centimètres de la racine, et on recouvre toute la plante de terre, en creusant dans l'intervalle des lignes de petits fossés pour recevoir les eaux. Au printemps suivant, on remet les choses comme elles étaient auparavant, et de nouveaux jets ne tardent pas à pousser.
Le câprier fleurit ordinairement en été, el continue à porter des fleurs tant que la fraîcheur des nuits n'arrête
point sa sève. L'odeur de sa fleur est douce et suave ; elle ressemble à celle du jasmin respirée d’un peu loin. C’est le bouton non encore épanoui de cette fleur qu'on nomme cépre, et qui est d’un usage si fréquent en France pour l’assaisonnement des mets. Le fruit du câprier se prépare de la même manière.
Les médecins employaient autrefois comme apéritive l’écorce de la racine du câprier. Comme elle contient beaucoup d'huile volatile diffusible et un extractif amer, ils en recommandaient l’usage dans les affections de l'estomac et des organes abdominaux. On l’employait aussi, et, dit-on, avec succès, dans la chlorose, la cachexie, la paralysie, l'hypochondrie , dans les maladies de nerfs et dans les engorgements de la rate et des viscères du bas-ventre. Aujourd'hui ce remède est inusité. J. SAINT-AMOUR.
CAPRIFICATION (en latin caprificatio, fait de caprificus, figuier sauvage), opération pratiquée par les anciens sur les figues, dans le but d’en hâter la maturité, et quis’est conservée en certains cantons du Levant. Elle consiste à placer sur un figuier des figues remplies d’une espèce de eynips, sorte de petit insecte qui, sortant pourse répandre sur les fruits qu’on prétend faire mûrir, pénètre dans la substance de ceux-ci, chargé du pollen fécondant que fournissent les fleurs mâles à l’entrée d’un calice commun. Des auteurs ont prétendu que le pollen ne jouait pas le moindre rôle dans la caprification, et que la piqûre seule des cynips suffisait pour faire mûrir les figues, puisque dans nos vergers toutes les espèces de fruits quelconques mûrissent d'autant plus vite que des larves d'insectes s’y sont introduites. On a d’ailleurs des doutes sur l'efficacité d’un procédé qui ne se pratique ni en France, ni en Espagne, ni en Italie, ni en Barbarie, où l’on mange des figues excellentes sans l'intervention des cynips. BorY DE SAINT-VINCENT,
d de l’Académie des Sciences,
CAPRIFOLIÉES , ou CAPRIFOLIACÉES (de caprifolium , chèvre-feuille), famille de plantes dicotylédones monopétales à étamines épigynes et à anthères distinctes, qui se divise en une douzaine de genres et renferme des arbres , arbustes ou arbrisseaux , souvent si différents qu’on pourrait les considérer comme appartenant à autant de familles bien distinctes et bien tranchées : tels sont le c zèvre-feuille,le cornouiller,lelierre,le sureau, la viorne, ete. Voici leurs caractères généraux, d’après M. de Mirbel : « Les rameaux naissent dans laisselle des feuilles, qui sont opposées, très-entières ou dentelées, ou même découpées en folioles; les fleurs , souvent odorantes, presque toujours accompagnées à leur base de deux bractées, partent du sommet des rameaux , et sont quelquefois réunies par paires à l'extrémité de leurs pédoncules, mais plus communément disposées en panicules, en corymbes, en cymes, en faux verticilles, et quand ces verticilles sont très-serrés l’un contre l’autre, ils forment des capitules. Quoique en général ces fleurs soient très-petites , et que prises une à une elles aient peu d’apparence, quand elles sont groupées en grand nombre, elles produisent un effet très-agréable; aussi les caprifoliées sont-elles fréquemment employées à la décoration des jardins. Le tube du calice est soudé à l'ovaire; son bord est libre et découpé en quatre ou cinq dents. La corolle, de forme très-variable, est tantôt régulière, tantôt irrégulière, mais toujours d’une seule pièce, tubulée à sa base et découpée à son orifice en cinq parties qui alternent avec les dents calicinales., Elle est fixée sur sa ligne circulaire, où commence l'union du calice avec l'ovaire. Les étamines , ordinairement au nombre de cinq, très-rarement au nombre de quatre, sont attachées à la surface interne de la corolle, au-dessous des sinus qui partagent son bord. Les anthères affectent diverses formes; elles sont alongées, étroites , et attachées aux filets par leur milieu, ou bien elles ont la forme d’un cœur ou d'un fer de flèche, et la jonction
CAPRIER — CAPSELLE
vaire est couronné quelquefois d’une glande en forme d’anneau ou de tube, et porte un style terminé par un stigmate hémisphérique, ou trois stigmules placés sur une proéminence charnue, laquelle remplace le style; il est composé de trois ou quatre coques soudées ensemble et uniloculaires, dont une ou deux avortent très-souvent; un ou plusieurs ovules sont suspendus à la partie supérieure des loges, ou attachés à un placentaire central. Cet ovaire devient une petite baie au haut de laquelle on aperçoit encore de faibles vestiges du bord du calice. Les graines contiennent chacune sous leur tégument propre une amande composée d’un péæisperme charnu et d’un embryon cylindrique central. Cet embryon a deux cotylédons ; sa radicule regarde le hile, »
CAPRILIQUES (Alcool et Acide). L'alcool caprilique est une substance découverte par M. Jules Bouis dans l'huile de ricin traitée par la potasse. C’est une huile transparente, volatile, d'une odeur aromatique, insoluble dans l'eau, mais soluble dans l’alcool, l'éther et l'acide acétique. Sa densité est d'environ 0,82 ; sa formule, C16 H!5 O2. Parmi 2 dérivés on rencontre l'acide caprilique, qui était déjà
nnu.
CAPROILIQUES (Alcool et Acide). Liquide incolore et aromatique, très-réfringent, insoluble dans l’eau, mais s0luble dans Valcool et l’éther, l’alcoo! caproilique, entrevu dans les résidus de l’eau-de-vie de marc, a élé trouvé en plus grande abondance par MM. Pelouze et Cahours dans l'huile de pétrole. Sa densité est de 0,833; sa formule, C'? H'4 O2. II bout à 4- 1540. Quant à l'acide caproilique, c’est un liquide huileux, incolore, d’une odeur de vinaigre, d’une saveur piquante; on le retire des beurres de vache ou de chèvre, de l'huile de coco, du fromage de Limbourg, etc.
Les mêmes chimistes ont nommé caproilène un carbure d'hydrogène, extrait de l'huile de pétrole.
CAPROMYS. Ce nom, qui signifie chèvre-rat (capra, chèvre; mus, rat), est celui que les naturalistes ont donné à une espèce d'animaux rongeurs qu’on n’a encore rencontrés que dans l’ile de Cuba, où on les appelle vulgairement houtia. Assez voisins des rats par l’ensemble de leur structure, mais d’une taille plus forte et qui approche ou même dépasse celle du lapin, les capromys vivent dans les bois, terrent comme les lapins et se nourrissent comme eux de racines et de végélaux : aussi leur chair a-t-elle quelque analogie avec celle de ces animaux, et ne sont-ils pas moins recherchés qu’eux. On en distingue plusieurs espèces difrérant les unes des autres par la longueur de la queue, qui, comme celle des rats, est longue, ronde, peu velue, ainsi que par l'étendue d’une tache blanche qui existe sous la gorge, et qui chez une de ces espèces s’étend jusque sur le museau, DÉMEZIL.
CAPROTINE, l’un des surnoms de Junon. C'était aussi une épithète donnée par les Romains aux nones de juillet, en mémoire d’un événement trop singulier pour qu’il ne soit pas permis d'en révoquer en doute l’authenticité,
CAPSE (en latin capsa), genre de mollusques à coquille bivalve, appartenant à la famille des nymphacées de Lamarck. Les capses sont faciles à reconnaître par leur forme en général, et présentent les caractères suivants : Coquille transverse, équivalve, un peu inéquilatérale, close ; charnière ayant deux dents sur la valve droite, une seule dent bifide et intrante sur la valve gauche; dents latérales nulles; ligament extérieur sur le côté court. Deux espèces constiluent ce genre : la capse lisse, et la capse du Brésil.
P.-L. Duccos.
CAPSELLE (en latin capsella, fait de capsa, boîte), nom sous lequel quelques naturalistes anciens ont désigné l'echium ou vipérine, et Césalpin la bourse à berger. Plusieurs botanistes modernes l'ont réservé à cette dernière, dont ils ont fait sous ce nom un genre à part qu'ils
avec les filets a lieu au sommet de leur échancrure, L'o- | ont démembré du genre tAlaspi de Linné,