‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 313 sur 556 · CAPSULE — CAPUCHON · texte numérisé non relu

CAPSULE — CAPUCHON

soutis, et parfois celles de l'esprit échouent également dans cétte entreprise. 11 n’y a de durables que les affections qui reposent tout à la fois sur ces qualités et sur celles du cœur.

Les anciens désignaient spécialement par lenom de caplifs ceux qui avaient élé pris à la guerre, et qui par ce fait se trouvaient sous la puissance, sous la dépendance entière du vainqueur. Les captifs à Rome étaient menés en triomphe et suivaient le char du triomphateur. En parlant des temps modernes, on appelait captifs les chrétiens que les corsaires barbaresques prenaient dans leurs courses et réduisaient à l'état d’esclavage, et qui ne pouvaient recouvrer la liberté qu’en payantune ra nço n plus ou moins forte. Lemot de prisonnier a été affecté à ceux que le sort de la guerre fait tomber entre les mains du vainqueur, et que l’on rend soit à la paix, soit par échange quand les hostilités durent encore.

Le verbe capliver se prend dans le même sens que celui de capter, mais avec une nuance plus favorable. Ils ne s’emploient du reste ni l’un ni l’autre au propre, c'est-à-dire dans l’acception de faire un prisonnier, un captif. On ne s’en sert qu’au figuré, pour désigner une influence toute morale exercée envers une personne ou envers une chose. On captive quelqu'un par des caresses, par des dons, par des promesses ; on captive l'oreille, le cœur, l'esprit, par des sons ou des paroles agréables, par des discours adroitement ménagés, par l'influence de la raison ou celle de l’éloquence et de la persuasion.

Le mot captivité est célèbre dans l'Écriture, parce que Dieu punissait ordinairement ainsi les infidélités de son peuple. On lit en effet dans la Bible que Moïse avait annoncé de la part de Dieu aux Israélites que s’ils n’étaient pas fidèles à observer sa loi, il les transporterait hors de la terre promise, et les livrerait au pouvoir d’une nation étrangère; mais que s'ils revenaient à lui, il les rétablirait : ce qui arriva plusieurs fois. La première de ces captivités ou servitudes est celle d'Égypte, dont Moise délivra les Israélites. On compte ensuite six autres captivités ou servitudes, qui arrivèrent sous les juges. La première eut lieu sous Ghusan Rasathaïm, roi de Mésopotamie : elle dura environ huit ans; la seconde eut lieu sous Églon, roi de Moab : ce fut Aod qui en délivra Israel; on place la troisième sous les Plilistins : les Israélites en furent délivrés par Samgar; la quatrième date de Jabin, roi d’Azor : elle dura vingt ans, et finit du temps de Débora et de Baruc; la cinquième arriva sous les Madianites : Gédéon en affranchit les enfants d’Israel; on place enfin la sixième sous les Ammonites et les Philistins, dans le temps que Jephté, Abésan, Élon, Abdon, Héli, Samson et Samuel étaient juges dans Israel. Mais les plus grandes et les plus fameuses captivités des Hébreux, ce sont celles qui arrivèrent dans Israel et dans Juda, sous les rois de ces deux États. Voyez BAByLonE (Captivité de ),

CAPTURE. C’est l'arrestation d’une personne; l'acte qui la constate se nomme procès-verbal de capture. Dans un autre sens, ce mot est synonyme de prise maritime.

CAPU-AGA, CAPUDAN-PACHA, CAPUDJY. Voyez Capi-AGA, CAPITAN-PAGHA, CAPIMIY.

CAPUCE, sorte de coiffure, comme l’indique le mot même (capulio, a capite), aussi nommé capuchon.

CAPUCHON, sorte de coiffure, nommée aussi capuce, et formé d’une pièce d'étoffe taillée en cône ou arrondie par le bout. Tout le monde se servait de la capuce avant l'adoption du chapeau. La cape avait d’abord un capuchon, comme il y en à encore aux burnous des Arabes, à nos cabans et à certains manteaux de femmes. Le capuchon attaché aux capes couvrait sans doute d'abord entièrement le visage. Les religieux ont gardé cette coiffure. Les bénédictins et les bernardins avaient deux sortes de capuchons, l'un noir pour les jours ordinaires, l’autre blanc et très-ample, dont ils n'usaient qu'aux jours de cérémonie, Les capucins tirent leur noi de l'usage des capuces.

Quoique l'assemblée d'Aix-la-Chapelle eût réglé en 817

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